Notes d'allocution
pour
l'honorable Diane Finley,
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
à la
conférence de la Section canadienne de l'Institut international des communications intitulée
Connexions, contenu et consommateurs : Vers une stratégie numérique nationale pour le Canada
Ottawa (Ontario)
Le 23 novembre 2010
La version prononcée fait foi
Bonjour.
Je suis très heureuse d'être ici pour parler de l'économie numérique.
En effet, elle occupe une place importante dans ma vie.
Comme vous pouvez l'imaginer, je voyage beaucoup.
Aujourd'hui, je pensais à combien je dépends de la technologie numérique pour me déplacer, pour me tenir en contact avec d'autres personnes, pour m'aider à gérer la quantité énorme d'information que je dois connaître pour mon travail.
J'utilise également la technologie numérique dans ce que je vais appeler, faute d'un meilleur terme, mes " loisirs ".
Je dépends tellement des technologies numériques que si l'un de ces systèmes ne fonctionnait plus, j'aurais de la difficulté à m'en sortir.
Sur ce plan, je suis comme des millions de personnes.
Les technologies numériques sont partout et elles sont essentielles à presque toutes les activités de notre société.
Elles permettent aux entreprises d'être innovatrices et productives, elles aident les gouvernements à fournir des services et elles permettent aux citoyens d'interagir et d'échanger de l'information.
La technologie numérique prend une telle place que nous n'avons plus le choix de l'utiliser.
Les compétences numériques sont donc de plus en plus importantes.
Les Canadiens, dans tous les domaines de la vie, ont besoin d'avoir les compétences nécessaires afin d'utiliser et d'interpréter l'information numérique, et d'y avoir accès.
À mesure que la technologie évolue, il sera de plus en plus difficile de faire partie du marché du travail et de la société si vous ne possédez pas de compétences numériques.
Voici une statistique importante : plus de 40 % de la main-d'œuvre a actuellement des lacunes en matière d'alphabétisation de base et de compétences numériques. Pourtant, cela est nécessaire pour prospérer dans l'économie numérique.
Et cela signifie qu'un pourcentage important de la population active ne peut pas, par exemple, lire des manuels techniques afin d'apprendre en milieu de travail et d'utiliser les nouvelles technologies numériques.
Ces personnes ne sont pas toujours en mesure de participer pleinement à l'économie d'aujourd'hui, et elles auront encore plus de mal à participer à l'économie de demain.
Et je ne parle pas ici uniquement des travailleurs âgés.
Un tiers des travailleurs ayant des lacunes en matière d'alphabétisation et de compétences numériques sont âgés de moins de 35 ans.
Bien sûr, le manque de compétences numériques n'affecte pas seulement les travailleurs, il a aussi des conséquences sur notre capacité à croître et à soutenir la concurrence.
Cela signifie que les entreprises ne s'adapteront pas aux nouvelles technologies qui stimulent la productivité. De plus, elles pourraient s'empêcher de présenter des appels d'offres pour des contrats lucratifs parce qu'elles savent qu'elles n'ont pas de travailleurs possédant les compétences requises.
Il y a aussi le risque que le fossé numérique croissant empêche certains groupes de participer aux activités économiques et sociales courantes.
Cela comprend les résidants des collectivités rurales et éloignées, les personnes à faible revenu, les Autochtones, les immigrants et les personnes handicapées.
Hier, vous avez entendu mon collègue, l'honorable Tony Clement, ministre de l'Industrie, parler des éléments de la prochaine stratégie sur l'économie numérique de notre gouvernement.
Comme l'a dit M. Clement, s'assurer que les Canadiens possèdent les compétences numériques adéquates, tant au sein du secteur des technologies de l'information et des communications que dans l'ensemble de l'économie, constitue un enjeu primordial.
Si l'on se penche tout d'abord sur le secteur des technologies de l'information et des communications, il est évident que pour rester compétitif sur le marché mondial, le perfectionnement des compétences numériques doit être abordé.
Ce secteur anticipe des pénuries de main-d'œuvre. Pourtant, les taux d'inscription et d'achèvement en matière de scolarisation postsecondaire ne suivent pas le rythme des besoins. Dans votre secteur, il y a de bons emplois bien rémunérés qui sont disponibles et, dans certains cas, non pourvus.
La demande de travailleurs possédant ces compétences ne se limite pas à ce secteur. Presque tous les secteurs de l'économie ont besoin de travailleurs qui possèdent des compétences techniques et numériques.
Par exemple, les soins de santé, la fabrication et les finances.
