Montréal, le mercredi 14 décembre 2011
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
Je suis ravi d’être parmi vous cet après‑midi pour la mise en lumière de cette superbe tour de l’Horloge dans le secteur historique du Vieux-Port de Montréal.
Dans la magnifique symphonie que le pianiste André Gagnon a composée en hommage au fleuve Saint-Laurent, il évoque les différentes humeurs de ce majestueux cours d’eau qui joue un si grand rôle au Canada.
Je crois que le fait d’illuminer cette merveille architecturale y ajoute une autre humeur, des plus dynamiques et stimulantes.
Cette structure emblématique a été érigée sur les quais de Montréal en 1922, en hommage à la bravoure des membres de la marine marchande du Canada durant la Première Guerre mondiale et à leur sacrifice ultime.
Les marins canadiens sont passés de nouveau par ce port durant la Seconde Guerre mondiale, faisant preuve d’un grand courage en formant des convois pour protéger les routes d’approvisionnement et ainsi appuyer l’effort de guerre des Alliés.
En certains endroits, le fleuve Saint‑Laurent a même été le théâtre de combats navals, au cours desquels de nombreux marins ont péri.
Cette histoire et celle de la vie quotidienne dans le port de Montréal durant les années de guerre sont merveilleusement bien racontées dans l’exposition virtuelle « Branle-bas de combat! », créée par le Centre des sciences de Montréal et présentée sur le site Web des Quais du Vieux-Port.
Je tiens à vous dire tout le plaisir que j’ai eu à remettre aux talentueuses personnes responsables de la réalisation de « Branle-bas de combat! » le nouveau Prix d’histoire du Gouverneur général pour l’excellence des programmes en musées, qui a été remis pour la première fois à Rideau Hall, cette semaine.
Cette exposition de haut calibre reflète une page fascinante, mais souvent mésestimée, de notre histoire. J’encourage donc tout le monde à visiter le site.
Cette tour de l’Horloge et son emplacement sur les rives du Saint‑Laurent nous rappellent le rôle que ce fleuve et cette communauté ont joué dans l’histoire du Canada.
Les premiers registres manuscrits remontent à Jacques Cartier, mais nous savons que la bourgade d’Hochelaga qu’il avait découverte tout près de là remonte à bien plus loin dans le temps.
Il me paraît opportun que le passé soit remis en lumière grâce à cette belle tour de l’Horloge, alors que nous contemplons notre avenir collectif en ce lieu.
Je voudrais remercier et féliciter tous ceux qui ont travaillé avec cœur pour revitaliser cet important point d’attraction.
Grâce à vous, Montréal brille d’un feu nouveau ce soir!
Merci.