23 octobre 2010
Montreux (Suisse)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Le Premier ministre Stephen Harper a prononcé le discours suivant aujourd’hui au treizième Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse :
«À l’occasion de ce treizième Sommet de la Francophonie, je tiens tout d’abord à remercier la Suisse et les citoyens et citoyennes de Montreux pour leur accueil chaleureux. L’organisation de ce sommet, qui marque aussi le quarantième anniversaire de la Francophonie, était un grand défi à relever en quelques mois à peine. Madame la présidente de la Confédération suisse, vous méritez d’être applaudie chaleureusement.
«Monsieur le Secrétaire général, mesdames et messieurs les chefs de délégation, chers délégués. Il y a deux ans, nous, les Canadiens, recevions nos amis de la Francophonie dans le berceau de la langue française en Amérique, la belle ville de Québec. Rappelez-vous.
«Le temps était nuageux. Il y avait quelques gouttes de pluie. Le temps était frisquet. Et nous étions tous réunis au Centre des congrès de Québec. Nous vivions les premiers moments d’une crise économique planétaire qui allait frapper durement. La pire depuis la Seconde Guerre. Personne n’y a échappé. Les pays du Nord, comme ceux du Sud.
«J’avais alors énormément apprécié les discussions franches que nous avions eues avec nos amis africains, européens, asiatiques et des Amériques.
«Nos discussions nous ont permis entre autres de mieux saisir les répercussions globales de cette crise et de nous aider à trouver des solutions globales.
«Au moment de ces discussions, personne ici ne pensait cependant qu’un de nos amis, Haïti, serait, quinze mois plus tard, aussi durement frappé par le destin.
«Nos amis Haïtiens souffraient. Ils criaient à l’aide. Et nous avions le devoir de les aider. Le Canada, comme bien d’autres pays de la Francophonie, a tout mis en œuvre pour sauver des vies, organiser les secours et livrer l’aide humanitaire.
«Les besoins étaient tellement grands. Nous devions intervenir rapidement. Et nous avons répondu à l’appel.
«Partout dans la Francophonie, les citoyens, dont de nombreux Canadiens, se sont mobilisés et ont contribué aux efforts, en faisant des dons.
«Le gouvernement du Canada a consacré, pour sa part jusqu’à maintenant, plus d’un milliard de dollars aux efforts de reconstruction en Haïti.
«Il faut aussi souligner le rôle important que notre organisation, l’Organisation de la Francophonie, joue sur le terrain, afin de permettre aux jeunes Haïtiens et aux jeunes Haïtiennes de pouvoir apprendre à lire et à compter.
«Nous devons tous nous réjouir, également, de la nomination de l’ex-gouverneure générale du Canada, madame Michaëlle Jean, au poste de Représentante spéciale de l’UNESCO en Haïti.
«Elle va apporter un grand soutien à la cause haïtienne. Car les besoins sont grands mes amis, tellement grands. Et la reconstruction prendra du temps. Mais tous ensemble, en nous serrant les coudes, nous pouvons aider nos amis Haïtiens à retrouver l’espoir.
«Les aider à reconstruire leurs villages. Les aider à se refaire une vie. Et je crois parler pour l’ensemble de notre Organisation, Madame la ministre et chef de la délégation haïtienne, en vous disant de garder courage. Vos amis de la Francophonie ne vous laisseront jamais tomber.
«Chers amis, il y a deux ans à Québec, nous discutions des défis environnementaux et énergétiques, de démocratie et de rayonnement de la langue française. Mais la crise économique mondiale s’est vite insérée dans nos débats. Beaucoup de pays au sein de notre organisation étaient très inquiets.
«La récession devenait planétaire. Et elle a eu des conséquences partout. Au Nord. Au Sud. Et à l’Est comme à l’Ouest. C’est pourquoi, en préparation de la tenue des Sommets du G-8 et du G-20, j’ai insisté, en tant que président, pour vous rencontrer, Monsieur le Secrétaire général, ainsi que votre homologue du Commonwealth, Monsieur Sharma.
«Je tiens à vous remercier, Monsieur le Secrétaire général, d’avoir accepté de me rencontrer à Ottawa, avant ces deux sommets importants. Vos analyses sont justes et toujours grandement appréciées. Lors des Sommets de Muskoka et de Toronto, le Canada a d’ailleurs mis de l’avant un plan ambitieux pour venir en aide aux mères et aux enfants dans les pays pauvres.
«Nous avons aussi renouvelé notre engagement en Afrique, un continent pour lequel le Canada a doublé son aide. Annulé la dette de plusieurs des pays les plus pauvres de la planète. Augmenté l’aide humanitaire. Bref, mes amis, je vous dis que l’Organisation de la Francophonie pourra toujours compter sur le Canada pour promouvoir les valeurs que nous chérissons tous, soit la défense des droits de la personne, la primauté du droit, la justice, le développement et l’aide humanitaire pour les plus démunis.
«Chers amis, il y a quelques minutes, je vous parlais de nos discussions à Québec. Que nous avions discuté du rayonnement de la langue française. Et étant donné que nous sommes à proximité du siège du Comité international olympique, j’aimerais vous parler, un peu en terminant, des Jeux de Vancouver. Vous le savez, le Canada a été fondé en français. Et nous avons à cœur la promotion de notre diversité culturelle. Voilà pourquoi je suis fier de vous dire que la langue française a eu la place qui lui revenait non seulement lors les Jeux Olympiques, mais aussi, et c’est un précédent dans l’histoire, lors des Jeux paralympiques de Vancouver!
«L’ancien président suisse et Grand témoin de la Francophonie pour les Jeux de Vancouver, monsieur Pascal Couchepin, a résumé notre performance en peu de mots. Il a dit : « À Vancouver, le français a remporté la médaille d’or! »
«Madame la présidente de la Confédération suisse, je vous remercie à nouveau de reprendre le flambeau de notre organisation. Les grands thèmes que vous avez choisis vont guider nos discussions. Et je suis convaincu que notre organisation sortira de ce sommet plus unie que jamais pour affronter les défis qui sont devant elle.
«Merci beaucoup! »