Notes d'allocution
pour
l'honorable Diane Finley
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
Association des collèges communautaires du Canada
Le 29 novembre 2010
Château Laurier
Ottawa
La version prononcée fait foi
Je vous remercie de votre aimable invitation.
Premièrement, j'aimerais souligner le travail inlassable des collèges communautaires du Canada.
Le système des collèges communautaires du Canada est l'un des plus efficaces du monde, ce qui nous rapporte beaucoup d'avantages. Les collèges communautaires jouent un rôle central dans l'acquisition de compétences des Canadiens et dans la prospérité future du pays.
Il est vraiment important de maintenir des réseaux de communications entre nous.
En raison des pénuries de main d'œuvre émergentes dans les secteurs importants du marché du travail canadien, notre gouvernement a fait des études postsecondaires et de l'acquisition de nouvelles compétences une évidente priorité.
Qu'il s'agisse de fréquenter une école de métiers, un collège ou une université, le Programme canadien de prêts aux étudiants aide les étudiants et leurs familles à poursuivre des études postsecondaires. L'année dernière, notre gouvernement a versé des prêts et des bourses à quatre cent mille étudiants.
En 2009, quand la crise économique mondiale a éclaté, nous sommes encore intervenus en adoptant le Plan d'action économique du Canada.
Dans le cadre de ce plan, nous avons lancé la Subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti, qui s'ajoute à la Subvention incitative aux apprentis, dans le but d'encourager les personnes inscrites à une formation d'apprenti à terminer leur formation et à obtenir une reconnaissance professionnelle dans un métier Sceau rouge désigné.
Nous avons versé près de trente cinq mille Subventions à l'achèvement de la formation d'apprenti et plus de cent soixante-dix-sept mille Subventions incitatives aux apprentis.
Il existe beaucoup d'exemples de réussite associés à ces subventions. C'est le cas de Ward Webber, de l'Alberta, qui a toujours aimé la charpenterie.
Il a reçu la Subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti après avoir terminé sa formation comme ébéniste au Southern Alberta Institute of Technology.
Les collèges communautaires ont joué un rôle primordial dans cette initiative.
Pour aider les Canadiens à traverser la crise économique, nous avons également annoncé dans le budget de 2009 l'ajout de un milliard de dollars sur deux ans aux programmes de formation offerts dans le cadre de l'assurance-emploi. Et nous avons investi cinq cent millions de dollars supplémentaires sur deux ans pour répondre aux besoins en matière de formation des travailleurs, et ce, qu'ils soient admissibles ou non à l'assurance-emploi.
Ce financement complète les transferts existants aux provinces et aux territoires conclus en vertu de différentes ententes sur le marché du travail.
Le gouvernement de l'Ontario a utilisé une partie de ce financement pour aider davantage les personnes grâce au programme Deuxième carrière.
Par exemple, Jeff Statham a perdu son emploi après avoir travaillé pendant près de treize ans dans l'industrie automobile, dans une usine de Whitby. Le programme Deuxième carrière a couvert ses frais de scolarité pour qu'il puisse suivre le programme de loi et gestion de la sécurité au Collège Durham. Il figure maintenant au palmarès du doyen et envisage de devenir policier sous peu.
Permettez-moi également de parler brièvement du Programme d'infrastructure du savoir. Nous avons mis à profit le Plan d'action économique en transformant l'adversité en possibilité. En investissant dans la construction et la rénovation des établissements des collèges communautaires, nous préparons les Canadiens aux emplois de demain.
Les Canadiens veulent une collaboration entre les collèges, les entreprises, le marché du travail et les gouvernements. Grâce aux initiatives et aux partenariats comme ceux que je viens de mentionner, nous nous en sommes tirés mieux que d'autres pays face au ralentissement économique.
Voilà pourquoi le gouvernement a pour objectif de se doter de la main d'œuvre la plus instruite, la plus compétente et la plus polyvalente du monde.
