No 2010/66 – Scarborough (Ontario) – Le 14 septembre 2010
Sous réserve de modifications
Bonjour à tous et merci de cette aimable présentation.
Et merci au Toronto Board of Trade de me donner l'occasion de prendre la parole devant les gens d’affaires de Scarborough et North York.
Les membres de votre organisation jouent un rôle important dans notre économie.
En tant que gens d’affaires et investisseurs, vous êtes une source précieuse d’expertise et de conseils pour ceux qui formulent les politiques gouvernementales à tous les niveaux.
L'économie et le commerce du Canada, ainsi les emplois dans tout le pays dépendent de la réussite de vos membres, surtout à l'heure actuelle, alors que nous émergeons de la crise économique mondiale pour nous diriger vers la reprise.
Notre gouvernement est résolu à aider vos entreprises à réussir, ici au Canada et sur les marchés étrangers.
Il s'agit d'un véritable travail d'équipe, et notre gouvernement se félicite à l’idée de continuer à travailler en étroite collaboration avec vous pour renforcer l'économie de Toronto - c’est-à-dire, en fait, l’économie du Canada tout entier - dans les années à venir.
Le Canada mène le bal de la reprise
L'approche adoptée par notre gouvernement pour favoriser la reprise économique correspond étroitement aux objectifs établis par les dirigeants mondiaux durant le Sommet du G-20 qui a eu lieu ici à Toronto en juin.
À cette occasion, les dirigeants ont fixé des objectifs fermes pour la réduction de la dette au cours des prochaines années, une question à laquelle notre gouvernement attache une grande importance.
Ils ont également réitéré leur engagement à réformer les institutions monétaires internationales.
Et ils ont convenu qu’un plan de relance ciblé et adapté aux besoins était nécessaire, tout comme des mesures de réduction des déficits.
On ne saurait trouver un meilleur endroit que le Canada pour tenir ces discussions !
Il suffit de voir ce que nous avons accompli ensemble durant la récession.
La deuxième année du Plan d'action économique du Canada comprenait des mesures destinées à maintenir et à créer des emplois, à réduire les impôts, à ériger des infrastructures et à investir dans la formation et l’acquisition de compétences afin de favoriser la prospérité à long terme.
Le gouvernement a établi un plan en trois points pour rétablir l’équilibre budgétaire.
Ce plan inclut notamment la poursuite d’une stratégie de retrait qui limitera la hausse des dépenses au titre des programmes et passera en revue les coûts administratifs du gouvernement.
Selon les projections, le déficit devrait diminuer de moitié environ entre 2009-2010 et 2011-2012, et devrait être pratiquement éliminé d'ici 2014-2015.
Le Fonds monétaire international croit que le Canada sera le seul pays du G-7 à rétablir l’équilibre budgétaire au cours des six prochaines années.
Nous avons pris des mesures pour que le Canada puisse sortir de la crise économique plus fort et dans une meilleure situation financière que la plupart des autres pays industrialisés.
L’un des aspects de mon travail qui me plaît le plus consiste à expliquer aux dirigeants du monde entier, tant dans le monde des entreprises que dans les milieux gouvernementaux, pourquoi le Canada un endroit si propice pour faire des affaires.
Se vanter n’est peut-être pas très « canadien », mais peut-être que cela devrait l’être.
Après tout, le Canada a de nombreuses raisons d'être fier :
- un environnement ouvert et attrayant, fondé sur la libre entreprise, qui vaut au Canada d’être considéré par l’Economist Intelligence Unit comme le meilleur endroit du G-7 où faire des affaires cette année et au cours des quatre prochaines années;
- la situation financière la plus solide des membres du G-7;
- de faibles taux d'imposition sur le revenu des sociétés, en voie de devenir les plus bas au sein du G-7 d’ici en 2012;
- le taux de croissance économique le plus rapide du G-7, selon le Fonds monétaire international et l'Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE];
- une main-d'œuvre qualifiée, qui compte l’une des proportions les plus élevées de diplômés postsecondaires parmi les pays membres de l'OCDE;
- un climat très favorable à l’innovation, appuyé par des incitations fiscales à la recherche et au développement qui comptent parmi les plus généreuses des pays industrialisés;
- un ferme attachement à la bonne gouvernance et à la primauté du droit;
- une qualité de vie exceptionnelle.
L'importance que nous attachons au libre-échange est une autre dimension cruciale de la réussite économique du Canada.
Dans ce domaine également, le Canada montre au monde comment il faut faire les choses.
Le leadership du Canada au chapitre du libre-échange
C’est ainsi que nous avons unilatéralement éliminé tous les droits de douane sur les importations d’intrants, d'équipements et de machines servant à la fabrication, de sorte que le Canada est aujourd’hui la première « zone libre de tarifs douaniers » dont peuvent bénéficier les fabricants au sein du G-20.
Les fabricants canadiens pourront ainsi accroître leur compétitivité car ils pourront acquérir plus facilement à travers le monde les biens intermédiaires dont ils ont besoin.
