3 juin 2010
Ottawa (Ontario)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Suite à sa rencontre avec David Cameron, premier ministre du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord, le Premier ministre Stephen Harper a fait la déclaration suivante :
« David, j’ai grand plaisir à me trouver aujourd’hui auprès de vous. Je saisis l’occasion pour vous féliciter personnellement pour votre victoire et pour le gouvernement historique que vous avez formé en Grande-Bretagne. Comme vous l’avez mentionné, nous nous sommes rencontrés à de nombreuses reprises dans le passé. J’ai suivi votre cheminement avec beaucoup d’intérêt et je me réjouis à l’idée de notre future collaboration.
Nous avons beaucoup en commun. Vous le savez, nos partis ont également des liens historiques profonds; par conséquent, ce sera vraiment agréable de travailler ensemble dans l’avenir. De plus, dois-je dire, je suis ravi d’être parmi les premiers leaders étrangers à vous rendre visite. Évidemment, nos relations avec la Grande-Bretagne figurent parmi les plus anciennes et les plus précieuses au monde; il est donc tout à fait normal que nous nous rencontrions. En outre, j’ai hâte de vous accueillir au Canada dans quelques semaines; nous pourrons alors poursuivre nos échanges. Par votre intermédiaire, David, je tiens à exprimer mes condoléances les plus sincères à la population de Cumbria, à toutes les victimes et à leur famille, à tous ceux qui sont touchés par la terrible tragédie qui a frappé ce comté; mais cela va de soi, à tous les Britanniques. Je sais que cette journée donnera lieu à quelques réflexions.
Encore une fois, nous avons eu une discussion féconde. Je remercie le premier ministre Cameron de m’avoir invité aujourd’hui. Nous sommes donc très heureux de le féliciter en personne pour son accession au pouvoir, et j’aurai plaisir à l’accueillir à Muskoka et à Toronto.
Principal objet de nos échanges d’aujourd’hui, le G-20 portera principalement sur l’économie mondiale et sur les fondements à établir en vue d’une croissance durable et équilibrée. Nous observons des signes encourageants; mais nous sommes loin d’être tirés d’affaire. Certes la situation financière en Europe nous préoccupe, mais nous nous réjouissons des mesures prises dans la situation.
Nous devons donner suite à nos engagements à l’égard du G-20, notamment par des incitatifs, pour éviter tout retour en arrière; lorsque les mesures incitatives prendront fin, nous devrons prioritairement rétablir les finances publiques. Nous avons évoqué la nécessité de consolider les finances mondiales et aussi de mettre en œuvre des plans clairs et réalistes pour réduire nos déficits et rééquilibrer nos budgets.
Nous avons abordé d’autres questions sur lesquelles le G-20 devra se concentrer, notamment l’élaboration de stratégies mondiales assorties d’objectifs ainsi que la nécessité de réformer le secteur financier et, bien sûr, de résister au protectionnisme. De plus, nous nous efforçons de faire progresser les discussions sur les échanges entre le Canada et l’Union européenne.
Concernant le G-8, nous avons parlé de notre initiative sur la santé des enfants et des mères. David l’a rappelé, le Royaume-Uni fait figure de pionnier dans ces questions. Nous avons évoqué le rôle de chef-de-file que le G-8 continuera de jouer dans des enjeux tels que la paix et la sécurité, la non-prolifération des armes nucléaires, le terrorisme et le crime organisé. Par ailleurs, le G-8 compte faire beaucoup pour nous responsabiliser et tenir les engagements que nous avons pris au cours des dernières années.
Je me réjouis donc à la perspective de collaborer étroitement avec le Royaume-Uni et avec nos partenaires du G-8 et du G-20 d’ici à la tenue des sommets et, David, à celle de vous accueillir au Canada très bientôt, en fait dans quelques semaines. »