Merci, Dr Bradwejn, de cette aimable présentation.
Permettez-moi de saluer M. Gaffield, du Conseil de recherches en sciences humaines, M. Normand, de la Fondation canadienne pour l'innovation, les titulaires des chaires de recherche du Canada et nos autres distingués invités.
J'ai le grand plaisir d'être des vôtres aujourd'hui pour célébrer le Programme des chaires de recherche du Canada. Dans le cadre de ce programme, notre gouvernement investit 300 millions de dollars annuellement pour aider les universités canadiennes à recruter, à maintenir en poste et à appuyer les meilleurs chercheurs au monde. Nous visons l'excellence en recherche dans les domaines du génie, des sciences naturelles, des sciences de la santé et des sciences humaines.
Le Programme des chaires de recherche du Canada permet le recrutement et le maintien en poste de chercheurs de haut calibre provenant de tout le Canada et de l'étranger pour qu'ils puissent trouver des solutions à nos défis les plus pressants. Les chaires de recherche du Canada favorisent l'innovation, stimulent la croissance économique et contribuent à trouver des solutions aux enjeux environnementaux, sociaux et en matière de santé dans le but d'améliorer la qualité de vie des Canadiens.
Je suis fort impressionné par le grand nombre de chaires de recherche à l'Université d'Ottawa et par la qualité de leurs travaux. L'Université, qui compte à son actif plus de 50 chaires de recherche du Canada dans diverses disciplines, est solidement engagée à repousser les limites des connaissances et à innover, ouvrant ainsi la porte à de nombreuses années de découvertes.
Par exemple, le professeur Pierre Lévy, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l'intelligence collective, est au nombre des grands maîtres à penser dans le domaine de la cyberculture. Ses travaux sur l'intelligence collective — à savoir la capacité des groupes humains à coopérer intellectuellement pour créer, innover et inventer — ont conduit à la mise au point de logiciels dont se servent maintenant les collectivités et les entreprises du monde entier pour cartographier, évaluer et partager le savoir.
Vous avez tous raison d'être fiers de ce que vous faites, ici à l'Université d'Ottawa, pour repousser les frontières des connaissances scientifiques et humaines. Vos réalisations ont grandement contribué à accroître la renommée internationale du Canada en matière de recherche-développement, en particulier dans le domaine de la santé.
Mesdames et Messieurs, en cette période d'incertitude économique, notre gouvernement continue d'accorder la plus grande priorité à la vitalité de notre économie. Les travaux de recherche et d'innovation menés dans cette université et dans les établissements d'enseignement postsecondaire du pays entier sont d'une importance capitale pour maintenir le leadership scientifique du Canada dans le monde et la croissance économique au pays. Nous sommes fort conscients de l'importance des investissements dans les sciences et la technologie pour améliorer la qualité de vie des Canadiens.
Alors que notre gouvernement se prépare à présenter son plan d'action économique de 2012, je tiens à affirmer clairement que nous nous engageons à continuer d'appuyer la recherche, l'innovation et la formation dans les universités et les collèges du pays entier.
Le Programme des chaires de recherche du Canada, qui compte plus de 1 800 titulaires de chaires spécialisés dans divers domaines dans les universités de partout au pays, favorise la bonne marche de travaux de recherche de pointe ayant une incidence favorable sur notre qualité de vie. En effet, les idées, les pratiques et les technologies mises au point aujourd'hui par un grand nombre de chercheurs de l'Université d'Ottawa dépasseront sous peu — si ce n'est déjà fait — l'enceinte de cette institution et permettront aux Canadiens de bénéficier de nouvelles avenues de développement économique, d'une meilleure santé et d'améliorations sur le plan social.
Dans le cadre de l'engagement soutenu du gouvernement du Canada à favoriser l'avancement des connaissances et à créer un avantage concurrentiel, nous annonçons aujourd'hui un financement de 124,5 millions de dollars, grâce auquel 36 universités des différentes régions du pays pourront annoncer la nomination ou le renouvellement du mandat des titulaires de 132 chaires de recherche du Canada.
Remarquez que l'Université d'Ottawa a tout particulièrement raison de célébrer cette annonce, puisque le mandat de cinq titulaires de chaires de recherche du Canada à cette université sera renouvelé.
Une de ces personnes, Mme Lora Ramunno, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en nanophotonique computationnelle, poursuivra ses travaux sur l'interaction de la lumière avec la matière à l'échelle nanométrique. Ses recherches seront à l'origine de nouvelles applications dans des domaines aussi divers que les télécommunications, le calcul et la biotechnologie.
