Notes pour une allocution
de
l’honorable Diane Finley
Ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
Polytechnics Canada Showcase
and
Industry Forum
Le 9 novembre 2011
Toronto (Ontario)
À vérifier au moment de l’allocution
Bonjour. Je suis heureuse de me retrouver parmi les esprits les plus novateurs et les plus axés sur la résolution de problèmes qu’on puisse trouver au Canada.
Nous vivons à une époque de changements. Ce sont des changements rapides et mondiaux qui nous touchent tous.
En fait, le monde n’a jamais évolué aussi rapidement qu’aujourd’hui.
S’il est une leçon que nous avons apprise de la récente crise économique, c’est bien que nos entreprises doivent réagir et s’adapter le plus rapidement possible aux changements.
Voyez comment le cycle de vie des produits ne cesse de diminuer, et c’est encore plus vrai dans le domaine des nouvelles technologies.
Une application vient à peine de faire son apparition qu’on en lance une autre, améliorée et plus performante.
Autre élément à considérer, nos entreprises doivent demeurer compétitives sur notre marché, mais aussi défier la concurrence étrangère.
N’oublions pas que les pays émergents ne se contentent plus de fabriquer des produits conçus par d’autres. Ils innovent désormais.
Dans un tel contexte, quelles sont les entreprises canadiennes qui réussissent à tirer leur épingle du jeu et à accroître leur productivité?
Celles qui introduisent fréquemment de nouveaux produits, qui développent de nouveaux procédés et qui adoptent de nouveaux modes d’organisation.
Ce sont ces entreprises qui croissent le plus vite, qui créent des emplois, qui augmentent leurs parts de marchés et de bénéfices.
Et ce sont ces entreprises qui permettront de relancer l’économie et d’améliorer notre qualité de vie.
En mai dernier, les Canadiens ont donné à notre gouvernement un mandat clair : créer des emplois et favoriser la croissance.
C’est la raison pour laquelle le soutien à l’innovation, par la formation et l’acquisition de compétences, est et demeure au cœur de notre Plan d’action économique.
Mais pour innover et réussir dans l’économie mondiale, il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées.
Comme je l’ai souligné hier aux étudiants que j’ai rencontrés, il faut aussi encourager ces idées, les appuyer et les mettre en marché.
Pour ce faire, les entreprises doivent pouvoir compter sur des travailleurs hautement qualifiés.
Et c’est dans la pénurie de main-d’œuvre qualifiée que réside, à mon avis, notre plus grand défi à tous -- gouvernements, établissements d’enseignement et employeurs.
Nous faisons face à une situation où nous avons plus d’emplois que de personnes capables de faire le travail.
Le faible taux de natalité, conjugué au départ à la retraite des baby boomers, risque d’engendrer une pénurie de main-d’œuvre sans précédent.
Et si nous ne nous attaquons pas maintenant à la pénurie de main-d’œuvre, elle ne fera que s’accentuer.
D’où l’importance de miser plus que jamais sur la formation et l’acquisition des compétences.
De solides compétences permettront aux travailleurs canadiens de trouver des emplois bien rémunérés dans les industries en croissance, comme celles des communications, de la biotechnologie et de l’énergie.
À l’heure actuelle, beaucoup de travailleurs se retrouvent sans emploi en raison, notamment, de fermetures ou de réductions d’effectifs dans les industries traditionnelles.
Plusieurs de ces emplois ont été remplacés par des technologies ou des systèmes qui sont, il faut l’avouer, moins coûteux et plus efficaces. Certains de ces emplois sont disparus pour toujours.
Il importe d’aider ces travailleurs en transition à se recycler et à acquérir d’autres compétences qui leur permettront de tirer profit des possibilités qui s’offrent à eux sur le marché du travail.
Chaque année, le gouvernement du Canada verse des milliards de dollars aux provinces et territoires pour qu’ils puissent offrir de la formation et du soutien à l’emploi aux travailleurs canadiens qui ont besoin d’aide pour faire la transition vers un nouvel emploi.
Dans le cadre des ententes sur le marché du travail et des ententes sur le développement du marché du travail conclues avec les provinces et territoires, chaque année, environ 600 000 travailleurs à l’échelle du pays reçoivent de la formation et de l’aide à l’emploi.
C’est une bonne nouvelle pour les travailleurs mis à pied qui doivent acquérir de nouvelles compétences.
C’est aussi une bonne nouvelle pour les entreprises, qui veulent des travailleurs plus productifs.
Le financement de la formation est particulièrement important pour les groupes sous-représentés sur le marché du travail, comme les travailleurs âgés, les personnes handicapées, et les travailleurs possédant un faible niveau d’alphabétisation ou ayant des lacunes sur le plan des compétences essentielles.
À titre d’exemple, les travailleurs âgés possèdent de l’expérience et des connaissances qui sont très utiles dans leur milieu de travail, mais lorsqu’ils sont mis à pied, ils font face à des difficultés particulières pour trouver un autre emploi.
