L'honorable Christian Paradis, C.P., député Ministre de l'Industrie
Notes d'allocution
Ottawa (Ontario)
Le 20 septembre 2011
La version prononcée fait foi
Bonjour à tous, et merci Bernard et Mark de cette aimable présentation. Je tiens d'abord à féliciter Bernard et son équipe de l'Association canadienne des télécommunications sans fil d'avoir organisé cet événement portant sur l'avenir des technologies mobiles et sans fil.
Mesdames et Messieurs, comme vous le savez, la croissance a été interrompue au dernier trimestre. Et, certainement, l'Union européenne et les États-Unis continuent de faire face à des défis économiques structurels, lesquels ont des répercussions ici, au Canada.
Le Canada a déjà beaucoup accompli. Quand la récession s'est produite, notre pays était bien placé pour l'affronter. Les affaires budgétaires de notre gouvernement étaient en ordre, nos banques étaient solides, et la demande pour nos ressources est demeurée forte partout dans le monde.
Malgré tout, nous avons agi promptement. Grâce au Plan d'action économique du Canada, notre gouvernement a pris des mesures directes tôt en 2009 pour créer des emplois et protéger les Canadiens pendant la récession mondiale. Ces moyens de stimulation mis en œuvre à point nommé ont aidé à revitaliser l'économie. En aidant les entreprises et les travailleurs canadiens les plus touchés par le ralentissement à se remettre à l'œuvre, notre plan a contribué à créer des emplois et à stabiliser les collectivités frappées.
Le soutien accordé aux entreprises ne s'est pas limité aux mesures de stimulation. Depuis que nous sommes au pouvoir, nous avons réduit la taxe sur les produits et services, et nous avons offert des encouragements fiscaux aux familles pour qu'elles rénovent leur maison. Nous avons abaissé les droits de douane sur le matériel de fabrication importé et, d'ici janvier 2012, nous aurons ramené le taux d'imposition fédéral des sociétés à 15 %, soit le plus faible taux d'imposition global appliqué aux nouveaux investissements des entreprises des pays du G7 et moins de la moitié du taux en vigueur aux États-Unis.
Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons beaucoup accompli, mais la réduction du fardeau fiscal des petites entreprises compte parmi les réalisations les plus importantes et dont nous sommes le plus fiers. Or, c'en est une dont bon nombre d'entre vous connaissent l'importance.
En plus d'avoir réduit le taux d'imposition des sociétés, nous avons éliminé la surtaxe perçue auprès de toutes les entreprises et l'impôt fédéral sur le capital. Nous avons également fait passer de 300 000 $ à 500 000 $ le seuil de revenu à partir duquel le taux d'imposition des petites entreprises ne s'applique plus.
Aujourd'hui, notre économie conserve ses solides assises. Les dépenses des consommateurs et les investissements des entreprises continuent de croître. De plus, selon le Fonds monétaire international et l'Organisation de coopération et de développement économiques, nous sommes en voie de nous tailler une place parmi les économies les plus puissantes des pays du G7 cette année et l'an prochain.
Nous continuerons de surveiller la situation économique mondiale et prendrons les mesures nécessaires. Mais comme mon collègue, le ministre des Finances, Jim Flaherty, l'a récemment affirmé, la meilleure voie à suivre pour le moment est de maintenir le cap.
Alors que nous mettons en œuvre la prochaine phase du Plan d'action économique du Canada, nous devons nous tourner vers vous et vos collègues — les dirigeants d'entreprises de toutes les collectivités du pays — afin que vous traciez la voie.
Notre programme mettra moins l'accent sur les mesures de stimulation pour se concentrer davantage sur une gestion judicieuse et prudente qui aura pour objet de réduire les dépenses gouvernementales.
Cette gestion prudente comprend une diminution d'impôts et des investissements dans l'innovation.
L'innovation issue des travaux de recherche-développement (R-D) est importante tant pour le gouvernement que pour les Canadiens. Un récent sondage a d'ailleurs révélé que trois Canadiens sur quatre établissaient un lien entre la R-D et notre prospérité.
Et ce pourcentage est certainement encore plus élevé chez la petite portion de Canadiens qui investissent des capitaux pour le compte d'entreprises.
Nous en sommes donc venus à la conclusion que nous savons tous que les entreprises doivent investir dans l'innovation si elles veulent être en mesure de soutenir la concurrence. Qu'est-ce qui fait donc obstacle à ces investissements?
Pour répondre à cette question, Tom Jenkins d'OpenText a accepté de présider un groupe d'experts sur la R-D. Les membres du groupe ont été chargés de se pencher sur la façon dont le gouvernement devrait appuyer la R-D commerciale.
