Toronto, le jeudi 2 décembre 2010
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
J’aimerais remercier le premier ministre McGuinty de nous avoir invités, Sharon et moi, à ce somptueux dîner.
Depuis mon installation, j’invite les Canadiens à se joindre à moi pour imaginer ce que pourrait être notre pays. Nous cherchons à devenir une nation éclairée et bienveillante, où tous les Canadiens peuvent réussir, contribuer au mieux-être de la société et développer leur plein potentiel. Nous voulons que le Canada soit un pays qui accroît et met en application les connaissances de ses citoyens afin de pouvoir améliorer le sort de tous, tant au pays qu’à l’étranger.
Cette vision repose sur trois piliers que j’ai évoqués : soutenir les familles et les enfants; accroître l’apprentissage et l’innovation; et encourager la philanthropie et le bénévolat.
J’ai cinq filles et sept petits-enfants. Sharon et moi les considérons comme nos miracles. Inutile de dire l’importance que j’accorde à l’appui aux familles et aux enfants.
Nous savons tous que les premiers colons qui se sont établis au Canada ont appris à veiller sur leurs voisins et à s’entraider, construisant ensemble des granges et des villages dans l’espoir d’une vie meilleure pour leurs enfants. Conscients de ce que signifie bâtir une famille, ils ont encouragé la collaboration pour parvenir à leurs fins.
Tout comme le Canada, l’Ontario est connue pour la diversité de sa population.
Sharon et moi avons commencé à rencontrer des familles de différentes régions du pays et à écouter leurs histoires. Nous sommes impatients d’en rencontrer beaucoup d’autres, de tous les milieux et de toutes origines, pour entendre encore plus d’histoires.
En Ontario, vous disposez de merveilleux programmes pour les enfants et les familles, parce que vous êtes profondément convaincus que les enfants et les familles sont notre avenir.
Comme vous le savez sans doute, la majeure partie de ma carrière est associée au milieu universitaire. En tant que pédagogue et administrateur, j’ai eu le privilège de passer une bonne partie de ma vie entouré d’étudiants, et j’ai souvent eu l’impression que ce sont eux qui m’enseignaient.
Saint Augustin a écrit : « Pour juger de la qualité d’une société, voyez ce qu’elle chérit. » Moi, je vous dis : chérissons nos enseignants et nos professeurs.
Le Canada éclairé et bienveillant que nous envisageons se mesurera à sa façon de développer les talents de ses citoyens et à sa façon d’utiliser leurs connaissances pour améliorer le sort de l’humanité.
Cet après-midi, j’ai eu le privilège de prendre la parole à l’Assemblée législative de l’Ontario. J’ai pu ainsi faire connaître mon point de vue sur l’apprentissage et l’innovation.
Grâce aux connaissances qu’acquiert un enfant, celui‑ci peut développer ses facultés intellectuelles au meilleur de ses capacités.
Le Canada se doit de bâtir une société qui apprend, tout en prônant une société d’entraide, une société qui se tourne vers l’extérieur, au-delà de ses frontières, vers le reste du monde.
Or, tout commence par l’apprentissage. En cette ère de mondialisation, le leadership se mesure à la force de nos idées et au rythme auquel nous innovons.
Le savoir est la pierre angulaire sur laquelle nous édifions une société, et l’innovation est l’outil qui nous permet de l’améliorer. L’innovation, c’est essentiellement la conception de nouvelles idées qui permettent d’améliorer notre façon de faire. Innover, c’est voir les choses sous un nouvel angle et imaginer ce qui n’existe pas encore.
Nous devons nous poser la question suivante : comment concilier la quête de l’excellence et l’égalité des chances pour tous les Canadiens? À cette fin, nous devons comprendre que ces deux notions ne sont pas contradictoires, mais plutôt concordantes, et qu’elles se renforcent mutuellement.
Samuel de Champlain, un véritable gouverneur qui n’en avait pas le titre, rêvait d’un nouvel ordre fondé sur le respect commun d’histoires, de cultures et de convictions différentes. Cette vision est, à mes yeux, aussi pertinente aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 400 ans.
En 2017, le Canada célébrera son 150e anniversaire. En 2017, nous voulons être une société éclairée et bienveillante, une société qui innove, qui fait valoir ses talents et qui utilise les talents de chaque citoyen et citoyenne.
En terminant, j’aimerais vous citer cette phrase célèbre de George Bernard Shaw :
« Certaines personnes voient les choses et se demandent “pourquoi?”
Nous rêvons de choses qui n’existent pas encore et nous demandons “pourquoi pas?” »
Je vous remercie.