Mentionnons également le chercheur M. Julian Little, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en épidémiologie du génome humain. M. Little élabore de nouvelles méthodes pour examiner les rôles des gênes dans un certain nombre de maladies. Ses travaux contribueront à la mise au point de techniques fort utiles qui permettront de tirer parti des bienfaits découlant de découvertes génétiques dans les domaines de la médecine préventive et de la santé publique. Dans quelques instants, M. Little nous en dira plus sur ses recherches.
Les travaux de M. Daniel Figeys, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en protéomique et en biologie des systèmes, seront également en vedette lors de la visite du laboratoire après cette annonce. J'espère que vous m'y accompagnerez.
La Fondation canadienne pour l'innovation contribue également à la réussite du Programme des chaires de recherche du Canada en fournissant un financement provenant de son Fonds des leaders. À ce propos, l'investissement annoncé aujourd'hui comprend une enveloppe de 6,3 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l'innovation destinée à 32 projets d'infrastructures de recherche associés aux travaux des chaires de recherche du Canada. Ce soutien financer permettra aux universités de bénéficier de l'infrastructure et du soutien fonctionnel dont leurs facultés de recherche renommées ont besoin pour entreprendre des travaux de recherche de pointe.
La compétitivité du Canada dans le monde entier et sa prospérité dans la nouvelle économie dépendent des sciences et de la technologie. Il y a quelques années, le Premier ministre affirmait que « la science est le moteur du commerce ». Et c'est ce qui explique la grande diversité de nos investissements, qui ciblent aussi bien la recherche fondamentale et la découverte que la commercialisation et la réussite d'activités de mise en marché.
Voilà pourquoi notre gouvernement a consenti dernièrement de nouveaux investissements pour appuyer des travaux de recherche de pointe, la collaboration internationale, la recherche en santé et la création de centres de recherche de calibre mondial au Canada. C'est pour cette raison que nous avons amélioré le soutien financier offert aux chercheurs et aux scientifiques qui repoussent les frontières du savoir et aux étudiants diplômés et des cycles supérieurs à qui seront attribuables les percées de demain.
Nous avons pris des mesures à cet effet en veillant à recentrer les efforts du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) dans les domaines où son apport est susceptible d'être le plus efficace. Nous procédons de manière à tirer davantage parti de l'innovation au Canada, à réaffirmer la réputation du CNRC et à le doter d'un modèle de fonctionnement stable pour l'avenir.
Le modèle en cours d'élaboration sera fondé sur des approches éprouvées, adoptées par des champions mondiaux de l'innovation, mais sera soigneusement adapté à la réalité canadienne. Il s'inspirera de l'expérience pratique acquise auprès d'entreprises multinationales, de petites et moyennes entreprises, d'organismes gouvernementaux et d'établissements d'enseignement. Nous mettrons tout en œuvre pour faire du CNRC une organisation de calibre mondial, qui parviendra plus efficacement que jamais à créer des emplois et à stimuler la croissance au pays en tirant pleinement parti des sciences, de la technologie et de l'innovation. Vous conviendrez sans doute avec moi que c'est là un moyen infaillible de soutenir et de stimuler l'économie du Canada, et d'assurer la prospérité future de la population canadienne.
Mesdames et Messieurs, vous vous rappelez sans doute que le Canada a eu le privilège d'accueillir le professeur Stephen Hawking en juillet 2010 à l'Institut Perimeter pour la physique théorique de Waterloo. Permettez-moi en dernier lieu de reprendre les paroles du professeur Hawking, qui affirmait que le monde a davantage changé depuis une centaine d'années qu'en tout autre siècle de l'histoire de l'humanité, et ce, non pas pour des raisons politiques ou économiques, mais plutôt grâce aux technologies découlant directement des percées de la science fondamentale.
Grâce aux investissements tels que ceux consentis par notre gouvernement dans le cadre du Programme des chaires de recherche du Canada et de la Fondation canadienne pour l'innovation, je suis persuadé que le Canada contribuera grandement aux transformations marquantes des 100 prochaines années. Et les découvertes scientifiques et l'innovation provenant d'établissements tels que celui-ci y seront pour quelque chose.
Au nom du gouvernement Harper, je souhaite aux professeurs Lévy, Ramunno et Little et à tous les autres titulaires de chaires de recherche du Canada mes meilleurs vœux de succès dans tous les travaux qu'ils entreprendront. Je vous suis reconnaissant de viser sans cesse l'excellence en recherche.
Au plaisir d'être témoin de vos découvertes!
Merci.