Par :
L'honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
Ministre canadien de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada
Les Nations Unies ont proclamé 2010 Année internationale de la biodiversité afin de souligner la nécessité de protéger les ressources végétales et animales du monde. Si les réussites du Canada des quatre dernières années en matière de protection de la biodiversité avaient été réalisées dans le cadre d'une compétition olympique, le pays mériterait une médaille d'or.
En voici quelques exemples : durant le premier siècle suivant la création de son premier parc national en 1885, les réalisations de Parcs Canada en matière de conservation n'ont cessé de se multiplier. Cette progression s'est accélérée au cours des deux décennies qui ont suivi.
Mais au cours des quatre dernières années, le nombre de réalisations a grimpé de façon exponentielle grâce à un nombre toujours grandissant d'espaces naturels terrestres et marins protégés.
Le Canada a pris 121 ans pour préserver 277 000 km2 de notre pays dans un système de parcs nationaux et d'aires marines nationales de conservation. Depuis 2006, nous avons protégé 45 500 km2 de plus et pris les mesures nécessaires pour élargir encore davantage ce système de 40 000 km2 supplémentaires. Au total, cela représente une augmentation de 30 %.
Nous protégeons un large éventail d'organismes vivants de la biodiversité canadienne, et le reste du monde en témoigne.
Récemment, le Pew Environment Group, dont le siège social est aux États-Unis, a félicité le premier ministre Harper et notre partenaire provincial d'avoir signé un accord visant à créer une réserve de parc national dans les monts Mealy au Labrador. La mise en réserve de ce territoire permettra de protéger la biodiversité de vastes étendues de zones humides, de toundra et de forêt boréale afin que les générations futures puissent en profiter.
Sur les rives de l'autre extrémité du pays, nous collaborons avec la nation haïda et d'autres groupes intéressés en vue de créer une réserve de conservation marine nationale sur les berges de la réserve existante de parc national Gwaii Haanas. Pour le peuple haïda, la terre n'existe pas sans la mer. Les délimitations entre la terre et l'océan n'existent que sur les cartes.
Le Canada deviendra le premier pays à protéger une région allant des prairies alpines aux sommets des montagnes, des profondeurs de l'océan jusqu'au-delà du plateau continental. David Suzuki a récemment affirmé : « Cette approche en matière de conservation est vraiment de calibre mondial et sans précédent. »
Cette réserve protègera les communautés marines les plus abondantes et diversifiées au monde et cette richesse en ressources marines continuera d'assurer la durabilité des collectivités locales ainsi que de la pêche récréative et commerciale. Guujaaw, le président de la nation haïda, a dit en parlant de cette approche que Gwaii Haanas deviendrait un guide fort nécessaire pour la santé des eaux.
Nous protégeons la diversité du patrimoine naturel du Canada : des eaux du lac Supérieur jusqu'au détroit de Lancaster à l'entrée du passage du Nord-Ouest, des montagnes et des rivières de la réserve de parc national du Canada Nahanni jusqu'aux forêts et à la toundra du bras oriental du Grand lac des Esclaves.
Nous avons récemment réintroduit le putois d'Amérique dans le parc national du Canada des Prairies en Saskatchewan. Nous avons aussi réintroduit les bisons des Plaines, retournés dans leur habitat où ils vagabondaient autrefois par millions. À l'échelle internationale, nous avons transféré des bisons des bois du parc national du Canada Elk Island à l'Alaska et à la Russie. Et nos efforts se poursuivent au nom de nombreuses espèces.
Le Canada a été reconnu à l'échelle internationale pour ses efforts en matière de conservation non seulement pour les vastes étendues de terre et d'eau mises en réserve, mais aussi pour la manière dont le pays a collaboré avec les collectivités locales et les peuples autochtones en vue d'assurer le maintien de leurs traditions et de leur culture, tout en travaillant de concert avec eux pour gérer ces lieux sacrés.
Les Canadiens comprennent qu'il faut agir rapidement. Le rythme d'évolution et de développement rapide du XXIe siècle pourrait faire de nous la dernière génération à pouvoir protéger ces espaces pour l'avenir.
Le Canada fait preuve de leadership à l'échelle internationale et donne l'exemple de ce qu'il est possible de faire lorsqu'un pays comme le nôtre a la vision et la volonté nécessaires pour réaliser de grandes choses.
Nous pouvons véritablement être fiers de nos réalisations en matière de conservation permanente : il s'agit là véritablement d'une attitude digne d'une médaille d'or.