Communiqué
2010-210
Le 30 novembre 2010
Pour diffusion immédiate
Fiche d'information : Radon
OTTAWA - L'honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, et M. Steve Blaney, député de Lévis-Bellechasse, ont annoncé aujourd'hui les résultats de la première année de l'Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les résidences réalisée par le gouvernement du Canada. Les résultats confirment la nécessité pour les Canadiens de détecter la présence de radon dans leur résidence.
« Le gouvernement Harper s'efforce de protéger les familles canadiennes des risques pour la santé liés au radon, deuxième cause de cancer du poumon en importance. Il est invisible, inodore et insipide. La seule façon de savoir si la concentration de radon dans la maison pose un risque est de procéder à un test », a déclaré la ministre Aglukkaq.
« Les résultats de la première année de l'enquête confirment l'importance pour les Canadiens de faire évaluer la concentration de radon dans leur domicile. Notre gouvernement recommande d'utiliser un dispositif de détection pendant au moins trois mois, à l'automne, à l'hiver ou au début du printemps, alors que les fenêtres sont fermées. Même si la concentration est élevée, le problème peut être réglé », a indiqué M. Blaney.
« Novembre est le mois de la sensibilisation au cancer des poumons. Le radon est la deuxième cause de cancer, après le tabagisme. L'an dernier, le cancer des poumons a entraîné la mort de 20 500 Canadiens. On estime qu'environ 10 % des décès attribuables au cancer des poumons sont liés à une exposition prolongée au radon à la maison. Nous recommandons fortement aux Canadiens de protéger leurs proches en testant leurs résidences pour la présence de radon », a déclaré Mme Heather Borquez, présidente et directrice générale de l'Association pulmonaire du Canada.
L'enquête biennale menée auprès de 18 000 foyers environ et qui s'achèvera en 2011 précisera le nombre estimatif de résidences où les seuils de radon se situent au-dessus de la directive canadienne en vigueur.
Le radon provient de la dégradation naturelle de l'uranium présent dans le sol. Il peut s'infiltrer dans la maison par les fissures et les ouvertures dans les fondations et s'accumuler jusqu'à atteindre des concentrations inacceptables. Les concentrations de radon varient d'une résidence à l'autre en fonction de divers facteurs comme le type de sol, la façon dont le bâtiment est construit et la ventilation. Bien que les concentrations de radon dans la plupart des domiciles canadiens soient inférieures au seuil que recommande la directive canadienne, les résultats de la première année de l'Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les résidences révèlent des concentrations élevées de radon dans environ 7 % des foyers canadiens, un pourcentage légèrement supérieur à ce qu'on avait prévu au départ.
Vous pouvez vous procurer une trousse de détection du radon sur Internet, auprès d'un fournisseur de services ou dans certaines quincailleries. Si les concentrations de radon à la maison excèdent le seuil de 200 becquerels/mètre³, Santé Canada recommande de prendre des mesures correctives. Plus la concentration est élevée, plus il est urgent d'agir. Vous trouverez des renseignements généraux sur la réduction des concentrations de radon dans la publication Le radon : Guide à l'usage des propriétaires canadiens, accessible sur le site Web de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.
Santé Canada a mis en place un programme permanent d'information sur le radon dans le but de sensibiliser les Canadiens à ce problème et aux risques possibles pour la santé qui y sont associés, et d'encourager la détection et la réduction du radon.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de Santé Canada à www.santecanada.gc.ca/radon.
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