25 juin 2010
Huntsville (Ontario)
En tant que président du Sommet du G-8, le Premier ministre Stephen Harper a prononcé à son ouverture l’allocution suivante :
« Je tiens tout d’abord à vous souhaiter la bienvenue au Canada et dans la magnifique région de Muskoka, en Ontario. Je sais que nous avons beaucoup de travail à faire dans les prochaines heures, mais j'espère que vous pourrez prendre au moins quelques instants pour profiter de la beauté naturelle et de l'hospitalité pour lesquelles cette région du Canada est renommée.
« Je tiens à accueillir tout particulièrement les nouveaux venus de cette année aux réunions du G-8 : les premiers ministres Cameron et Kan, ainsi que van Rompuy. Je voudrais par ailleurs accueillir nos collègues africains pour ces séances de consultations qui sont désormais bien ancrées dans la tradition du G-8 et que je suis heureux de pouvoir tenir à nouveau cette année.
« Certains d’entre nous se joindront cette semaine à nos collègues du G-20. Dans l'intervalle, toutefois, rien ne remplace les grandes discussions franches et intimes que peuvent avoir anciens alliés et amis de longue date.
« En conséquence, notre ordre du jour de Muskoka mettra l'accent sur quelques dossiers urgents, les enjeux de la paix et de la sécurité, les défis du développement, et surtout, notre grande priorité, la santé maternelle et infantile.
« Tout d'abord, l'Initiative de Muskoka, qui consiste en un engagement de nouvelles ressources, en vue de mobiliser le monde afin de réduire la mortalité maternelle et infantile, et d’améliorer la santé des enfants dans les pays les plus pauvres. Je dois d’ailleurs signaler à cet égard que j’ai annoncé aujourd’hui de nouveaux crédits qui portent notre contribution totale à près de trois milliards de dollars sur cinq ans.
« Nous passerons ensuite en revue toute une gamme de dossiers liés à la paix et à la sécurité : la non-prolifération nucléaire, l'Iran et la Corée du Nord, le terrorisme, le crime organisé et le trafic de drogue.
« Pour assurer la crédibilité et l'efficacité du G-8, nous allons tenir un débat productif sur le renforcement de la responsabilisation. Nous devons donner suite à nos initiatives et tenir les engagements respectifs que nous y avons pris.
« Car si le G-8 ne s'attaque pas aux problèmes les plus difficiles du monde, personne d’autre ne le fera.
« Permettez-moi de le répéter : la responsabilisation est essentielle. Nous devons donner suite à nos initiatives et tenir nos engagements
« Si les pays qui disposent des plus vastes ressources n’agissent pas face aux enjeux mondiaux les plus pressants, qui le fera?
« Le monde attend de nous plus que de bonnes intentions; il s’attend à des actes.
« Merci de votre présence. Je me réjouis, chers collègues, à la perspective des discussions que nous allons tenir sur ces importantes questions.
« Merci. »