C’est pourquoi nous avons mis en place l’Initiative ciblée pour les travailleurs âgés, ou ICTA.
L’ICTA est un programme mené en collaboration avec les provinces et territoires. Il vise à offrir de l’aide à l’emploi aux chômeurs âgés dans les collectivités qui connaissent un taux chômage élevé, des réductions de personnel ou des fermetures importantes.
Nous fournissons également des subventions pour encourager les Canadiens à suivre un programme d’apprentissage.
Ainsi, en 2007, nous avons créé la Subvention incitative aux apprentis. C’est une somme pouvant atteindre 2 000 $ versée aux apprentis qui terminent le premier ou le deuxième niveau de leur programme d’apprentissage dans un métier désigné Sceau rouge.
En 2009, nous avons aussi mis en place la Subvention à l’achèvement de la formation d’apprenti. Il s’agit d’une somme pouvant atteindre 2 000 $ remise aux apprentis qui terminent leur formation et obtiennent un certificat de compagnon.
S’il est important d’investir dans la formation et les compétences de la main-d’œuvre actuelle, âgée et moins âgée, il ne faut pas oublier la relève, les étudiants d’aujourd’hui qui intégreront dans peu de temps le marché du travail.
Je tiens d’ailleurs à remercier chaleureusement le réseau des collèges de polytechnique qui agit comme un trait d’union entre les étudiants, les travailleurs et les entreprises.
Vous donnez à notre relève et aux travailleurs accès au savoir et à la formation dont ils ont besoin pour réussir, tout en créant un bassin de candidats compétents et talentueux sur lesquels les employeurs peuvent compter.
Je sais que les entreprises collaborent étroitement avec Polytechnics afin de veiller à ce que les compétences de ses diplômés répondent aux besoins de l’économie.
Je vous encourage donc à développer ce partenariat et à chercher des solutions aux nouveaux défis auxquels nous faisons face.
Ensemble, réfléchissons à ce que nous pouvons faire pour mieux préparer les diplômés au monde du travail.
Par exemple, que devons-nous faire pour former la prochaine génération d’entrepreneurs – ou peut-être pour stimuler l’esprit d’entreprise chez les employés?
J’encourage Polytechnics à collaborer avec les entreprises afin de recueillir de l’information qui permettra aux étudiants de faire des choix éclairés pour leurs études et leur carrière.
Je mets également les entreprises au défi de trouver des façons d’offrir aux étudiants de Polytechnics davantage de possibilités de recherche appliquée et d’autres expériences professionnelles qui les amèneront à perfectionner leurs compétences pratiques.
Après tout, nous savons tous qu’il y a une différence entre apprendre à partir d’un manuel et apprendre par l’expérience directe en cours d’emploi.
En fait, plus le lien sera étroit entre le monde de l’éducation et le marché du travail, plus notre économie sera forte.
Selon les statistiques les plus récentes, trois nouveaux emplois sur quatre qui seront créés au cours des dix prochaines années nécessiteront un diplôme d’études postsecondaires.
Et nombre de ces emplois seront dans les secteurs que vous représentez, entre autres dans celui des technologies numériques.
Ces technologies progressent de manière fulgurante en raison du rôle vital qu’elles jouent dans nos vies.
C’est pourquoi notre gouvernement a annoncé son intention d’élaborer une stratégie sur l’économie numérique, à laquelle mon ministère, Industrie Canada et Patrimoine canadien participent activement.
Nous voulons accélérer l’adoption des technologies de l’information par les petites et moyennes entreprises.
Nous voulons aussi préparer les étudiants à faire carrière dans les industries numériques.
Nous voulons enfin accroître le contenu numérique produit par le Canada.
Vous serez heureux d’apprendre que, dans le cadre de cette stratégie, mon ministère réaffectera 60 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour promouvoir l’inscription d’étudiants dans des domaines clés liés à l’économie numérique.
Pour resserrer le lien entre les compétences et les emplois, nous avons aussi créé le site Web Travailler au Canada.
Ce site regroupe les renseignements sur les employeurs qui embauchent et les compétences qu’ils recherchent.
En étant mieux informés, les Canadiens auront de meilleures chances de faire les bons choix d’apprentissage et de carrière et de trouver un emploi.
Ce sera profitable également pour les secteurs déjà marqués par des pénuries de main-d’œuvre, comme les soins de santé, les technologies et les métiers spécialisés.
Le développement de compétences est toujours une formule gagnante.
Pour tout dire, acquérir des compétences, quelles qu’elles soient, est toujours l’un des meilleurs investissements qu’une personne puisse faire.
Vous pouvez être désolé d’avoir joué et perdu à la Bourse, mais vous ne regretterez jamais d’avoir investi dans la formation et l’apprentissage.
Plus que jamais, notre avenir repose sur des personnes créatives ayant des idées et sur des personnes qualifiées qui trouvent des façons de concrétiser ces idées.
Autrement dit, notre avenir dépend de personnes comme vous.
Et si je me fie aux discussions inspirantes que nous venons d’avoir, je crois que vous êtes en mesure de relever le défi.
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