Notes pour l’allocution
de
l'honorable Diane Finley,
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
sur
les subventions aux apprentis
Halifax (Nouvelle-Écosse)
Le 20 mars 2012
Bonjour Halifax!
C’est toujours ressourçant de revenir ici. Et quel endroit excitant!
Maintenant, je comprends pourquoi vous êtes fiers de votre hospitalité. Et vous avez raison de l’être.
L’annonce de l’octroi du contrat pour la construction de navires ici, chez Irving, est une excellente nouvelle pour vous et pour l'économie, et ce, tant ici à Halifax que dans toute la région de l’Atlantique.
Je remercie donc les bonnes gens d’Irving qui nous accueillent si gracieusement aujourd’hui, au cœur d’une opération très occupée, pour parler de questions importantes pour assurer la croissance et la prospérité ici dans le Canada atlantique, et partout au pays.
Je remercie également ceux qui se joignent à nous en personne aujourd’hui, pour participer aux activités de la matinée. Je préside une table ronde immédiatement après cet événement, et je me réjouis à la perspective de notre discussion et de connaître vos idées.
Je veux lancer la matinée par une histoire que j'ai entendue récemment.
Plusieurs semaines après avoir été embauché, un jeune se fait appeler au bureau du directeur des RH pour une « réunion très importante ». Je suis peut-être ministre de RHDC, mais nous savons tous qu’une telle réunion est un mauvais présage.
« Pouvez-vous m'expliquer cela? demande le directeur. Lorsque vous avez postulé ce poste, vous nous aviez dit avoir cinq ans d’expérience de travail. Nous avons appris depuis que c’est votre tout premier emploi. »
Le jeune homme fait une pause, puis après avoir pris une grande respiration, il déclare, « mais dans votre annonce, vous disiez vouloir une personne pleine d'imagination. »
Aussi drôle que puisse être cette histoire, elle traite une question plus générale.
Nous devons repenser notre futur marché du travail, faire preuve d’imagination et d’innovation, comme jamais auparavant lorsqu’il s’agit d’acquérir et de maintenir en poste des travailleurs.
C’est parce que nous sommes sur le point de connaître une situation dans ce pays où il y aura plus de postes que de travailleurs qualifiés. Je sais que c’est difficile à croire, l’économie étant ce qu’elle est, mais c’est vrai.
Vous y faites face déjà ici, à Halifax, dans certains secteurs – et le contrat de construction de navires est un exemple parfait du besoin d'accéder à une main-d'œuvre qualifiée.
Il y a toutefois un paradoxe en jeu. Les niveaux d’emploi varient grandement dans différentes régions du pays. Dans certaines régions, les pénuries de travailleurs sont critiques. Si elles ne sont pas traitées, ces pénuries risquent de paralyser des compagnies et l’économie avec le temps. Pourtant, ailleurs, là où le taux de chômage est plus élevé, nous voyons aussi des compagnies à la recherche de travailleurs.
Selon l'enquête sur les postes vacants de l’année dernière, plus de 250 000 postes sont demeurés vacants l'an dernier, et ce nombre ne fera qu’augmenter.
Par exemple, l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité (AICDS) estime que le contrat fédéral de construction de navires produira plus de 15 000 emplois au cours des 30 prochaines années.
Notre gouvernement demeure déterminé à s’assurer que les citoyens de la Nouvelle-Écosse et des provinces de l’Atlantique récoltent les bienfaits du contrat de construction de navires.
Je sais que mon homologue, Bernard Valcourt, est occupé avec le Plan d’action pour la construction navale en Atlantique qui aide les entreprises locales et régionales à obtenir l’information dont elles ont besoin pour tirer parti des possibilités qui se présentent.
Je sais qu’il a déjà tenu un bon nombre de séances d’information dans toutes les provinces de l’Atlantique avec des centaines d’entreprises participantes.
Il est clair que le contrat de construction de navires est nettement une excellente nouvelle pour la province, surtout avec le taux de chômage en Nouvelle-Écosse qui se situe à 8,4 % et à 42 000 Néo-écossais sans emploi.
Pour notre gouvernement, c’est 42 000 chômeurs de trop.
Il est étonnant qu'avec 42 000 Néo-écossais à la recherche de travail, le gouvernement provincial demande déjà au gouvernement de permettre à des travailleurs étrangers de venir au Canada pour effectuer des travaux sur les navires.
Notre gouvernement estime qu’il est important de trouver les bonnes personnes qui possèdent les bonnes compétences pour accomplir le travail.
Nous savons aussi qu'il est possible de trouver ces travailleurs en Nouvelle-Écosse, et notre priorité absolue est de relier les 42 000 Néo-écossais à la recherche d'emploi avec les emplois de construction de navires qui sont disponibles.
S’ils ne possèdent pas les compétences nécessaires pour les emplois en construction navale, nous devrions les aider à les acquérir.
Nous devons tout faire en notre pouvoir pour aider les Néo-écossais – et d’autres personnes de la région de l’Atlantique – à être les premiers à obtenir des emplois en construction navale.
Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer à cet égard. Nous devons assurer une participation maximale au marché du travail, en encourageant les gens à retourner au travail et en leur offrant du soutien à cette fin.
Pour commencer, nous devons mieux nous assurer que les Canadiens à la recherche d'emploi savent quels emplois sont disponibles.
En ces temps modernes, il n'y a pas de raison de ne pas améliorer notre manière d’envoyer les avis d’emploi aux personnes qui se cherchent du travail.