C'est également pour cette raison que nous collaborons avec les provinces et les territoires, ainsi qu'avec les collèges communautaires, pour offrir cette formation aux Canadiens.
Une chose est claire : pour assurer notre prospérité au cours des prochaines décennies, un plus grand nombre de Canadiens doivent posséder les compétences qui sont nécessaires sur le marché du travail et que seules les études postsecondaires permettent d'acquérir.
Nous devons tous veiller à ce que les études postsecondaires continuent d'être l'un des avantages du Canada. Au lieu de nous asseoir sur nos lauriers, nous devons trouver d'autres moyens de nous améliorer.
J'aimerais maintenant faire un survol des défis qui nous attendent au cours des prochaines années.
Compte tenu de l'évolution de la technologie, les travailleurs qui n'ont pas de compétences numériques auront de plus en plus de difficulté à entrer sur le marché du travail et à contribuer à la société.
Voici une statistique cruciale : à l'heure actuelle, plus de quarante pour cent de la population active ne possède pas les compétences de base en lecture et en écriture ni les compétences numériques qui sont nécessaires pour réussir dans l'économie numérique.
Par conséquent, nous devons tous collaborer afin que les étudiants aient déjà acquis les compétences nécessaires lorsqu'ils obtiennent leur diplôme.
Nous devons renforcer nos partenariats. Nous devons mieux utiliser les nouvelles technologies. Et nous devons remettre en question les vieux principes sur la façon dont les choses doivent se faire.
Notre premier défi consiste à trouver des moyens de faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte et d'offrir à tous des chances égales d'occuper un emploi.
Je vous félicite des mesures que vous prenez pour y parvenir. Je sais que l'ACCC a tenu un colloque le 19 octobre à Yellowknife pour discuter des moyens qu'elle peut prendre pour mieux servir les étudiants autochtones qui habitent dans les régions rurales et éloignées.
Je sais également que l'ACCC s'occupe d'un projet qui vise à améliorer l'employabilité des Canadiens qui sont tenus à l'écart du marché du travail et collabore avec de multiples partenaires, dont des organismes d'alphabétisation, des conseils sectoriels, des collèges et des groupes cibles.
Je suis également au courant du fait que l'ACCC a reçu 8,3 millions de dollars pour offrir des programmes et des services aux immigrants alors qu'ils se trouvent encore dans leur pays d'origine, puis après leur arrivée au Canada.
Grâce aux bureaux pilotes situés en Chine, en Inde et aux Philippines, des personnes qui sont prêtes à immigrer ont reçu des conseils personnalisés. Elles ont également reçu une aide concrète pour l'évaluation et la reconnaissance de leurs titres de compétence, l'établissement, le perfectionnement de leurs compétences et l'actualisation linguistique, et la recherche d'emploi alors qu'elles étaient encore dans leur pays.
Un deuxième défi consiste à aider les particuliers canadiens à faire de bons choix de carrière.
Pour prendre des décisions éclairées à cet égard, il est nécessaire que les Canadiens sachent où se trouvent les débouchés. Cela leur permettra de décider quel programme ils vont suivre et dans quel établissement ils vont étudier.
Comment les collèges communautaires peuvent-ils renforcer leur rôle de partenaire stratégique qui donne aux étudiants les outils dont ils ont besoin pour prendre des décisions qui leur sont favorables?
Le gouvernement s'attend à ce que vos membres trouvent des moyens novateurs d'aider les Canadiens à acquérir des compétences.
Les entreprises, le marché du travail, les gouvernements et les établissements postsecondaires doivent s'efforcer ensemble de trouver des moyens efficaces de multiplier les débouchés afin que les travailleurs qualifiés puissent changer les choses.
Pour conclure, je tiens à vous remercier du rôle important que vous jouez dans nos collectivités.
La qualité de vos programmes et de vos diplômés restera toujours la clé du succès. Je suis persuadée que nous pouvons unir nos efforts.
Le Canada a besoin de vous. Merci.