Comme toujours, je suis heureux d'être ici sur la côte ouest.
Les choses sont un peu plus tranquilles qu’au moment de ma dernière visite, qui avait lieu pendant les Jeux olympiques. Quel événement splendide les Jeux ont été pour la ville et pour tout le pays!
Je sais que les membres de votre organisation ont tiré pleinement parti du fait que l’attention était centrée sur Vancouver l’hiver dernier pour faire ce qu’ils font le mieux, c’est-à-dire promouvoir la Colombie-Britannique en tant que destination de choix pour les investissements.
C’est exactement ce que fait le gouvernement du Canada.
Depuis les Jeux olympiques jusqu’aux sommets du G-8 et du G-20, le Canada montre au monde ce qu’il avait de mieux à offrir.
Au cours de la récession économique mondiale, les dirigeants mondiaux sont témoins du leadership économique du Canada.
En fait, l’approche du Canada vis-à-vis la relance de l’économie correspond de près aux objectifs fixés par les leaders mondiaux au Sommet du G-20.
Lors du Sommet du G-20, les leaders mondiaux ont défini des objectifs rigoureux pour la réduction de la dette au cours des prochaines années, ce que le Canada préconisait depuis longtemps.
Ils ont convenu qu’il fallait adopter rapidement des mesures de stimulation ciblées, mais qu’il fallait aussi mettre en place des mesures de réduction du déficit semblables à celles qui ont été appliquées au Royaume-Uni, en France et ailleurs.
Dans ce domaine, une fois de plus, le Canada est un chef de file.
Notre plan d'action économique incluait des mesures destinées à maintenir et à créer des emplois, à réduire les impôts, à construire des infrastructures et à investir dans la formation et les compétences en vue d’assurer la prospérité à long terme.
Dans le Budget de 2010, le gouvernement a présenté un plan à trois volets pour rétablir l’équilibre budgétaire, un plan qui inclut le suivi à la stratégie finale déjà déterminée dans le plan d’action, qui met un frein à la croissance des dépenses liées aux programmes et qui révise nos coûts administratifs. En vertu de ce plan notre déficit devrait diminuer d’environ 50 p. 100 entre 2009-2010 et 2011-2012 et essentiellement disparaître d’ici 2014-1015. Le FMI s’attend à ce que le Canada soit le seul pays du G-7 à retrouver l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans.
De plus, nous prenons des mesures pour veiller à ce que le Canada émerge du ralentissement économique plus fort et dans une meilleure situation financière que presque tous les autres pays industrialisés.
Les atouts économiques du Canada sont reconnus par des instances internationales comme le Forum économique mondial et l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Les dirigeants mondiaux du G-20 s’inspirent du leadership manifesté par le Canada en matière de création d’institutions financières solides et fiables.
Et au Sommet, ils se sont également entendus sur un autre point, une fois de plus dans un domaine où le Canada donne l’exemple au monde. Ils se sont mis d’accord sur le fait que pour assurer une croissance vigoureuse, viable et équilibrée, il faut combattre le protectionnisme et promouvoir la liberté des échanges et des investissements à travers le monde.
Pour qu’une économie puisse vraiment prospérer sur le long terme, il faut qu’elle élargisse ses rapports commerciaux.
Cela exige que nous recherchions des débouchés au-delà de nos frontières, ce qui a toujours été l’approche de notre gouvernement.
Les Canadiens comprennent les bienfaits qu’engendre le libre-échange. Vous n'avez qu'à considérer notre succès ici, en Amérique du Nord. L'Accord de libre-échange nord-américain a rendu les trois pays partenaires plus compétitifs et plus attrayants aux yeux des investisseurs étrangers.
Le commerce joue aussi un rôle important vis-à-vis la productivité de l’économie canadienne et la croissance des salaires des travailleurs canadiens.
Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain, le volume de nos échanges de marchandises avec les États-Unis a presque doublé; nos échanges avec le Mexique ont plus que quadruplé.
Des milliers d’entreprises canadiennes ont profité des débouchés créés par cet accord et ont établi des partenariats avec des entreprises américaines et mexicaines. Contrat après contrat, vente après vente, les succès remportés par ces entreprises sont devenus les succès du Canada.
Elles ont montré que le libre-échange avec nos partenaires est avantageux pour le Canada.
Elles ont également montré que le libre-échange rapporte directement aux communautés et aux gens en créant des emplois, en ouvrant des débouchés et en favorisant la prospérité.
La récession mondiale nous a durement rappelé à quel point nos économies sont liées entre elles et interdépendantes.
Prenez l’exemple de certains pays asiatiques, dont l’action rapide et décisive au cours de la récession a non seulement stimulé leurs propres économies, mais a aussi aidé les marchés mondiaux à se relever.
