9 avril 2010 Ottawa (Ontario)
Le Premier ministre Stephen a prononcé aujourd'hui l'allocution suivante à l'occasion de la commémoration de la Première Guerre mondiale :
« Votre Excellence, estimés anciens combattants, distingués invités, Mesdames et Messieurs, nous rendons aujourd'hui hommage à la génération dont le courage en temps de guerre et l'altruisme en tant de paix ont pour la première fois défini notre jeune nation aux yeux du monde.
« Ces Canadiens n'ont pas pris part à la Première Guerre mondiale par désir de conquête ou pour régler de vieux conflits. Non, ces jeunes gens ont risqué leur vie afin que d'autres nations puissent vivre dans les mêmes paix et liberté qui s'étaient si profondément enracinées au Canada.
« De farouches guerriers au cœur tendre, patriotes inconditionnels avec un sens des responsabilités internationales, ces hommes incarnent la grandeur que les générations suivantes de Canadiens tentent d'émuler. Avec le décès de John Babcock plus tôt cette année, le Canada a malheureusement perdu son dernier lien vivant avec eux.
« Mais si ceux qui ont pris part à cette bataille épique ont entièrement disparu de la surface de la terre, leur héritage vit tout autour de nous. Ces hommes et ces femmes ont hérité du pays né du rêve des Pères de la Confédération et ils ont aidé à en faire le Canada que nous connaissons et aimons aujourd'hui, la nation la plus paisible, la plus prospère et la plus généreuse que le monde ait jamais connue.
« Ils n'ont pour nous, Mesdames et Messieurs, qu'une seule exigence. Celle que chaque écolier connaît par cœur : “ À vous de porter l'oriflamme et de garder au fond de l'âme le goût de vivre en liberté “. Posons-nous la question, sommes-nous à la hauteur?
« Un jour, lorsque toutes les grandes batailles de notre génération auront pris fin depuis longtemps, que nos vies auront pris leur place dans les chroniques anciennes du Canada et auront été pesées dans la balance de l'histoire, comment nous jugera-t-on? Quel héritage aurons-nous laissé? Sera-t-il source d'inspiration pour ceux qui nous suivent? Aurons-nous, nous aussi, gardé au fond de l'âme le goût de vivre en liberté?
« Les Canadiens et les Canadiennes ne devraient pas être esclaves du passé. Mais, alors que la dernière trompette sonne au nom de cette génération d'admirables Canadiens, nous ne pouvons ignorer le prix qu'ils ont payé ou le don qu'ils nous ont fait.
« La liberté est ce cadeau, Mesdames et Messieurs, la liberté, et la responsabilité de l'utiliser à des fins nobles.
« En tant que Canadiennes et Canadiens, luttons comme eux et inlassablement pour ce qui est juste et bon. »