No 2010/68 - Toronto (Ontario) - Le 15 septembre 2010
Sous réserve de modifications
Bonjour.
Je vous remercie beaucoup de cette aimable présentation et de l’occasion qui m’est donnée de m’adresser à vous aujourd’hui.
Toronto est un endroit formidable pour découvrir le riche patrimoine européen du Canada.
La présence dynamique et active des Canadiens d’origine polonaise ici à Toronto en est un excellent exemple.
Dans la ville où nous nous trouvons et dans diverses localités à travers tout le pays, environ 985 000 Polono-Canadiens continuent de contribuer de façon durable et marquante à tous les aspects de la vie du pays.
Ces apports nous rappellent les générations d’Européens venus de tout le continent qui contribuent depuis longtemps à façonner le Canada qui nous est si cher aujourd’hui.
Mais les liens entre le Canada et l’Europe ne se limitent pas au passé.
En effet, grâce à la présence de gens comme vous, les liens qui unissent le Canada aux pays d’Europe centrale, y compris la Pologne, restent très solides.
Il en va de même du côté du commerce.
Commerce et investissement entre le Canada et la Pologne
La Pologne est, après l’Allemagne, le principal partenaire commercial du Canada en Europe centrale pour ce qui est des échanges de marchandises.
Diverses entreprises canadiennes sont bien implantées en Pologne, notamment Pratt & Whitney, Talisman, McCain et Bombardier.
On y trouve également un fort contingent torontois, grâce à la présence de compagnies comme Wentworth Technologies, de Mississauga, et Vac Aero, de Burlington.
Cette présence a contribué à générer des échanges bilatéraux de marchandises de plus de 989 millions de dollars l’an dernier.
Nous sommes très intéressés par ce que la Pologne peut offrir, parce qu’elle est un marché dynamique de 38 millions d’habitants et, bien sûr, parce qu’elle est membre de l’Union européenne.
La Pologne a fait des progrès considérables depuis qu’elle s’est libérée des chaînes du régime communiste et a adopté une approche ouverte vis-à-vis le développement économique.
Aux secteurs traditionnels que sont l’agriculture et l’industrie s’ajoute désormais un secteur de services florissant.
Parmi les autres secteurs prometteurs pour le Canada, mentionnons l’énergie, et notamment l’énergie nucléaire.
Nous croyons que le Canada peut jouer un rôle important dans l’avenir énergétique de la Pologne.
La Pologne est également devenue un pôle d’attraction pour les investisseurs étrangers, et des entreprises venues des quatre coins du globe s’y rendent pour tirer parti de son économie en rapide expansion.
Cela comprend des compagnies canadiennes comme Pratt & Whitney et Bombardier, qui sont tous deux très actives en Pologne et qui ont contribué à faire croître le volume d’investissement direct canadien à 440 millions de dollars en 2009.
Nous observons également des signes de croissance de l’investissement polonais au Canada, notamment dans le secteur minier.
Mais lorsque nous considérons l’avenir des relations entre le Canada et la Pologne, il y a une ouverture qui stimule notre intérêt de façon toute particulière, à savoir nos négociations avec l’Union européenne en vue de la conclusion d’un accord économique et commercial global.
Vers un accord Canada-Union européenne
Ces négociations, les plus importantes qu’ait engagées le Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain, recèlent un énorme potentiel pour la création d’emplois et la prospérité des deux côtés de l’Atlantique, au Canada aussi bien que dans des pays comme la Pologne.
La Pologne a constamment appuyé ces négociations depuis le début.
Tout comme le Canada, la Pologne voit les avantages énormes que présente un tel accord.
Selon une étude consacrée à cette question, un accord pourrait faire croître les échanges commerciaux entre le Canada et l’Union européenne de 38 milliards de dollars dans les sept années suivant son entrée en vigueur.
Nous venons tout juste de terminer la quatrième série de négociations, et la cinquième s’amorcera bientôt.
Nous sommes très encouragés par les progrès réalisés jusqu’à présent.
En fait, nous sommes en bonne voie de conclure ces négociations d’ici la fin de 2011, c’est-à-dire au cours de la présidence polonaise de l’Union européenne.
Une fois en place, cet accord ferait du Canada le premier pays développé à avoir un accord de libre-échange à la fois avec les États-Unis et avec l’Union européenne, les deux plus grandes économies du monde, ce qui représenterait un avantage concurrentiel énorme pour le Canada.