Le même effet peut se produire lorsque les pays décident de rester ouverts aux échanges et aux investissements.
Pour une économie comme celle du Canada, où le commerce revêt une telle importance, les personnes, les emplois, les communautés et les familles comptent sur des systèmes d’échange ouverts et sans entraves.
Aucun pays ne peut se remettre complètement du ralentissement économique en s’isolant de ses partenaires commerciaux. Les économies vigoureuses comptent sur les partenariats et non sur le protectionnisme.
Nous en avons vu un exemple probant ici même en Amérique du Nord.
Comme vous le savez, dans le domaine commercial le partenariat entre le Canada et les États-Unis repose sur les plus vastes relations commerciales bilatérales au monde.
Vous pouvez facilement identifier les emplois, les exemples de prospérité et les réalisations dans les deux pays, et particulièrement ici à Vancouver, qui dépendent directement de ce partenariat.
C’est pourquoi, lorsque des mesures « Buy American » ont fait surface dans le Recovery Act [American Recovery and Reinvestment Act of 2009] aux États-Unis, notre gouvernement a réagi.
Forts de l'appui solide que nous avons reçu de la part d'entreprises et d'organisations de part et d'autre de la frontière, nous avons combattu ces mesures avec acharnement en faisant valoir que les deux pays devaient garder les portes ouvertes en cette période de redressement économique fragile.
Et ensemble, animés par le même esprit de collaboration qui caractérise notre partenariat depuis tant d'années, nous avons pu négocier une exemption.
Nous travaillons maintenant avec ces mêmes entreprises et organisations afin de préparer le terrain pour des pourparlers en vue d'un accord bilatéral global sur les marchés publics pour le long terme.
C’est là un exemple important, dans une perspective mondiale, des liens qui existent entre la libéralisation et l’ouverture des échanges et la reprise de l’économie.
Le moment n’est donc pas venu d’ériger de nouveaux obstacles au commerce. Au contraire, il faut plutôt renverser les entraves qui existent. À cet égard, je suis fier de dire que le Canada prêche par l’exemple.
Ainsi, nous avons pris des mesures en vue d’éliminer tous les tarifs sur les intrants manufacturiers, les équipements et les machines importés, de sorte que le Canada est devenu la première zone de tout le G-20 à être libre de droits de douane pour les fabricants.
Nos fabricants peuvent désormais se procurer les biens d’équipement et les produits dont ils ont besoin dans leur processus de fabrication partout dans le monde, en franchise de droits et sans avoir à se plier à des procédures douanières coûteuses. Cette transformation aidera à réduire les coûts et à accroître la compétitivité et l’innovation.
Elle constitue en outre un exemple montrant comment une approche libre et ouverte des échanges peut aider à stimuler l’activité d’exportation et ouvrir de nouvelles possibilités pour tout le monde.
Le Canada va aussi de l'avant avec un ambitieux programme de libre-échange.
Nos nouveaux accords de libre-échange avec le Pérou et l'Association européenne de libre-échange sont maintenant en vigueur.
En mai, je me suis joint à mon homologue panaméen [le ministre du Commerce et de l’industrie du Panama, M. Roberto Henríquez] pour signer l'Accord de libre-échange Canada-Panama.
En juin, nous avons obtenu du Parlement la sanction royale permettant de mettre en œuvre l’accord de libre-échange avec la Colombie. Nous avons également déposé un projet de loi pour la mise en œuvre d’un accord de libre-échange avec la Jordanie.
Ce sont là d’importantes réalisations qui contribueront à la réussite des Canadiens travaillant dans un bon nombre de secteurs. Mais nous n’arrêterons pas là.
Nous avons entrepris des négociations de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes, la République dominicaine, la Corée du Sud, l’Ukraine et quatre pays d’Amérique centrale, à savoir le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Guatemala.
Nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’Inde afin de réaliser une étude conjointe qui nous permettra de conclure une entente de partenariat économique global. Nous sommes aussi en pourparlers avec d’autres partenaires commerciaux importants en vue d’éventuels d’accords de libre-échange avec eux.
Nous avons récemment mené à bonne fin la quatrième série de négociations avec l’Union européenne. Il s’agit de la plus importante initiative commerciale du Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain.
Ici même, en Colombie-Britannique, nous prenons des initiatives destinées à favoriser des relations commerciales fructueuses avec nos partenaires asiatiques.
L’Initiative de la porte et du corridor de l’Asie-Pacifique est un élément clé de nos efforts visant à stimuler nos échanges avec de grandes économies asiatiques comme la Chine et le Japon.
L’annonce, plus tôt cette année, de l’installation de trois nouveaux portiques au terminal Deltaport, à Vancouver, constitue un bon exemple de cette croissance continue.
