Le Premier ministre Stephen Harper a fait la déclaration suivante à une réunion d'urgence sur la Libye :
« Premièrement, j'aimerais remercier le Président Sarkozy pour avoir organisé cette rencontre importante et historique.
« Nous nous sommes réunis ici, des leaders et des représentants de l'Amérique du Nord, de l'Europe et de la Ligue arabe, parce que la population libyenne, durement éprouvée, nous a lancé un défi.
« Est-ce que nous croyons en la liberté, où nous ne faisons que dire croire en la liberté?
« Plus tôt cette semaine, le Conseil de sécurité des Nations unies a donné sa réponse.
« Jeudi dernier, il a adopté une résolution autorisant des sanctions additionnelles et une zone d'exclusion aérienne afin de prévenir les bombardements du régime contre ses propres citoyens et citoyennes.
« Pour faire appliquer cette résolution, des avions canadiens et le NCSM Charlottetown ont joint la force internationale qui se rassemble dans la région.
« Face à la menace d'une intervention militaire, le régime a proclamé un cessez-le-feu.
« Mais le cessez-le-feu était un mensonge, un mensonge évident depuis le début. Les faits sur le terrain changent dans la direction opposée.
« Le Canada a dit, et les leaders sont d'accord, que nous devons agir de façon urgente.
« Nous devons aider le peuple libyen, les aider maintenant, sinon la menace contre la population et contre la stabilité de toute la région va seulement s'accroître.
« Nous devons aussi nous assurer que les besoins humanitaires sont satisfaits, et que l'on souscrit entièrement à l'appel humanitaire.
« Finalement, nous devons tous et toutes reconnaître qu'ultimement, seulement la population libyenne peut ou devrait décider de son avenir.
« Mais nous avons tous un intérêt mutuel dans leur transition pacifique vers un avenir meilleur. »