Considérez également le succès que nous avons remporté en trouvant une solution au différend avec les États-Unis au sujet des mesures « Buy American ».
Dès le départ, nous n’avons pas raté une occasion d’expliquer que ces mesures ne nuisaient pas seulement aux Canadiens mais qu’elles nuisaient également aux Américains.
Avec la collaboration avec des entreprises et des parties intéressées de part et d'autre de la frontière, nous avons réussi à négocier une exemption aux dispositions « Buy American » du plan de relance de l’économie américaine et à maintenir le niveau des échanges commerciaux et des investissements entre nos deux pays de façon à stimuler la croissance de l’emploi et à appuyer la reprise économique.
Notre gouvernement ne se contente pas de parler du libre-échange. Nous avons mis en marche une stratégie ambitieuse qui repose sur la négociation d’accords de libre-échange dans certains marchés clés à travers le monde.
Nous sommes fiers de notre bilan au chapitre du libre-échange.
En moins de quatre ans, nous avons conclu de nouveaux accords avec la Colombie, le Pérou, la Jordanie, le Panama et les pays membres de l'Association européenne du libre-échange, soit l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.
Ce sont là des victoires importantes pour les entreprises canadiennes, qui peuvent désormais plus facilement étendre leurs opérations dans ces marchés grâce à des conditions d'accès plus compétitives que jamais.
Et ce n'est pas fini.
Nous avons amorcé des négociations de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes, la République dominicaine, la République de Corée, l’Ukraine et les « quatre » d’Amérique centrale, c’est-à-dire le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador.
En outre, nous nous apprêtons à entamer la cinquième ronde de négociations avec l'Union européenne, ce qui représente la plus importante initiative commerciale entreprise par le Canada depuis l'Accord de libre-échange nord-américain.
En même temps, nous menons des discussions préliminaires en vue d’un partenariat économique global avec l'Inde, l’une des grandes économies du monde.
Je travaillerai en étroite collaboration avec les fonctionnaires de mon ministère et avec nos partenaires dans le monde pour mener ces négociations à bonne fin et créer de nouveaux débouchés commerciaux pour le Canada dans les prochaines années.
Le gouvernement du Canada appuie également les entreprises canadiennes par d'autres moyens.
Parmi les services offerts par le gouvernement, le Service des délégués commerciaux est l'un de ceux qui connaissant le plus de succès.
Un certain nombre de délégués commerciaux du bureau régional de Toronto sont ici présents aujourd’hui.
Aussi bien à travers le Canada qu’à travers le monde, nos délégués commerciaux sont des points de contact avec nos partenaires mondiaux dans les domaines du commerce, des investissements et de l'innovation.
Ils représentent pratiquement tous les secteurs et sont prêts à rencontrer les représentants des entreprises, à offrir leur aide et leurs conseils et à aider les entreprises canadiennes à préparer leur plan d'affaires et à se lancer sur les marchés mondiaux.
Ce sont des gens extrêmement efficaces.
Une étude récente indique même que les entreprises qui reçoivent de l'aide du Service des délégués commerciaux ont des exportations 18 p. 100 plus élevées que celles des compagnies qui n’ont pas recours au service.
C'est pourquoi notre gouvernement a ouvert de nouveaux bureaux commerciaux dans des marchés à forte croissance comme le Brésil, la Chine et l'Inde.
Nous voulons que les entreprises comme celles que vous représentez puissent bénéficier de tous les avantages concurrentiels sur les marchés mondiaux.
Nos délégués commerciaux jouent à cet égard un rôle clé.
Promouvoir la libéralisation des échanges
Nous vivons une période pleine de promesses pour le Canada.
Notre gouvernement est déterminé à ouvrir des marchés en faveur des entreprises canadiennes et nos délégués commerciaux sont tout aussi résolus à aider les entreprises à faire de bonnes affaires sur ces marchés.
Mais pour pouvoir réaliser nos objectifs ambitieux en ce qui a trait au libre-échange, nous avons besoin de l’appui général des milieux d’affaires canadiens.
Nous avons tous en mémoire, je crois, les voix en marge qui s'opposaient au libre-échange avec les États-Unis, et même au libre-échange nord-américain.
Pourtant, l'histoire a bien démontré que l’Accord de libre-échange nord-américain a été essentiellement positif pour le Canada.
L’histoire a montré que ce débat est clos.
Le libre-échange crée des débouchés, des emplois et de la prospérité.
C'est pourquoi nous comptons sur l’appui des milieux d’affaires canadiens dans nos efforts pour développer les liens de libre-échange avec nos partenaires à travers le monde.
Nous avons besoin que vous vous adressiez à tous les paliers de gouvernement pour nous aider à obtenir cet appui, y compris à vos partenaires dans les administrations municipales et au sein du gouvernement provincial.
Travaillons ensemble de façon à créer plus d'emplois et à élargir l’accès aux débouchés dans les années à venir grâce au libre-échange.
Nos efforts produiront une économie plus vigoureuse et plus viable pour nos provinces, nos villes et nos communautés.
Je vous remercie.