Nous devons aussi mieux former les gens pour les emplois qui sont disponibles.
S’il y a un besoin de travailleurs qualifiés pour construire des navires en Nouvelle-Écosse, nous devons aider à assurer la disponibilité d'une formation en construction navale pour les 42 000 Néo-écossais qui se cherchent du travail.
Nous devons nous assurer qu’ils obtiennent une formation pour tout emploi disponible.
Ce problème ne se limite pas à la Nouvelle-Écosse. Il suffit de penser à Terre-Neuve-et-Labrador.
La province a un taux de chômage de 13,5 %, avec près de 36 000 personnes sans emploi.
Cependant, il y a un certain nombre de grands projets économiques dans la province qui ont grandement besoin de travailleurs.
Vale construit un transformateur de nickel sur la baie Placentia.
Dernièrement, j’ai lu que le gestionnaire du projet avait besoin de 1 500 travailleurs spécialisés supplémentaires d’ici l’été pour faire le travail requis.
En fait, selon l’article, le gestionnaire se « hâtait follement » à trouver des travailleurs.
La compagnie a désespérément besoin de 1 500 travailleurs spécialisés dans une province où 36 000 personnes sont sans emploi.
Il y a nettement un problème qu’il faut aborder. Nous devons nous tourner vers les milliers de personnes sans emploi pour pourvoir aux postes qui sont disponibles.
S’ils ne sont pas au courant des emplois, nous devons nous assurer qu’ils en soient informés.
S’ils ne possèdent pas les compétences nécessaires, nous devons les aider à obtenir la formation requise.
Cela doit arriver puisqu’il y a plus de grands projets économiques dans la province qui exigent des milliers de travailleurs.
Je vous le dis sans équivoque : la priorité absolue de notre gouvernement est d'aider les Canadiens sans emploi qui veulent travailler à retourner au travail.
Que ce soit en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve-et-Labrador, ou ailleurs dans notre grand pays, nous sommes déterminés à aider les Canadiens à retourner au travail.
Notre gouvernement a pris de mesures pour investir dans le perfectionnement des compétences pour les Canadiens au moyen de subventions, de crédits d’impôt et de soutien aux programmes de formation.
Aujourd’hui, j’aimerais mettre l’accent sur seulement l’un de ces investissements – notre soutien aux apprentis. C’est approprié, puisque nous sommes ici au chantier naval Irving où un bon nombre d’apprentis ont eu l’occasion de travailler et d’acquérir beaucoup d’expérience.
Beaucoup d’entre eux sont avec nous, juste derrière moi, et je vous les présenterai dans quelques instants.
Apprentis
Je ne sais pas si vous le savez, mais à ce jour, plus de 50 métiers qualifiés sont inclus dans le programme du Sceau rouge. Près de 80 % de tous les apprentis se trouvent dans des métiers du sceau rouge, et ces occupations comptent presque 80 % de toute la main-d'œuvre des métiers au Canada.
Les personnes qui possèdent le Sceau rouge sont très recherchées et se trouvent de bons emplois spécialisés payants.
Le programme du Sceau rouge permet aussi aux personnes qualifiées d’exercer leur métier n’importe où au Canada sans avoir à subir des examens supplémentaires.
Pour encourager les gens à se joindre aux métiers du Sceau rouge, nous avons créé des Subventions incitatives et d'achèvement aux apprentis.
Les personnes qui achèvent leur formation d’apprentis dans un métier désigné du Sceau rouge et qui deviennent compagnons certifiés pourraient être admissibles à recevoir jusqu'à 4 000 $.
À ce jour, notre gouvernement a fourni plus de 377 millions de dollars en subventions aux apprentis. En fait, plus de 7 000 subventions ont été octroyées à des apprentis ici même en Nouvelle-Écosse.
Nous encourageons les jeunes gens, y compris les jeunes femmes à se joindre aux métiers spécialisés.
Et pendant que j’y suis, permettez-moi de parler en faveur des métiers dans l’industrie de la construction de navires.
Cette industrie a des ouvertures pour des apprentis dans les métiers du Sceau rouge comme la métallurgie, la soudure, la tuyauterie et le montage d’appareils de chauffage.
Il n’y a aucun doute que le contrat de construction de navires d'Irving créera beaucoup de possibilités d'emploi pour bien des années à venir. Ces possibilités vont au-delà de ce chantier naval et profiteront à toute la région.
Derrière moi, aujourd'hui, il y a un bon nombre d'apprentis d'ici, chez Irving, ainsi que certains qui participent au concours de compétences de la Nouvelle-Écosse, qui aura lieu la fin de semaine prochaine.
Je suis très fière de chacun de vous, et je vous remercie encore d’être ici. Mener les applaudissements
Conclusion
Je termine en répétant ce que j’ai dit plus tôt.
Les programmes du gouvernement doivent évoluer pour répondre aux besoins du marché du travail, tant aujourd’hui que demain, afin que nous continuions à créer des emplois et de jouir d'une économie prospère dans ce grand pays qui est le nôtre. De la magnifique région de l’Atlantique aux côtes du Nord et de l’Ouest.
Merci encore d’être venus, et j'espère rencontrer encore plus d'entre vous ce matin, et d'écouter – attentivement – vos idées sur la manière dont nous continuons d’avancer, pour l’avenir du Canada.
Je vous remercie.
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