No 2011/24 - Toronto (Ontario) - Le 17 juin 2011
Sous réserve de modifications
Au nom du gouvernement du Canada, je souhaite à tous nos amis panaméens la plus chaleureuse des bienvenues au Canada et dans la belle ville de Toronto.
Nous vivons une période importante dans l’histoire du partenariat entre le Canada et le Panama, et ce, pour trois raisons.
Tout d’abord, nous célébrons cette année le 50e anniversaire des relations politiques entre nos deux pays. Au cours de ces années, nous avons vu nos liens se resserrer plus que jamais, sur les plans social, politique et commercial.
Ensuite, nous célébrons le vol inaugural d’hier entre Toronto et Panama du transporteur Copa Airlines, qui offrira désormais quatre vols par semaine entre ces deux villes.
Le service hebdomadaire du transporteur aérien national panaméen à Toronto témoigne d’activités commerciales et touristiques accrues entre nos deux nations, sans oublier le nombre croissant de Canadiens qui prennent leur retraite au Panama.
En novembre 2011, la compagnie Air Transat compte inaugurer des vols entre ces deux mêmes villes et entre Montréal et Panama, rendant ainsi les déplacements plus aisés entre nos deux pays.
Enfin, nous venons juste de célébrer le premier anniversaire de la signature de l’Accord de libre-échange Canada-Panama à Ottawa. Cet accord représente le point culminant d’années de travail et de promotion des intérêts, tant par les représentants officiels que par les gens d’affaires de chacun des pays, sans oublier le leadership politique du premier ministre Stephen Harper et du président Ricardo Martinelli.
Ces derniers ont compris l’immense potentiel que recèlent nos liens économiques étroits et se sont battus pour concrétiser cet accord.
En plus de l’accord commercial comme tel, nous avons signé deux accords parallèles sur la main-d’œuvre et l’environnement. Ces ententes montrent bien que la responsabilité commerciale et la conscience sociale peuvent aller de pair.
Je crois que les trois accords ont passé avec succès toutes les étapes du processus législatif panaméen.
Je sais que nombre d’entre vous se demandent à quelle étape du processus en sont les accords au Canada.
Comme vous le savez, nous étions, il y a peu de temps, en période électorale. Dès le déclenchement des élections, tous les projets de loi déposés à la Chambre des communes sont morts au feuilleton, y compris la législation visant à faire de l’Accord une loi.
Aujourd’hui, je peux vous assurer du ferme engagement de notre gouvernement (et de mon ferme engagement personnel à titre de ministre) à l’égard de cet accord.
Les Canadiens nous ont donné un mandat reposant sur une forte majorité et nous présenterons de nouveau l’Accord dès que possible cet automne.
Comme nos économies se maintiennent sur la voie d’une reprise durable, il nous faut tirer avantage de l’Accord.
Nos pays ont tant à s’offrir l’un l’autre.
Le Canada reconnaît le Panama comme l’un des pays les plus stables dans une région où la situation est souvent précaire.
Depuis longtemps, le Panama entretient un partenariat étroit avec le Canada, et avec d’autres pays de l’hémisphère, afin de promouvoir la sécurité et l’établissement de démocraties solides, efficaces et responsables dans la région.
Depuis longtemps, les Canadiens surveillent les débouchés commerciaux sur le marché panaméen.
L’économie du Panama, dynamique et novatrice, est une porte d’entrée sur l’Amérique latine.
Il suffit de penser au canal de Panama, dont l’efficacité a certainement été déterminante dans la croissance des échanges commerciaux avec la région et au cœur même de celle-ci. Le canal est un élément clé des activités commerciales du Canada, grand usager de cette plaque tournante.
Le canal de Panama est un symbole mondial de l’ouverture du Panama sur le monde.
Il en est de même pour la Zone franche de Colón, pôle mondial d’expédition où circulent chaque année plusieurs milliards de dollars de marchandises.
Les nombreux accords de libre-échange conclus par le Panama, non seulement avec ses voisins du Salvador et du Chili, mais aussi avec Singapour et Taïwan, témoignent une fois de plus de l’importance qu’accorde ce pays au commerce.
