No 2010/37 – Brampton (Ontario) – Le 28 mai 2010
Sous réserve de modifications
Je suis enchanté d’être ici à Brampton ce matin. Cette ville explique en partie pourquoi la région de Toronto est connue comme l’un des endroits les plus multiculturels du continent. Au fil des ans, Brampton a aussi très bien réussi à édifier un milieu d’affaires prospère et tourné vers le monde.
Plus de 8 000 entreprises sont installées ici. Brampton a fait tout un cheminement, passant au cours des décennies de cité-dortoir en carrefour d’entreprises en pleine croissance.
Je vous encourage à poursuivre vos efforts pour accroître la visibilité de vos entreprises et mieux faire connaître les nombreux avantages que votre collectivité offre. J’applaudis aussi aux efforts que votre groupe déploie pour aider les entreprises d’ici à croître sur les marchés mondiaux.
Votre programme des « ambassadeurs commerciaux » est un formidable outil pour amener les entreprises de Brampton à envisager des débouchés mondiaux. Les colloques que vous offrez cette année sur la conduite des affaires dans des régions clés du monde inciteront certainement bon nombre de vos entreprises à commencer à exporter ou à investir à l’étranger.
J’espère que vos membres connaissent aussi le réseau que le gouvernement leur offre pour les aider à atteindre cet objectif. S’ils ne l’ont déjà fait, je les encourage à communiquer avec notre équipe de délégués commerciaux qui travaillent au sein de notre bureau régional de Toronto. Avec leurs collègues de nos missions partout dans le monde, ces délégués commerciaux peuvent aider vos entreprises à établir de plus en plus de liens à l’étranger. Parmi ces délégués, il y a Janice Vogtle, qui est parmi nous aujourd’hui.
Janice est responsable de la région de l’Ontario. Elle peut vous orienter dans la bonne direction et aider les entreprises de vos membres à trouver des débouchés dans le monde, y compris des investisseurs étrangers qui peuvent les aider à croître, à innover et à prospérer.
Nos délégués commerciaux collaborent en outre de près avec tout le réseau qui soutient les entreprises canadiennes, y compris nos partenaires d’Exportation et développement Canada et de la Banque de développement du Canada.
Renforcer l'économie du Canada
Nous savons que la réussite du Canada passe par celle de ses entreprises — surtout de nos jours, alors que nous nous employons à réaliser une relance durable de l’économie. De nombreux pays ont été touchés durement par la récession, alors que le Canada s’est relativement bien tiré d’affaire. Nous avons été le dernier pays du G7 à être touché par la récession, et notre économie est en bonne voie vers un redressement.
Mais la question est encore loin d'être réglée. Nous devons continuer à créer des conditions propices à la réussite de nos entreprises. Notre gouvernement a bien compris cela. Voilà pourquoi nous mettons tant d’efforts dans le Plan d’action économique du Canada — pour créer des emplois, soulager les marchés du crédit et aider les travailleurs à se remettre en selle.
Nous sommes en bonne voie de rétablir l’équilibre budgétaire à moyen terme — et j’ajouterais, bien avant n’importe quel autre pays du G7. Nous prenons toutes les mesures nécessaires afin de nous assurer que le Canada sorte de la récession plus rapidement, et en meilleure posture financière, que n’importe quel autre pays industrialisé.
Or, pour y arriver, nous devons aussi accroître nos liens commerciaux à l’étranger.
À titre de signataire de l’Accord de libre-échange nord-américain, l’expérience du Canada en matière de libre-échange a été extrêmement fructueuse.
Songez par exemple aux emplois et à la prospérité que cet accord a engendrés. La leçon est claire : l’ouverture, et non le protectionnisme, constitue la clé d’une réussite économique durable. Ce principe a aussi guidé nos efforts quand nous avons négocié avec les États-Unis une exemption aux dispositions « Buy American » de la Recovery Act [American Recovery and Reinvestment Act].
C’est aussi pourquoi le Canada a éliminé les droits de douane sur les importations d’équipement et de machinerie, créant ainsi la première zone en franchise de droits pour les biens fabriqués du G20. Nos fabricants peuvent désormais acheter plus facilement dans d’autres pays les machines et l’équipement dont ils ont besoin pour accroître leur productivité et leur compétitivité sur le marché mondial.
Le gouvernement croit qu’une approche libre et ouverte à l’égard du commerce peut aider à stimuler les exportations et à créer des débouchés pour tout le monde.
Conscient de cela, le Canada met de l’avant un ambitieux programme de libre-échange pour aider les Canadiens à soutenir la concurrence et à réussir sur les marchés mondiaux.
L’ambitieux programme de libre-échange du Canada
Nos réalisations sont éloquentes. Nos accords de libre-échange avec le Pérou et l’Association européenne de libre-échange sont maintenant en vigueur. Nous avons récemment présenté des projets de loi au Parlement afin de mettre en œuvre nos accords de libre-échange avec la Jordanie et la Colombie. Et il y a à peine deux semaines, j’ai signé conjointement avec mon homologue panaméen l’Accord de libre-échange Canada-Panama.
Ce sont toutes là d’importantes victoires qui aideront les Canadiens travaillant dans une foule de secteurs à réussir.
Mais nous ne nous arrêtons pas là.
