En janvier 2012, les températures clémentes se sont poursuivies partout dans la province. Les températures moyennes étaient près des valeurs enregistrées en 2006, sans toutefois les dépasser, ce qui est quelque peu étonnant, car c’était l’année de la plupart des récents records en Ontario. Ce mois-ci, les températures moyennes étaient au-dessus des valeurs normales, un écart atteignant même 7,8 degrés Celsius à Dryden.
Aucun record mensuel de précipitations n’a été dépassé. En fait, la plupart des endroits ont reçu des quantités normales. Par contre, les précipitations de pluie ont été considérablement supérieures dans certains endroits, notamment à Elliot Lake et à Windsor. À l’est et au nord-est du lac Supérieur, il est tombé beaucoup plus de neige que la normale; à Elliot Lake et à Wiarton, entre autres, on a toutefois reçu beaucoup moins de neige que la normale. Les précipitations totales ont par ailleurs été inférieures à la normale à Earlton et à Wiarton, mais considérablement supérieures à la normale à Geraldton, à Kapuskasing, à Moosonee et à Petawawa.
Quelques événements météo survenus au cours du mois méritent d’être soulignés, et la plupart se sont déroulés à la mi-janvier.
Du 17 au 21 janvier, une intense masse d’air arctique a envahi de nombreux endroits dans l’extrême nord. Des avertissements de refroidissement éolien ont été émis presque partout dans ce secteur, les valeurs variant de - 45 à - 50 en raison de la combinaison du froid intense et de forts vents.
Les 17 et 18 janvier, un système dépressionnaire provenant du Midwest s’est déplacé jusqu’en dans le sud de l’Ontario, laissant sur son passage des précipitations sous diverses formes. Celles-ci ont été principalement sous forme de pluie dans les secteurs près du cours inférieur des Grands Lacs, mais sous forme de neige de l’est de la baie Georgienne à la vallée de l’Outaouais. Dans la région d’Ottawa, le 17 janvier, on est passé de la neige à une longue période de pluie verglaçante qui, tard dans la journée, s’est transformée de nouveau en neige. Les accumulations totales de neige ont varié de 15 à 25 centimètres dans les secteurs ayant reçu uniquement de la neige.
Le 19 janvier, un système de tempête a traversé le nord-est de l’Ontario et a entraîné un front froid jusqu’en dans le sud. La neige et la poudrerie attribuable à ce front froid, qui s’est déplacé d’ouest en est, de Windsor à Ottawa, a réduit la visibilité dans un secteur. À cause de ces conditions et de ce front froid, le Centre de prévision des intempéries de l'Ontario a dû émettre un avertissement de bourrasques de neige, ce qui est plutôt rare. Il ne s’agissait pas d’un habituel avertissement de bourrasques de neige lié à une tempête de neige d’effet de lac qui se dirige vers l’intérieur des terres depuis les Grands Lacs. Les conditions hivernales dangereuses provoquées par ce front froid ont été de courte durée, à peine quelques heures dans la plupart des endroits, mais ont donné lieu à de nombreux accidents de la route, le plus grave ayant causé la mort de deux personnes dans un carambolage de près de 30 véhicules sur l’autoroute 402, à Sarnia.
Du 21 au 23 janvier, un important système de tempête a emporté un mélange de précipitations dans la majeure partie de la province. En provenance du Midwest, cette tempête a traversé le nord-est de l’Ontario et le Québec. Dans le nord du lac Supérieur, il est tombé au total de 30 à 40 centimètres de neige. La tempête de neige, qui s’est déplacée loin vers le nord, s’est transformée en pluie verglaçante puis en bruine verglaçante, ou s’est mêlée à ces deux formes de précipitations, dans le nord-est de l’Ontario; par endroits, elle s’est également changée en pluie en raison du climat plus doux. De Sault Ste. Marie à North Bay, cette tempête a d’abord été sous forme de pluie verglaçante et de bruine verglaçante, puis s’est changée en pluie et s’est terminée sous forme de neige à mesure que l’air devenait plus froid sur son passage.
Étant donné que l’hiver, jusqu’à maintenant, est relativement doux, on observe encore de grandes étendues d’eau libre de glace sur les Grands Lacs, et quelques événements de neige d’effet de lac sont survenus au cours du mois. Cependant, les jours où la masse d’air se déplaçant sur les Grands Lacs était plus froide que l’eau, grand précurseur d’une neige d’effet de lac, les vents au sol ne demeuraient pas longtemps dans une même direction. C’est pourquoi des endroits à l’est du lac Supérieur, de la baie Georgienne et du lac Huron ont reçu de 10 à 20 centimètres; les chutes de neige n’étaient pas plus élevées parce que les bandes d’effet de lac changeaient souvent de direction.
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