Cette ouverture au commerce a sans aucun doute aidé le Panama à surmonter la crise économique mondiale. Le Panama fait partie d’une poignée de pays des Amériques à avoir enregistré une croissance positive en 2009 et en 2010. Tout porte à croire que cette solide croissance se poursuivra dans l’année à venir.
Il s’agit là d’un tour de force.
Tout comme le Panama, le Canada croit en l’importance du commerce.
Ici au Canada, le commerce est une question importante pour les Canadiens, qui a des répercussions sur les prix, la sélection des aliments offerts à la vente et les emplois disponibles pour subvenir aux besoins des familles. En fait, un emploi sur cinq est directement lié au commerce.
Voilà pourquoi notre partenariat commercial avec le Panama est si important. Le commerce bilatéral entre nos deux pays a dépassé les 213 millions de dollars l’an dernier, soit 62 p. 100 de plus que l’année précédente.
Les entreprises canadiennes comme Banque Scotia et SNC–Lavalin, de même que divers établissements d’enseignement, travaillent à établir une présence accrue au Panama. Les services gouvernementaux qui soutiennent nos activités sur les marchés mondiaux en font tout autant.
Prenons pour exemple le bureau ouvert par Exportation et développement Canada au Panama, désormais pôle régional pour l’Amérique centrale et les Caraïbes.
L’ambassade du Canada au Panama fait état d’une forte augmentation de la demande pour les outils et le soutien offerts par ses délégués commerciaux l’an passé. De nombreuses entreprises sont nouvelles sur ce marché.
Ce qui représente un fort potentiel.
Construction, tourisme, services, éducation, fabrication manufacturière, services logistiques, ressources humaines, distribution et énergie : le Canada a beaucoup à offrir à ses partenaires panaméens.
L’exploitation minière en est un bon exemple. Les entreprises minières canadiennes sont déjà d’importants investisseurs dans le secteur minier du Panama.
Nos entreprises, comme Inmet, sont des chefs de file mondiaux pour veiller à ce que des avantages sur les plans environnemental, social et économique découlent des activités minières.
Le message est clair : le Canada peut aider le Panama à valoriser ses immenses ressources.
L’expansion du canal de Panama illustre également cette bonne coopération. Au fil des années, les sociétés canadiennes ont acquis une vaste expertise dans les domaines des infrastructures, des transports et de la construction. Nous croyons que les entreprises canadiennes peuvent jouer un rôle important dans l’expansion du canal.
Nous nous réjouissons aussi du plan d’infrastructures de 13,6 milliards de dollars adopté par le gouvernement du président Martinelli.
L’expertise canadienne en matière d’infrastructures s’harmonise parfaitement avec les priorités du plan, y compris l’aménagement d’un réseau de métro et d’installations portuaires, l’agrandissement de l’aéroport et la distribution d’énergie.
Je me dois d’ajouter que les entreprises canadiennes sont en train de se forger une solide réputation dans les secteurs de la construction écologique et des technologies de développement durable.
Nous sommes déterminés à explorer ce type de partenariats avec nos collaborateurs panaméens, y compris les membres du tout nouveau conseil panaméen sur le bâtiment écologique.
Nous profitons de chaque occasion pour parler à nos partenaires commerciaux, dont le Panama, des nombreux avantages que présente le Canada sur le plan de l’investissement.
Le Canada est sorti de la crise économique mondiale en bonne position, meilleure que la plupart des autres pays du G-8 et des membres de l’OCDE. Nous jouissons en effet de la situation financière la plus saine des pays du G-7. En outre, notre gouvernement est en bonne voie de revenir à l’équilibre budgétaire bien avant ces pays.
Le Fonds monétaire international nous a confirmé que notre taux de croissance économique était l’un des plus rapides des nations industrialisées.
À cette nouvelle étape du partenariat Canada-Panama, les investisseurs panaméens devraient se tourner vers l’économie canadienne, stable, faiblement imposée, axée sur l’innovation et exemplaire. Notre accord de libre-échange offrira de nouvelles possibilités à nos économies et nous aidera à continuer sur notre lancée.
Des événements comme celui-ci et des gens comme vous sont au cœur de ces efforts.
Je me réjouis à l’idée de collaborer avec vous afin d’ouvrir et de saisir de nouvelles possibilités en matière de commerce et d’investissement, de créer des emplois et d’accroître la prospérité des Canadiens et des Panaméens.
Je vous remercie.