No 2010/9 – Ottawa (Ontario) – Le 8 mars 2010
Sous réserve de modifications
Je suis très heureux d’être ici avec vous ce soir pour souligner le 20e anniversaire de l’adhésion du Canada à l’OEA [Organisation des États américains].
J’aimerais profiter de l’occasion pour remercier officiellement les conférenciers de ce soir. Nous sommes très heureux d’accueillir le très honorable Brian Mulroney, premier ministre visionnaire qui, il y a 20 ans a exprimé le souhait du Canada de se joindre à l’OEA et la détermination du pays à offrir une contribution constructive et mutuellement avantageuse à l’hémisphère.
M. Mulroney, je vous remercie d’être avec nous ce soir et d’avoir accepté de partager avec nous votre réflexion sur cette décision historique qui a fait du Canada un membre pleinement respecté des Amériques.
Je remercie également mon collègue Lawrence Cannon [ministre des Affaires étrangères] d’avoir présenté d’une manière aussi limpide la politique étrangère de notre gouvernement.
Il est clair que nous sommes déterminés à approfondir et à étendre l’engagement du Canada dans les Amériques, y compris par notre participation à des instances mondiales, notamment le G8 et le G20.
Je me joins au ministre Cannon pour exprimer nos préoccupations au sujet des catastrophes qui touchent les populations du Chili et d’Haïti, et je remercie le secrétaire général de l’OEA, M. José Miguel Insulza, de l’engagement, de la participation et du leadership de cette organisation.
J’aimerais également remercier le secrétaire général de l’OEA de partager son point de vue sur les contributions du Canada à l’OEA et de se dévouer personnellement à nos causes communes.
Même si le Chili traverse des temps difficiles, sa robuste démocratie continue de s’épanouir. Je suis honoré d’avoir été invité à représenter le Canada cette semaine à l’investiture du nouveau président du Chili, M. Sebastián Piñera.
J’ai eu l’occasion de participer personnellement aux efforts diplomatiques que déploie l’OEA pour relever les défis auxquels notre région fait face depuis un an et demi; je peux affirmer sans réserve que l’OEA joue un rôle inégalé et hautement valorisé dans la promotion de nos intérêts collectifs.
Dans le cadre de l’approfondissement actuel de l’engagement du Canada dans les Amériques, nous privilégions un multilatéralisme efficace et axé sur les résultats. Il y va de l’intérêt du Canada de veiller à ce que l’OEA demeure une organisation crédible et pertinente, capable de répondre efficacement aux besoins de tous ses membres. À cette fin, nous appuyons activement les efforts visant à mieux définir les priorités communes de l’OEA pour l’avenir et à assurer l’harmonisation des ressources de l’Organisation avec celles-ci.
En poursuivant nos efforts, ne perdons pas de vue les défis auxquels l’hémisphère est confronté et gardons à l’esprit les priorités que nous avons déterminées : un hémisphère plus prospère, plus sûr et plus démocratique.
Au sein de l’OEA, la promotion et la défense des droits de la personne font partie des priorités absolues du Canada. Le Canada continuera de défendre vigoureusement l’intégrité et l’indépendance des institutions de l’OEA vouées aux droits de la personne, particulièrement compte tenu des démarches visant à affaiblir et à discréditer ces organes importants. De plus, nous continuerons résolument d’appuyer l’intégration au travail de l’OEA des points de vue de la société civile.
En ce qui concerne la défense de la démocratie, l’adoption de la Charte démocratique interaméricaine en 2001 devrait être considérée comme une réalisation marquante.
Nous devons néanmoins admettre avoir observé depuis un recul dans certaines parties de la région, et nous devons demeurer vigilants dans la défense de nos principes démocratiques fondamentaux. Le président du Costa Rica, M. Óscar Arias, nous a rappelé la signification de la démocratie, la semaine dernière à Cancun :
« [...] la démocratie signifie davantage que de promulguer des constitutions politiques, signer des chartes démocratiques ou célébrer des élections périodiques. Elle signifie bâtir un ensemble d’institutions fiables, au-delà des structures anémiques qui soutiennent actuellement nos appareils étatiques. Elle signifie garantir la primauté du droit et l’efficacité de la règle de droit, que certains tiennent à contourner. »
Le Canada est déterminé à collaborer avec l’OEA à la mise en œuvre complète de la Charte démocratique interaméricaine dans la région.
Le Canada préside actuellement le Comité de l'OEA sur la sécurité continentale et appuie donc les initiatives qu’elle a adoptées pour accroître l'attention accordée aux questions de sécurité dans l’hémisphère.
La promotion de la démocratie et de la sécurité est un secteur clé largement propice au maintien du rôle prépondérant du Canada au sein de l’OEA. Ma participation aux efforts de médiation de l’OEA au Honduras m’a permis de constater l’importance d’un dialogue bien structuré dans la recherche de solutions aux crises.
Le Canada est pleinement déterminé à collaborer avec les autres États membres de l’OEA, dans notre intérêt collectif.
Il y a 20 ans, le premier ministre Mulroney a engagé le Canada à jouer un rôle de premier plan au sein de l’OEA et dans les Amériques. En 2007, le premier ministre Stephen Harper a réitéré cet engagement à long terme.
Nous sommes heureux de faire valoir notre engagement au sein de l’OEA en vue de promouvoir un hémisphère sûr et prospère fondé sur des valeurs démocratiques et sur le respect des droits de la personne.
Je vous remercie.