Toronto (Ontario)
le 24 février 2011
Priorité au discours prononcé
Bonjour.
Je suis très heureux d'être ici en tant que secrétaire parlementaire du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits. Sur une note personnelle, j'aimerais vous confier qu'il s'agit là de ma première mission en tant que secrétaire parlementaire et que c'est pour moi un honneur de pouvoir collaborer avec le ministre à ce dossier des plus importants.
J'aimerais remercier l'hôte de la conférence – l'Association nationale des centres d'amitié – qui a fait un travail remarquable en planifiant cet événement, de même que les autres partenaires, notamment l'Université Trent, l'Université de Sudbury et le gouvernement de l'Ontario.
Toutes les personnes présentes aujourd'hui partagent le même but : améliorer la qualité de vie des Autochtones. C'est pourquoi notre gouvernement est fier d'appuyer cet important événement. Cette conférence est l'occasion de discuter des questions touchant les Autochtones vivant en milieu urbain, de contribuer à l'élaboration de politiques qui les concerne et de travailler en partenariat sur des questions d'une grande importance. C'est également une occasion unique pour apprendre et échanger de l'information sur le contexte des Autochtones vivant en milieu urbain, ainsi que pour mettre au point et partager des idées sur la manière d'améliorer celui-ci. Il s'agit là d'une véritable « vision tournée vers l'avenir ».
La Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain du gouvernement fédéral annoncée en 2007 constitue un exemple de la manière dont notre gouvernement renforce et améliore les buts de la présente conférence. Cette stratégie représente un engagement sur cinq ans, et au cours de l'année à venir, notre gouvernement examinera des options pour les années au-delà de 2012, et les discussions s'appuieront sur des événements comme la conférence d'aujourd'hui.
Comme vous l'avez sans doute déjà entendu dire dans l'un des nombreux groupes d'experts durant cette conférence – et probablement même avant cet événement – les Autochtones vivant en milieu urbain forment une population jeune et dynamique qui croît rapidement. En fait, ils représentent le groupe démographique dont la croissance est la plus rapide au Canada. Leur réussite contribue largement à l'établissement de villes fortes et prospères, ce qui favorise l'édification d'un Canada fort et prospère.
Au cours des cinquante dernières années, de nombreux Autochtones ont installé leur foyer dans les villes. Au cours de cette période, les chercheurs, les décideurs et les dirigeants des communautés autochtones ont tous remarqué les défis que les Autochtones rencontrent lorsqu'ils s'établissent dans une ville, et leur difficulté à faire la transition d'un milieu rural ou d'une réserve à un milieu.
Les Autochtones vivant en milieu urbain ont tenté de relever ces défis et de construire une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs communautés.
Les responsables de l'élaboration des politiques publiques des divers ordres ont également axé leurs efforts sur la recherche de solutions pour rehausser la qualité de vie des Autochtones vivant en milieu urbain au moyen de programmes visant à améliorer l'éducation, à perfectionner les compétences professionnelles et à accroître l'accès aux possibilités d'emploi, à régler les problèmes relatifs à la santé et à favoriser le développement communautaire.
Je suis impressionné par la manière dont cette conférence est encadrée. Ce n'est pas une conférence au sujet du gouvernement. Cette conférence porte sur la manière dont les Autochtones progressent dans leur recherche du biimaadiziwin – qui signifie « une vie bien remplie » dans la langue des Ojibways – dans les milieux urbains.
Pour favoriser le biimaadiziwin, les Autochtones construisent et renforcent les quartiers et les communautés; améliorent l'éducation; créent des entreprises et des organisations; se gouvernent de façon autonome; partagent et utilisent le savoir traditionnel; établissent des groupes de pratique spirituelle; apprennent leurs langues autochtones; créent des œuvres artistiques et littéraires; surmontent divers défis; collaborent avec la population et les institutions non autochtones; et contribuent au tissu social, culturel et économique global de la ville.
Les questions que vous posez au cours de cette conférence sont importantes. Vous discutez des innovations, des stratégies efficaces et des solutions éventuelles.
Notre gouvernement reconnaît qu'il reste beaucoup de travail à faire pour appuyer la population autochtone urbaine qui ne cesse de croître au Canada et il sait que les Autochtones vivant en milieu urbain continuent d'affronter des défis importants. Mais nous reconnaissons également que cette population possède un énorme potentiel. C'est pourquoi nous sommes tous ici aujourd'hui, à participer à cet événement. Les conférences comme celle-ci aident à favoriser la création de partenariats importants et créent un dialogue ouvert pour appuyer les Autochtones vivant en milieu urbain de l'ensemble du Canada.
J'ai hâte de travailler avec vous et d'entendre vos perspectives sur la manière d'améliorer la qualité de vie des Autochtones vivant en milieu urbain.
Merci.