La Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique (SRCEA) servira de plate-forme pour la science et la technologie de renommée internationale et elle sera fonctionnelle durant toute l’année dans le Nord du Canada. La nouvelle station s’ajoutera au réseau existant d’installations régionales plus petites réparties dans le Nord et leur servira d’ancrage. Elle fournira une gamme de services pour la science et la technologie dans le Nord du Canada. La station sera construite à Cambridge Bay (Nunavut).
Compte tenu du mandat de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême Arctique et du désir de faire avancer sans heurts la phase de la conception, on a dégagé pour Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, à même le budget de 2010, 18 millions de dollars sur cinq ans pour entamer les préparatifs de conception en vue de la construction de la station.
La mission de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique
La mission de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique appuiera la science et la technologie dans l’Arctique en permettant :
- de développer et diversifier l’économie de l’Arctique canadien;
- d’encourager une intendance efficace des terres, des eaux et des ressources de l’Arctique canadien;
- de créer un pôle d’activités scientifiques dans la vaste région diversifiée qu’est l’Arctique canadien;
- de promouvoir l’établissement de collectivités nordiques autonomes, en santé et dynamiques;
- de favoriser et de renforcer la capacité au moyen de la formation, de l’éducation et de la sensibilisation;
- d’accroître la présence visible du Canada en Arctique et renforcer son leadership à l’égard des questions touchant cette région.
La conception
L’étape de la conception s’appuiera sur l’étude de faisabilité rendue publique en août 2011 et comprendra une étude de définition, y compris les plans d’étage, les élévations de l’immeuble et les spécifications de matériel, les stratégies de télécommunication ainsi que le calcul détaillé des coûts et les calendriers pour la construction et le fonctionnement de la nouvelle station. On intégrera les technologies vertes dans la conception de la station.
La SRCEA accueillera un grand nombre de chercheurs dans l’Arctique canadien qui seront au service du Canada et du monde entier. La station comprendra des laboratoires de pointe, des ateliers, des bureaux, des installations de télécommunication et des salles de réunion afin de soutenir la science et la technologie de classe mondiale et aussi de permettre la collaboration tant à l’échelle nationale qu’internationale. On s’attend à ce que la station héberge des scientifiques locaux, ainsi que des collaborateurs hôtes canadiens et étrangers et des chercheurs de passage. Durant l’étape de la conception, on déterminera le nombre total de personnes qui travailleront à la station.
L’étude de faisabilité est présentée dans son intégralité au site Web du Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique.
Participation communautaire
Les résidants du Nord continueront de collaborer à la conception de la station, notamment en participant à des groupes consultatifs, à des consultations auprès de la collectivité et à de discussions bilatérales. Dans le but de garantir des avantages socioéconomiques pour le Nord, l’approvisionnement de la SRCEA se fera en conformité avec les articles pertinents de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Durant la phase de conception, les entreprises dont le dossier d’appel d’offres fera mention d’une représentation du Nunavut – comme l’embauche d’Inuit, des bureaux et installations au Nunavut ou qui auront recours à la formation sur place et au perfectionnement des compétences d’Inuit – verront le prix de leur proposition rajusté à la baisse aux fins de l’évaluation de l’appel d’offres. Cette méthode constituera une mesure incitative notable pour s’assurer que les propositions génèrent des avantages économiques pour le Nunavut.
Le mandat de la SCREA énonce comme principe que la station collaborera avec les Autochtones du Nord canadien et reconnaîtra l’importance des connaissances traditionnelles. La collectivité de Cambridge Bay sera associée au projet pour faire en sorte que la station offre un complément des services mis à la disposition de la collectivité.
Avantages générés par le SCREA
La construction et le fonctionnement futur de la SCREA procureront des avantages directs à Cambridge Bay et à la région environnante en matière d’emplois et de contrats de service. Une fois la SCREA fonctionnelle, les activités de recherche, d’éducation et de sensibilisation qui y seront menées fourniront aux résidants du Nord des compétences et l’expérience nécessaires pour s’intégrer davantage au marché du travail, de l’exploitation minière et de l’énergie jusqu’à la santé et aux sciences de la vie, en passant par la gestion des ressources naturelles et de la faune. La station contribuera aussi au développement économique et à la diversification des économies nordiques. Il est prévu que la SCREA entrera en service en 2017, année du 150e anniversaire du Canada.