Cette installation de calibre mondial améliorera considérablement les opérations ferroviaires et portuaires et les opérations de camionnage dans la région.
Grâce à la côte ouest du Canada, notre pays occupe une position de choix pour offrir le meilleur réseau de transport reliant l’Asie et l’Amérique du Nord. Les initiatives de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique de notre gouvernement nous assureront une prospérité accrue.
De plus, cet automne, à l'occasion d’Expo 2010 Shanghai, nous inciterons nos partenaires asiatiques à inclure le Canada parmi leurs projets d’investissement.
Le programme Investir au Canada à Shanghai, prévu pour octobre, est le prolongement de notre Initiative pour les dirigeants d'entreprises de calibre mondial, qui a remporté beaucoup de succès au cours des Jeux olympiques ainsi qu’au cours du Sommet du G-20 cet été.
L'objectif est de cibler des entreprises mondiales qui cherchent activement des moyens d’accroître leurs opérations à l'étranger.
Pris ensemble, ces efforts en vue de stimuler le commerce et l’investissement pourraient aider les entreprises canadiennes à approfondir leur présence sur les marchés mondiaux.
Notre gouvernement s’efforce de trouver des débouchés pour les entreprises canadiennes à l’étranger et d’attirer un volume croissant d’investissements au Canada.
À cet égard, il me fait plaisir d’annoncer que le gouvernement du Canada fournira 2,3 millions de dollars à des entreprises canadiennes en vertu du programme Opportunités mondiales pour les associations.
Ces fonds aideront à appuyer 30 associations d’affaires dans tout le pays et aideront l’entreprise privée canadienne à se mesurer à la concurrence au sein de l’économie mondiale.
Les bénéficiaires de cette année représentent un éventail de secteurs, depuis l’aérospatiale jusqu’aux arts et depuis l’activité culturelle jusqu’aux sciences de la vie.
Ce programme fait partie de la stratégie globale du gouvernement pour le commerce et l’investissement.
Le but est de renforcer les capacités du Canada au sein de marchés et de secteurs stratégiques, de façon à engendrer des retombées positives sur une industrie tout entière.
Nous croyons que les efforts déployés jusqu’à présent – la négociation d’accords commerciaux et la promotion de débouchés d’investissement au Canada – constituent un modèle pour d’autres pays afin qu’ils puissent créer de nouvelles possibilités pour leurs citoyens afin qu’ils puissent réussir et prospérer au sein de l’économie mondiale.
Par ailleurs, nous reconnaissons également à quel point il importe d’attirer des investissements au Canada.
Le Canada a été le point de mire du monde entier cette année, et notre gouvernement a profité de toutes les occasions possibles pour mettre en relief les nombreux avantages commerciaux qu’offre le Canada :
- un environnement ouvert et attrayant, fondé sur la libre entreprise, qui vaut au Canada d’être classé par l’Economist Intelligence Unit comme étant le meilleur endroit au sein du G-7 où faire des affaires cette année et au cours des quatre prochaines années;
- la situation financière la plus robuste parmi les membres du G-7;
- un niveau peu élevé d’imposition sur les sociétés, le Canada étant en voie de devenir le pays ayant les taux d’impôt les plus bas au sein du G-7 d’ici 2012;
- le taux de croissance le plus rapide des pays du G-7 au cours des deux prochaines années, selon le Fonds monétaire international et l’Organisation de coopération et de développement économiques;
- une main-d’œuvre qualifiée, qui fait que le Canada a la proportion la plus élevée de diplômés postsecondaires parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
- un climat dynamique favorable à l’innovation, caractérisé notamment par l’un des programmes d’incitatifs fiscaux à la recherche et au développement les plus généreux des pays développés;
- un ferme attachement à la bonne gouvernance et à la primauté du droit;
- une qualité de vie exceptionnelle.
Le système bancaire du Canada constitue un autre facteur d’attraction. Depuis deux ans, le Forum économique mondial déclare qu’il est le plus sain du monde.
Malgré la crise économique mondiale, aucune banque canadienne n'a fait faillite, et aucun n’a eu besoin d’être renflouée.
Ainsi, lorsqu’il s’agit de bâtir une économie qui se classe parmi les meilleures au monde, le Canada trace la voie.
Je me réjouis donc à l’idée de collaborer avec des organisations comme la vôtre pour promouvoir encore davantage le libre-échange, combattre le protectionnisme et aider les entreprises canadiennes à prospérer au sein d’un marché mondial où la concurrence est de plus en plus vive.
Continuons à vanter les avantages des échanges libres et ouverts auprès des chambres de commerce, des autres ordres de gouvernement, des entreprises, des groupes de citoyens et des organisations non gouvernementales.
Unissons nos efforts pour créer une reprise vigoureuse et durable qui nous apportera des bienfaits à tous.
Je vous remercie.