Nous négocions actuellement des accords de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes, la République dominicaine, la République de Corée, Singapour, l’Ukraine, et les quatre pays centraméricains, soit le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Guatemala. Nous collaborons de près avec l’Inde pour réaliser une étude conjointe qui, nous l’espérons, débouchera sur un accord économique et commercial global. Par ailleurs, nous maintenons nos liens avec les membres du Partenariat transpacifique et nous suivons ces négociations avec intérêt.
Nous avons aussi récemment conclu la troisième série de négociations avec l’Union européenne; il s’agit de la plus vaste initiative commerciale du Canada depuis la conclusion de l’Accord de libre-échange nord-américain.
Cette fin de semaine, je me rendrai en Chine et au Japon afin d’y renforcer nos relations économiques et commerciales. À Shanghaï et à Beijing, par exemple, je rencontrerai des hauts fonctionnaires et des chefs d’entreprise pour promouvoir un resserrement de nos liens commerciaux.
Au Japon, je profiterai de toutes les occasions pour faire valoir l’intérêt d’un accord de partenariat économique qui créerait des débouchés pour les deux pays.
J’assisterai aussi à la réunion ministérielle du Forum de coopération économique Asie-Pacifique, à Sapporo [Japon]. Comme je le fais à chaque visite, je ne raterai aucune occasion de faire valoir le savoir-faire que le Canada a à offrir dans de nombreux secteurs.
Promouvoir les avantages du Canada auprès des investisseurs
Je parlerai aussi des nombreux avantages qu’offre le Canada sur le plan des investissements, notamment dans le cadre d’une table ronde réunissant des investisseurs, à l’Exposition universelle de Shanghaï.
Partout où je vais, les gens d’affaires et les représentants gouvernementaux me disent combien ils sont impressionnés par la vigueur de l’économie canadienne. Les difficultés que le monde entier a dû affronter pendant la récession ont contribué à mettre en évidence, pour de nombreuses personnes, les raisons qui font du Canada un endroit propice pour faire des affaires.
Le Canada a beaucoup à offrir en tant que destination pour l’investissement :
- un contexte de libre entreprise ouvert et attrayant – le meilleur endroit parmi les pays du G7 où faire des affaires, selon un rapport de l’Economist Intelligence Unit;
- la situation financière la plus saine des pays du G7;
- un faible taux d’imposition des entreprises, en voie d’être le plus bas des pays du G7;
- la plus forte croissance économique prévue des pays du G7, selon le Fonds monétaire international;
- une main-d’œuvre qualifiée, qui compte la plus grande proportion de diplômés postsecondaires des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
- un attachement profond à la bonne gouvernance et à la primauté du droit;
- une qualité de vie élevée;
- un climat très propice à l’innovation, offrant des incitatifs fiscaux parmi les plus attrayants du monde industrialisé au chapitre de la recherche et du développement.
Notre solide système financier constitue un autre avantage primordial.
Aucune banque canadienne n’a fait faillite. Aucune des grandes banques canadiennes n’a eu besoin d’être renflouée.
Peu de pays peuvent en dire autant.
Notre secteur bancaire est géré d’une façon responsable grâce à une réglementation équilibrée.
Quand les banques d’autres pays faisaient des investissements très risqués, les banques canadiennes appliquaient des normes strictes en matière d’investissements et de gestion du risque, comme l’exigeait notre réglementation. Grâce à cette dernière, nos banques étaient mieux placées pour affronter la tempête que ne l’étaient de nombreuses autres banques du monde.
Cela rend le Canada très attrayant aux yeux des investisseurs étrangers.
Notre excellent rendement explique pourquoi le Canada n’appuie pas l’adoption d’une taxe ou d’un prélèvement financier mondial pour payer les renflouements de banques auxquels d’autres pays ont eu recours.
Pourquoi punir notre secteur financier qui a affiché un si bon rendement?
Nous préférons continuer à concentrer notre attention sur les réformes financières adoptées dans le cadre du G20 à Pittsburgh en vue de mettre en place des normes rigoureuses relatives au capital, aux liquidités et aux leviers financiers pour les institutions mondiales.
Je puis vous assurer que cela constituera le cœur de notre message au monde entier, au moment où le Canada se prépare à accueillir les sommets du G8 et du G20 ici même à Toronto.
Conclusion
Ces sommets couronneront de fait ce qui aura été une année extraordinaire pour le Canada.
Les Canadiens peuvent être très fiers de l’année 2010 où leur pays s’est distingué aux Jeux olympiques [de 2010 à Vancouver] et par sa performance économique au moment de sortir de la récession. L’année 2010 est véritablement l’année du Canada.
Toutefois, nous croyons aussi que le leadership dont nous avons fait preuve sur divers plans, par exemple notre engagement en faveur du libre-échange, de la réduction des impôts et de l’équilibre budgétaire, devrait retenir l’attention à l’étranger, de la part de ceux qui recherchent des débouchés.
Ce sont tous là des ingrédients qui favorisent la réussite économique et qui importent autant que des organismes comme le vôtre.
Tandis que nous progressons sur le chemin de la relance économique, sachons travailler ensemble pour ouvrir des horizons aux Canadiens partout dans le monde.
Créons les emplois et la prospérité dont les générations à venir auront besoin pour montrer au monde la force de la libre entreprise et du libre-échange et faire du Canada un exemple à cet égard.
Je vous remercie.