Vancouver, le mardi 9 février 2010
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
Le feu sacré de l'olympisme brûle dans le cœur des Canadiennes et des Canadiens d'un océan à l'autre et à l'autre, et éclaire le monde entier d'une lueur d'espoir.
Au cours des prochains jours, vous aurez l'occasion de faire l'expérience de ce que le Canada a de mieux à offrir.
Ce pays, qui vous accueille à bras ouverts, est né d'une volonté commune d'habiter l'un des plus vastes territoires de la planète.
Il est né de l'appartenance de femmes et d'hommes à une terre généreuse dont les premiers peuples d'Amérique nous ont communiqué le génie.
Une terre où s'est enraciné le fait français et où les citoyennes et citoyens de toutes les origines sont ici chez eux.
C'est un pays officiellement bilingue et qui s'enorgueillit de sa diversité culturelle, un pays pacifique où la notion d'égalité constitue la force la plus vive.
C'est un pays fort de son passé, mais résolument tourné vers l'avenir, un pays riche de sa jeunesse.
Nous sommes un peuple de bâtisseurs. Nous l'avons été pour bâtir un monde nouveau et nous le serons encore une fois pour tenir cette grande célébration de l'hiver, de l'excellence et de la fraternité.
Permettez ici que je témoigne ma profonde gratitude au Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Vancouver et à ses multiples partenaires, à la veille de cette grande manifestation qui est la consécration d'un travail acharné.
Nous n'avons pas l'habitude de crier nos exploits à la face du monde. Mais notre modestie n'exclut pas la fierté.
En ces heures de grande fierté sportive, où tout concourt à nous rassembler en une grande famille humaine, n'oublions pas nos sœurs et nos frères d'Haïti dont l'exploit ne se mesure ni à la rapidité du geste, ni à la perfection du mouvement, mais à la force de vivre, de croire en des jours meilleurs et de se reconstruire.
Dans cette nouvelle épreuve pour le peuple haïtien, ce qui me semble représenter l'espoir est la solidarité d'une ampleur quasi inégalée qui s'exprime de tous les horizons.
Une solidarité qui rejoint l'idéal de fraternité universelle que s'attache à propager le mouvement olympique.
Cette solidarité nous apprend que même si les cultures et les traditions nous distinguent les uns des autres, les liens entre nous peuvent être forts lorsque nous nous employons à nous comprendre et à nous entraider, plutôt qu'à nous déchirer.
C'est lorsque la souffrance ressentie par l'un peut être ressentie par un plus grand nombre que l'humanité progresse.
C'est lorsque les problèmes de l'un deviennent les problèmes de tous que l'humanité progresse.
Certes, le Canada se veut un espoir et un rêve pour les gens qui, de toutes les régions du globe, prendront part à cette « œuvre grandiose et bienfaisante », comme le disait si bien Pierre de Coubertin, une œuvre au service du développement humain, du dialogue des cultures et de la paix.
Amis du monde entier, merci de croire en nous, en notre capacité de réussir et, qui sait, de vous éblouir.
Et puissions-nous faire des Jeux non seulement une occasion de dépassement, mais une fête de l'amitié entre les peuples.
Je vous remercie.