7 mai 2010
Ottawa (Ontario)
Le Premier ministre Stephen Harper a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion du discours prononcé au Parlement par Felipe Calderón, président des États-Unis du Mexique :
« Votre Excellence, Monsieur le Président, Honorable Président du Sénat, Honorable Président de la Chambre des communes, Honorables collègues, Distingués invités, Chers amis, j’ai le grand honneur et le plaisir d’accueillir et de présenter aujourd’hui un homme que j’ai appris à connaître et à admirer vivement depuis que nous avons accédé à nos postes respectifs en 2006 : Son Excellence, Felipe Calderón, président des États-Unis du Mexique. Le président Calderón et moi avons participé ensemble à plusieurs sommets, notamment ceux du G20 et de l’APEC, ainsi que le Sommet des Amériques et les Sommets des dirigeants nord-américains.
« Il s’agit de la seconde visite du président au Canada. Je me suis également rendu à deux reprises dans son magnifique pays. Il est toujours agréable de rencontrer le président Calderón ainsi que la première dame du Mexique, Mme Margarita Zavala, ancienne membre du Congrès, que nous avons également la joie d’accueillir aujourd’hui. Et je suis très reconnaissant du fait que le président ait accepté notre invitation à s’adresser au Parlement du Canada. Nous sommes chanceux d’accueillir un dirigeant doté d’un tel sens de la politique, des affaires juridiques et de l’économie, un dirigeant qui partage notre engagement à l’égard de la liberté, de la démocratie et de la justice. Le président Calderón fait preuve d’un courage remarquable dans sa lutte contre les impitoyables cartels de la drogue qui répandent la violence et la misère partout dans notre hémisphère. Il dirige un pays que nous aimons, un pays voisin, un pays qui est un important partenaire commercial du Canada.
« Au cours des 16 dernières années, l’Accord de libre-échange nord-américain a rapproché plus que jamais le Mexique et le Canada. Il a stimulé les échanges, les voyages et l’investissement, et a amélioré les niveaux de vie de nos deux peuples. Des milliers d’entreprises canadiennes font maintenant des affaires au Mexique, et ses plages magnifiques offrent un refuge à des dizaines de milliers de voyageurs désireux d’échapper pour un temps aux rigueurs de l’hiver canadien. Les échanges éducatifs et culturels abondent, et notre Programme des travailleurs agricoles saisonniers est largement considéré comme un modèle d’accord pour la mobilité internationale des travailleurs. Nous travaillons en étroite collaboration dans la lutte contre le trafic de la drogue et le crime organisé transnational, notamment dans le cadre du Programme d’aide au renforcement des capacités de lutte contre la criminalité que notre gouvernement a annoncé l’an dernier. Et le Partenariat Canada-Mexique a favorisé la collaboration public-privé dans divers secteurs de l’économie.
« De plus, nos gouvernements collaborent couramment dans des dossiers internationaux aussi divers que la réforme des institutions internationales, la libéralisation des échanges et la sécurité de l’hémisphère. Aucune relation, aucun partenariat n’est parfait, bien entendu. Les fausses demandes de statut de réfugié ont affecté notre relation d’amitié avec certains pays, dont le Mexique. Mais comme je l’ai déjà dit, cela n’a rien à voir avec le gouvernement mexicain. Chers collègues, c’est le problème de notre système. Et nos deux pays travaillent ensemble à remédier à la situation. Le mois dernier, nous avons fait un pas important vers une résolution en lançant un programme spécial d’octroi de visas pour les voyageurs d’affaires mexicains.
« Cependant, en ce qui concerne les principes fondamentaux et éternels qui sous-tendent les sociétés libres et les économies prospères, le Canada et le Mexique sont unis. J’aimerais maintenant citer le président Calderón lorsqu’il s’est adressé au Forum économique mondial en 2007 pour défendre vigoureusement ces principes communs : ‘‘de nombreux pays d’Amérique latine ont choisi un retour vers le passé, a-t-il déclaré. Et leurs décisions les plus néfastes comprennent les mesures de nationalisation, d’expropriation, de contrôle étatique sur l’économie et d’autoritarisme.’’ Les Mexicains ont choisi une voie différente, une voie meilleure, a dit le président, et je le cite : ‘‘nous avons décidé de nous tourner vers l’avenir et de renforcer la démocratie, les marchés et l’investissement. ’’ Chers collègues, voilà précisément le message que le Canada a préconisé dans l’ensemble des Amériques et dans le monde entier, surtout pendant la tourmente économique des deux dernières années.
« Comme le Canada, le Mexique a été durement frappé par la récession mondiale. Et tout comme le Canada, le Mexique a été entraîné dans cette crise alors qu’il n’en était pas responsable. Dans les années qui ont précédé la récession, nous avons pris la sage décision de réduire nos dettes. Et ça explique le fait, qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas pris dans la spirale qui met en péril l’économie de plusieurs autres pays.
« Le Canada et le Mexique ont également lutté contre le protectionnisme qui a été déclenché par la récession mondiale. Et nos deux pays ont lancé un appel en faveur d’un système renforcé de réglementation financière mondiale. Le Canada et le Mexique partagent clairement ces priorités et beaucoup d’autres positions communes à l’approche du Sommet du G20 qui se tiendra à Toronto le mois prochain. Le sort de la fragile reprise économique mondiale dépend du succès avec lequel nous saurons parvenir à un consensus au Sommet sur la réforme du secteur financier, la maîtrise de la dette souveraine et un cadre de croissance économique solide, durable et équilibrée pour le long terme.
« Monsieur le Président, collègues parlementaires, je vous invite donc à vous joindre à moi pour souhaiter la bienvenue à un grand ami et partenaire du Canada : Votre Excellence, nuestra casa es su casa. »
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