Sans égard aux conclusions du groupe d'experts, il est évident que, pour de nombreuses entreprises, le chemin vers l'innovation et les nouveaux marchés passera par l'adoption des technologies de l'information et des communications (TIC) et des technologies sans fil, comme celles présentées ici aujourd'hui.
Lorsque se pose la question de l'innovation, le secteur du sans-fil fait partie de la solution.
Nous voulons que le Canada ait davantage d'histoires à succès à raconter. Nous voulons que les multinationales viennent effectuer des travaux de recherche ici. Et nous voulons que l'industrie canadienne se hisse au premier rang en ce qui a trait aux applications.
Mais nous devons également encourager les entreprises et les consommateurs à adopter ces innovations et à accentuer le rythme de cette adoption. Nous souhaitons que le marché canadien soit doté des conditions propices pour que les entreprises et les consommateurs tirent pleinement profit des technologies qui s'offrent à eux.
Mesdames et Messieurs, à titre de chefs de file de l'industrie du sans-fil, vous savez mieux que quiconque que nous nous trouvons à la frontière d'une toute nouvelle ère technologique.
La Vitrine technologique de cette année démontre clairement les progrès que vous avez accomplis.
Des applications commerciales qui remplacent votre portefeuille en cuir par un téléphone en plastique. Des applications qui surveillent la santé de patients, fournissent des antécédents médicaux et rappellent aux patients de prendre leurs médicaments. D'autres encore qui contribuent à réduire l'écart entre les régions urbaines et rurales, et qui améliorent le bien-être des Canadiens atteints d'une déficience physique.
Cette vitrine nous donne un aperçu de notre avenir et de l'avenir de notre économie. Voilà une raison de célébrer et d'appuyer les efforts faits en ce sens.
Notre gouvernement est votre partenaire dans le cadre de cette révolution numérique. Je crois que vous pouvez tous convenir que le Canada doit être un chef de file de l'économie numérique.
Nous envisageons un Canada où l'infrastructure numérique est à la fine pointe de la technologie et où les entreprises et consommateurs sont des adopteurs précoces. Un pays où les travailleurs possèdent les compétences pour réussir dans cette économie numérique et où nos entreprises fabriquent les technologies qu'elles fournissent au monde entier.
Nous envisageons un Canada où les appareils et les renseignements qu'ils nous fournissent correspondent à notre vie, à nos valeurs et à notre culture.
C'est ainsi que se définit notre vision pour le Canada et l'économie numérique.
Avec 97 % de Canadiens ayant accès à une transmission de données sans fil à grande vitesse, et près de 25 millions d'abonnés au pays, il va sans dire que nous avons de bonnes assises sur lesquelles nous appuyer.
C'est pourquoi nous concrétiserons cet automne notre programme en présentant de nouveau au Parlement le projet de loi sur la modernisation du droit d'auteur ainsi que les modifications proposées en matière de vie privée. Nos lois donneront confiance aux Canadiens en plus de leur offrir la protection juridique complète dont ils ont besoin pour participer pleinement à cette nouvelle économie en évolution.
Nous travaillons en outre à la conception et à l'établissement de paramètres pour une éventuelle mise aux enchères de fréquences du spectre dans les bandes de 700 et de 2 500 mégahertz.
Lorsque ces fréquences du spectre seront libérées aux fins d'utilisation, les entreprises seront en mesure de nous présenter des innovations et de nouvelles technologies, tandis que l'ensemble de la population canadienne se verra offrir davantage d'options.
Et c'est dans cet esprit que je me suis présenté à la Vitrine technologique ce matin.
Nous sommes résolus à appuyer l'industrie du sans-fil et l'économie numérique parce que nous connaissons les avantages qu'elles procureront aux Canadiens à court, à moyen et à long termes. Nous contribuerons à cultiver la réputation du Canada à titre de chef de file mondial des innovations sans fil, notamment en réclamant sur la scène internationale qu'une plus grande part du spectre soit allouée à la large bande mobile.
Nous encouragerons par ailleurs l'adoption des TIC et favoriserons une plus grande confiance à l'égard des transactions électroniques.
Plus rapidement ces technologies feront leur entrée sur le marché et se retrouveront entre les mains des Canadiens — c'est-à-dire plus rapidement ces derniers deviendront partie prenante de l'avenir —, plus nous serons prospères en tant qu'économie et population.
Pour ma part, je peux vous dire que je suis impatient de connaître ce que l'avenir nous réserve.
Je vous remercie.