Donc, si nous n'avons pas les systèmes en place pour perfectionner les compétences en technologies de l'information et des communications pour l'ensemble de l'économie, nous mettons en péril la prospérité à long terme du Canada.
C'est pourquoi le gouvernement du Canada élaborera et mettra en œuvre une stratégie qui nous aidera à collaborer avec nos partenaires de l'industrie, des établissements d'enseignement et des gouvernements pour créer une main-d'œuvre qualifiée et un Canada plus fort.
Cela signifie de travailler avec les éducateurs afin de s'assurer que les étudiants diplômés possèdent les compétences requises.
Et de travailler avec l'industrie pour veiller à ce que ceux qui évoluent déjà dans un milieu de travail aient des compétences numériques et puissent s'adapter à l'évolution de l'économie.
Même si Industrie Canada est responsable de l'élaboration de la stratégie, mon ministère, Ressources humaines et Développement des compétences Canada joue également un rôle primordial.
Au mois de mai de cette année, le ministre Clement a lancé des consultations publiques sur la stratégie sur l'économie numérique, lors de la conférence Canada 3.0 qui s'est tenue à Stratford, en Ontario.
J'étais présente lors de ce lancement et j'ai fait une présentation sur les aspects de l'économie numérique liés aux compétences et à l'apprentissage.
Au cours de l'été, mon ministère a mené ses propres consultations publiques, en grande partie à l'aide du site Web sur l'économie numérique.
Au cours de la période de consultation de neuf semaines, nous avons demandé l'opinion des gens sur les enjeux primordiaux en matière de perfectionnement de compétences pour une économie numérique, et sur les meilleures façons de relever ces défis.
Nous avons aussi demandé aux répondants leur opinion sur la façon dont l'économie numérique influera sur le système d'apprentissage canadien, et sur les mesures que nous devons prendre pour combler le fossé numérique.
Les consultations ont démontré à quel point les compétences numériques progresseront.
Des 277 présentations officielles reçues sur le site Web de consultation, près d'un tiers étaient liées aux compétences numériques.
Certains grands thèmes ont surgi :
- le soutien à la formation et à l'encadrement des compétences numériques;
- l'importance de reconnaître les titres de compétences étrangers et de mieux intégrer les nouveaux Canadiens au marché du travail;
- l'importance d'améliorer les renseignements sur le marché du travail;
- l'importance de dialoguer avec les provinces et les territoires sur la formation et l'information en matière de compétences numériques;
- le soutien à la recherche et aux initiatives novatrices liées à l'apprentissage numérique.
Il est évident que les gens veulent que le gouvernement du Canada prenne les devants dans ce secteur.
Nos intervenants nous ont dit que les gens doivent détenir une base solide de compétences en matière de littératie avant qu'ils puissent utiliser des ordinateurs et d'autres types de technologie numérique.
Ils nous ont dit que nous devons former les éducateurs et intégrer les compétences numériques à la formation actuelle.
Et bien sûr, ils ont parlé de l'importance des partenariats, car aucun de nous ne peut aborder ces enjeux seul.
C'est pourquoi le gouvernement du Canada continuera à travailler avec les autres ordres de gouvernement, l'industrie et les établissements d'enseignement de partout au pays.
Permettez-moi de décrire certaines des étapes que prend déjà mon ministère pour appuyer le perfectionnement des compétences numériques.
Le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles travaille avec des partenaires partout au Canada afin d'augmenter les niveaux d'alphabétisation et des compétences essentielles des adultes, y compris les compétences numériques.
Le Bureau a actuellement plusieurs projets en cours portant sur les compétences numériques.
Permettez-moi de n'en citer qu'un : le Consortium canadien des collèges virtuels. Le Consortium créera du matériel d'apprentissage sur les compétences essentielles, accessible sur Internet.
La formation liée aux compétences numériques constitue aussi un volet de plusieurs des programmes offerts par mon ministère à l'intention des travailleurs âgés, des Autochtones, des sans abri et des jeunes.
Mon ministère appuie les provinces et les territoires à l'aide d'ententes relatives au marché du travail et d'ententes sur le développement du marché du travail.
Ces ententes peuvent être utilisées, en partie, pour financer le perfectionnement de compétences numériques.
Comme l'a dit hier mon collègue M. Tony Clement, une économie numérique forte sera le pilier de la prospérité future du Canada.
Nous avons tous un rôle à jouer pour façonner cet avenir.
Je me réjouis à l'idée de jouer mon rôle et j'espère que vous avez tout aussi hâte que moi de jouer le vôtre.
Merci.
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