Notes pour le discours
de
l'honorable Chuck Strahl, c.p., député,
ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et
interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
à l'occasion de l'annonce d'un
protocole d'entente sur
l'éducation des Premières nations de l'Alberta
Calgary (Alberta)
Le 24 février 2010
Priorité au discours prononcé
Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui en compagnie du ministre Hancock, du grand chef Adam, du grand chef Weaselhead et du grand chef Makokis.
Je tiens aussi à remercier le chef Big Plume de nous accueillir à l'occasion de cet événement très important.
Nous sommes réunis dans cette école pour discuter d'une question fort importante pour chacun d'entre nous. Il s'agit de l'éducation et de son caractère essentiel pour nous tous en tant que partenaires désireux d'aider les apprenants des Premières nations à récolter les meilleurs résultats scolaires possibles. Il s'agit là d'un élément crucial pour les membres des Premières nations, leurs communautés et la population canadienne.
Nous franchissons aujourd'hui une étape importante dans l'optique de rehausser les résultats scolaires des élèves des Premières nations de l'Alberta, de leur offrir de meilleures écoles et de leur ménager un avenir plus prometteur.
Je suis honoré de célébrer la signature du protocole d'entente.
Je suis conscient que c'est l'aboutissement de beaucoup d'efforts acharnés - et d'une grande dose de bonne foi - de la part de chacune des parties. Je souhaite vous féliciter tous très sincèrement des efforts que vous avez mis pour nous amener ici aujourd'hui. Je sais que vous avez créé un véritable partenariat, et donné une base concrète à la réussite des élèves.
L'énoncé de la vision commune le dit clairement : le but est de créer une Alberta où « les élèves des Premières nations obtiennent ou excèdent les résultats scolaires recherchés, selon les mêmes niveaux de scolarité et la même réussite que les autres élèves albertains ».
Par cet énoncé, nous avons tracé le parcours que nous entendons suivre. Et nous connaissons tous trop bien les difficultés et les occasions qui se posent aujourd'hui aux élèves des Premières nations. Les statistiques et les données démographiques sont éloquentes :
- une population jeune à croissance rapide, mais…
- des aptitudes à lire, à écrire et à compter, des réussites scolaires et des taux de diplomation qui tirent largement de l'arrière pour les élèves des Premières nations, par rapport aux élèves non autochtones.
Cependant, nous entrevoyons également des occasions en or :
- un marché du travail à la recherche de connaissances et de compétences;
- le leadership visionnaire de nombreux dirigeants et éducateurs des Premières nations;
- le pouvoir de transformation qu'exerce une éducation de qualité.
L'éducation amène les gens à réussir, les communautés à bien fonctionner, les sociétés à s'épanouir, et les économies à prospérer.
Les communautés des Premières nations, les principaux secteurs d'emploi de l'Alberta et les employeurs de tout le Canada ont besoin de travailleurs scolarisés et compétents.
Pour arriver à nos fins, il nous faut le genre de relations nouvelles que nous forgeons au moyen du protocole d'entente. Des relations qui reconnaissent que chaque partenaire apporte un élément particulier à la table, et que le pouvoir collectif favorise l'innovation et la réussite.
Prenons par exemple le ministère de l'Éducation de l'Alberta et les conseils scolaires de la province… ils n'ont pas toutes les réponses, mais ils comptent une longue expérience de l'élaboration de stratégies et de systèmes destinés à des milliers d'élèves et d'enseignants.
Dans le même ordre d'idées, les éducateurs et les aînés des Premières nations ont des connaissances et une expertise approfondies à partager, entre autres pour l'enseignement de l'histoire, de la langue et de la culture.
En travaillant ensemble et en mettant nos ressources en commun, nous augmentons notre aptitude à répondre aux besoins éducatifs des Premières nations d'une façon qui leur convient.
Nous n'en sommes pas à notre premier protocole d'entente tripartite sur l'éducation, mais celui-ci est sans doute le plus complet en ce qui a trait à l'instauration des éléments de base nécessaires pour aller de l'avant. Je crois que c'est très important.
En plus de mettre en commun l'expertise, il couvre toute une gamme d'éléments importants, dont la participation des parents et de la communauté, la sensibilisation aux traités et à la culture, le recrutement et le maintien en poste des enseignants, et les ententes sur les services d'éducation.
De plus, le protocole d'entente permettra pour la première fois de créer une organisation vouée à l'éducation qui sera au service des Premières nations signataires des Traités n° 6, 7 et 8 : le Centre des connaissances et de la sagesse autochtones consacré à l'amélioration des résultats scolaires. C'est également très important à mon avis. Je félicite aussi les grands chefs de leur volonté, non seulement à s'associer à nous, mais aussi à le faire entre eux. J'ai bon espoir que le nouveau Centre sera sur pied et fonctionnel très bientôt.
Ensemble, ces éléments forment un cadre solide pour aller de l'avant.
Comme vous le savez, le gouvernement du Canada est très résolu à encourager et à appuyer l'amélioration des résultats scolaires. C'est pourquoi, en 2008, nous avons affecté 268 millions de dollars sur cinq ans, et 75 millions chaque année par la suite, au Programme de réussite scolaire des étudiants des Premières nations et au Programme des partenariats en éducation.
Je suis convaincu que nous avons tracé la bonne voie pour améliorer les résultats scolaires des Premières nations. La cérémonie de signature d'aujourd'hui n'est qu'un début. Les taux de diplomation ne s'amélioreront pas du jour au lendemain. Après tout, il faut au moins 13 ans pour passer de la maternelle à la 12e année.
Cependant, je sais que les Premières nations et les gouvernements de tout le Canada font de l'éducation une priorité, et qu'ils ont hâte de tirer profit des importantes retombées qui sont associées à de meilleurs résultats scolaires. Il faudra que chacun y contribue de sa volonté et de sa patience pour y parvenir, et je sais que nos partenaires ici présents sont tout aussi prêts que nous à y travailler durement.
Pour finir, je tiens à ce que vous sachiez que je crois fermement en l'incidence positive qu'ont les bonnes écoles, les enseignants dévoués et le travail acharné des élèves. Lorsqu'on y ajoute le soutien actif des parents et des communautés, tous les éléments de la réussite sont réunis. Voilà l'un des plus grands cadeaux que nous puissions faire à nos enfants.
Merci.