Mais les avantages vont dans les deux sens.
Un accord permettrait à nos partenaires européens de jouir des nombreux avantages commerciaux qu’offre le Canada :
- un climat d’affaires ouvert et attrayant;
- la situation financière la plus solide des membres du G-7;
- un taux d’imposition sur les sociétés qui est peu élevé et qui est en passe de devenir le plus faible des pays du G-7 d’ici 2012;
- une position unique au sein du marché nord-américain, qui compte 448 millions de consommateurs;
- une main-d’œuvre qualifiée, qui renferme la proportion la plus élevée de diplômés postsecondaires parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
- la transformation du Canada en une zone en franchise de droits pour les importations manufacturières;
- un profond attachement à la primauté du droit;
- une qualité de vie élevée, des quartiers sûrs, un régime de soins de santé vigoureux et un environnement naturel parfaitement préservé.
Notre système bancaire est aussi un atout majeur. Les observateurs le considèrent comme l’un des plus solides au monde — une qualité qui n’est pas passée inaperçue lors de l’effondrement financier qu’on a vu ailleurs.
Les avantages éventuels vont donc dans les deux sens. Mais l’exploitation de ce potentiel nécessite de larges appuis aussi bien au Canada qu’en Europe.
C’est là qu’interviennent les groupes comme le vôtre.
Conclusion : rallier des appuis au libre-échange
Lorsqu’une négociation commerciale, quelle qu’elle soit, fait des progrès, on commence à entendre des voix en marge qui s’opposent aux accords commerciaux comme celui-ci, les mêmes voix qui s’étaient opposées aux accords de libre-échange précédents, lesquels n’en ont pas moins contribué à la création d’emplois et à la prospérité au Canada.
Nous avons certes entendu ces voix lorsque nous avons négocié le premier accord de libre-échange avec les États-Unis il y a plus de 20 ans, et elles se sont fait entendre de nouveau au moment de la négociation de l’Accord de libre-échange nord-américain, qui a néanmoins été très profitable pour les trois pays concernés.
Le succès de l’Union européenne, tout comme celui du Canada et, bien entendu, celui de la Pologne, prouve que lorsque nous joignons nos forces en pratiquant un commerce libre et ouvert, nous sommes plus forts, plus prospères et plus aptes à soutenir la concurrence que si chacun de nous faisait cavalier seul.
Alors que l’économie mondiale continue de se redresser, cet engagement envers la libéralisation et l’ouverture des échanges commerciaux est plus important que jamais.
Il n’est pas étonnant que les dirigeants du G-20 aient convenu que la libéralisation du commerce mondial devait être un ingrédient de la reprise.
Le Canada a assumé un rôle de leader à cet égard.
En moins de quatre ans, notre gouvernement a ouvert des portes aux entreprises canadiennes en concluant des accords de libre-échange avec la Colombie, le Pérou, la Jordanie, le Panama et les États membres de l’Association européenne de libre-échange, soit l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.
Ce sont là des victoires importantes pour les entreprises canadiennes, qui peuvent désormais prendre de l’expansion sur ces marchés et jouir de conditions d’accès plus concurrentielles que jamais.
Et ce n’est pas fini.
Nous participons en ce moment à des négociations en vue de conclure un accord de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes, la République dominicaine, la République de Corée et l’Ukraine, ainsi qu’avec le groupe des quatre de l’Amérique centrale (Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua).
Au même moment, nous menons des discussions préliminaires en vue de conclure un partenariat économique global avec l’Inde, l’une des grandes économies du monde.
Pour ce qui est de nos négociations avec l’Union européenne, je travaillerai en étroite collaboration avec les fonctionnaires du Ministère et avec nos partenaires du monde entier pour mener à bien ces négociations et pour créer de nouveaux emplois et des débouchés commerciaux pour le Canada dans les années qui viennent.
Je compte donc sur la population du Canada comme de l’Europe pour appuyer les négociations commerciales entre le Canada et l’Union européenne et pour le faire savoir à tous les paliers de gouvernement, des deux côtés de l’Atlantique.
Je sais que je peux compter sur l’appui de la communauté polonaise du Canada à mesure que se poursuivent nos efforts.
Travaillons ensemble pour atteindre nos objectifs.
Je vous remercie.