Voir également
Fiche d'information :
Communiqué :
Notes d'allocution
L'honorable Gary Goodyear, C.P.,
député Ministre d'État (Sciences et Technologie)
Le 20 mars 2012
Windsor (Ontario)
La version prononcée fait foi
Mesdames et Messieurs, bonjour et bienvenue.
Comment les sciences et la technologie (S et T) peuvent-elles être une source d'emploi, de croissance économique et de prospérité? La réponse est l'innovation. Je n'ai pas à vous rappeler l'importance que l'innovation joue dans notre vie de tous les jours, ni les possibilités qui pourront découler d'une collaboration fructueuse.
Microsoft, Research In Motion (RIM), Apple, OpenText, Google et Facebook ont transformé notre monde. Les innovations mises au point par ces entreprises ont révolutionné nos interactions et nos relations humaines, en plus d'avoir eu un effet profond sur l'économie.
Nous nous demandons comment donner naissance au prochain RIM ou au prochain Apple. D'où viendra le prochain Bill Gates, Mike Lazaridis, Steve Jobs ou Jim Balsillie? Notre gouvernement redouble d'efforts pour que cela se produise au Canada.
Les problèmes auxquels le Canada est confronté ne lui sont pas exclusifs. En vendant nos solutions à d'autres pays, nous créerons des emplois et nous profiterons de la croissance et de la prospérité qui en découleront ici même au pays. L'innovation est synonyme de résolution de problèmes et de commercialisation de nouvelles idées. Ces idées novatrices existent. Nous nous efforçons d'appuyer leur mise en marché.
Notre gouvernement comprend qu'en investissant dans les sciences et la technologie, nous contribuons à la croissance économique et nous donnons naissance dès aujourd'hui aux emplois de demain.
À l'heure actuelle, quelque 610 000 Canadiens de plus qu'à la fin de la récession travaillent. Le Canada est l'un des deux seuls pays du G-7 à avoir récupéré tous les emplois — de même que tous les extrants économiques — perdus au cours de la récession. Voilà une réussite dont nous pouvons être fiers, mais il ne faut pas nous en satisfaire. Nous devons demeurer prudents et vigilants.
Les travaux axés sur la recherche et l'innovation qui se déroulent ici sont des facteurs indispensables pour maintenir la position de chef de file du Canada en matière d'économie et de sciences. Dans le même ordre d'idées, la vigueur et la durabilité de l'industrie automobile sont un volet essentiel de la reprise économique du Canada.
Il est vrai que le ralentissement économique a mis en évidence les secteurs vulnérables de l'économie canadienne, mais il a aussi fait naître de nouveaux projets reposant sur des technologies émergentes qui permettront de diversifier l'économie et de créer de nouveaux emplois et un nouveau savoir-faire. L'avenir du secteur canadien de l'automobile passera par l'investissement en recherche-développement et par la capacité d'innover du Canada.
En 2011, l'industrie automobile représentait 109 000 emplois directs et 332 000 emplois indirects au Canada. Il s'agit de la plus importante industrie manufacturière au pays : elle représente 12 % de notre production manufacturière et 20 % de nos produits manufacturés exportés.
Les usines d'assemblage d'automobiles et les fabricants de pièces ont été des moteurs de croissance et de prospérité à l'échelle du pays, et ils ont favorisé le développement d'une production manufacturière connexe.
Lorsqu'une usine d'assemblage ouvre ses portes en Amérique du Nord, 19 fournisseurs directs s'installent dans un rayon de 100 kilomètres. De plus, chaque emploi dans une usine d'assemblage correspond à 6,1 emplois indirects au sein de l'économie canadienne.
Je suis donc heureux d'être ici aujourd'hui, à l'Université de Windsor, pour annoncer d'autres bonnes nouvelles qui aideront à maintenir le Canada au rang de chef de file de l'industrie automobile.
En avril 2009, le gouvernement a annoncé le lancement du Partenariat automobile du Canada, une initiative de 145 millions de dollars sur cinq ans visant à appuyer d'importantes activités de recherche-développement concertée qui ont des retombées pour l'ensemble de l'industrie canadienne de l'automobile.
Nos partenaires industriels jouent un rôle de premier plan dans cette initiative, puisque tous les projets doivent être dictés par les besoins de l'industrie. Ces partenaires fournissent également un appui financier et des contributions en nature essentielles afin d'assurer le succès des projets de recherche.
En démontrant que le Canada est un lieu privilégié pour les idées nouvelles et les personnes novatrices, nous attirons les investissements des constructeurs internationaux de véhicules automobiles, ce qui entraîne la création d'emplois durables et de grande valeur ici même au Canada. Les projets appuyés dans le cadre de ce programme serviront aussi à former, à attirer et à retenir les travailleurs hautement qualifiés dont le Canada a besoin pour maintenir une économie vigoureuse et résiliente.
Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui pour annoncer le financement de six nouveaux projets d'une valeur totale de près de 34 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre du Partenariat automobile du Canada et grâce à des investissements de partenaires industriels. De ce montant, le gouvernement du Canada contribue un peu moins de 19 millions de dollars, le reste du financement provenant des précieuses contributions des partenaires.
Ici à l'Université de Windsor, M. Daniel Green a reçu un financement de plus d'un million de dollars pour mettre au point une technologie de fabrication de pièces d'automobile légères. Les aciers à haute résistance — comme l'aluminium ou le magnésium — contribuent à faire diminuer le poids du véhicule lorsqu'on les utilise pour fabriquer le châssis. Ils sont cependant plus coûteux à fabriquer que d'autres matériaux. M. Green, en collaboration avec ses partenaires de l'industrie, se concentrera sur la mise au point d'une technologie servant à fabriquer, à coût moindre, des pièces d'automobile solides et légères.
J'aimerais par ailleurs mentionner et féliciter les partenaires de l'industrie qui collaborent à ce projet. Il s'agit d'Amino North America Corporation, d'ArcelorMittal Dofasco, de Ford Research and Advanced Engineering et de Novelis Global Technology Centre. Participent également à ce projet le Laboratoire de la technologie des matériaux de CANMET de Ressources naturelles Canada et l'Université de Windsor.
Comme je l'ai déjà mentionné, le Partenariat automobile du Canada est une initiative alimentée par l'industrie. Les technologies mises au point dans le cadre de ce programme permettront aux entreprises du secteur de l'automobile de relever les véritables défis auxquels elles font face à l'heure actuelle. Ces recherches produiront des innovations qui plairont aux consommateurs et qui permettront de construire des automobiles ayant moins de répercussions sur l'environnement grâce à une technologie améliorée répondant aux besoins des conducteurs.
En terminant, je tiens à féliciter tous les partenaires de cette initiative de leur excellent travail. Il est extrêmement important d'établir des liens entre le milieu universitaire et l'industrie, puisque cela permet à nos cerveaux les plus brillants de faire la mise en marché de leurs innovations.
J'aimerais aussi féliciter l'Université de Windsor, les autres bénéficiaires du financement, ainsi que leurs partenaires industriels. Je me réjouis à la perspective de constater les retombées positives que votre technologie aura sur le secteur canadien de l'automobile.
Merci.