Mesdames et Messieurs, bonjour.
Je vous remercie de votre accueil chaleureux. Je remercie aussi Valydate de nous accueillir aujourd'hui.
Valydate est une entreprise novatrice de calibre mondial, fondée en 2010. Elle se spécialise en analyse de l'intégrité schématique, une technique qui permet de déceler et de corriger des erreurs au début du cycle de conception de matériel électronique. De nombreuses entreprises chefs de file mondiales dans les domaines des télécommunications, de la défense, de l'aérospatiale et de la médecine se servent de la technologie de Valydate pour diminuer leurs coûts et accélérer la mise en marché de leurs produits.
L'entreprise, qui comptait deux employés en 2010, emploie à l'heure actuelle cinq ingénieurs à temps plein et une personne à temps partiel. En février, Valydate a remporté un prix DesignVision dans la catégorie des outils de vérification de la conception lors du congrès DesignCon 2012, tenu à Santa Clara, en Californie. En 2011, Valydate a obtenu le prix de bronze dans la catégorie Nouvelle entreprise de l'année lors du gala des Ottawa Business Achievement Awards.
Cette entreprise est un exemple éloquent de ce que notre gouvernement entend accomplir grâce à son programme d'innovation. L'innovation est fondée sur la résolution de problèmes et la mise en marché d'idées.
Avec le concours de nos hôtes, je vous brosserai aujourd'hui un portrait des liens qui rattachent les sciences et la technologie (S et T) à la prospérité, ainsi que des possibilités qui nous seront offertes si nous unissons nos forces pour réussir.
Comment les S et T peuvent-elles être une source d'emplois, de croissance économique et de prospérité? Par l'intermédiaire de l'innovation.
Microsoft, Research In Motion, Apple, Intel, Google et Facebook ont transformé notre société. Ces entreprises, parmi bien d'autres, ont fait preuve d'innovation et ont eu une vaste incidence sur l'économie.
Comment peut-on créer le prochain RIM ou Apple? D'où le prochain Bill Gates, Jim Balsillie, Mike Lazaridis ou Steve Jobs viendra-t-il? Comment pouvons-nous faire en sorte que cela se produise au Canada?
Telles sont les questions sur lesquelles notre gouvernement se penche. Aujourd'hui, je veux vous faire part de notre stratégie, des mesures que nous avons déjà prises et des défis que nous avons encore à relever.
Les problèmes avec lesquels le Canada est aux prises ne lui sont pas exclusifs. Nous pouvons vendre nos solutions au reste du monde, car le monde a connu bien des difficultés ces dernières années.
Le soutien aux S et T est une priorité fondamentale pour nous depuis 2006. C'est dans cette optique que nous avons présenté la stratégie des S et T en 2007.
La stratégie des S et T est fondée sur le principe que l'innovation découle de la collaboration et de la commercialisation d'idées issues des ateliers de fabrication ou des laboratoires universitaires.
Notre stratégie et nos investissements substantiels favorisent les partenariats entre le secteur privé, le milieu universitaire et le gouvernement.
Ces partenariats transforment les idées prometteuses en produits, processus et applications d'avant-garde qui créent des emplois et stimulent la croissance économique.
Les dépenses fédérales en S et T ont atteint 11,7 milliards de dollars en 2010-2011. Nous avons maintenu cet engagement dans les éditions successives du Plan d'action économique du Canada. Ces investissements sont importants.
Cela étant dit, nous savons tous qu'il reste beaucoup à faire. Nous avons encore des défis à relever et il y a des domaines où nous devons faire mieux.
La plupart des difficultés peuvent être surmontées si les secteurs public et privé souscrivent pleinement à l'innovation.
Dans quelques jours, mon collègue Jim Flaherty présentera le Plan d'action économique de 2012. Le budget énoncera clairement notre engagement à effectuer des investissements clés en S et T dans le but de soutenir une économie moderne et concurrentielle.
Comme je l'ai dit plus tôt, les S et T sont essentielles à la compétitivité du Canada à l'échelle mondiale et à sa prospérité dans la nouvelle économie.
Le premier ministre l'a bien résumé : la science fait fonctionner le commerce.
Voilà pourquoi notre gouvernement a récemment effectué de nouveaux investissements à l'appui de travaux de recherche de pointe, de collaborations internationales et de la création de centres de recherche de calibre mondial au Canada.
Facebook a été lancé par un étudiant universitaire qui y voyait une meilleure façon de créer des liens entre pairs grâce aux S et T. Les universités sont des communautés où les idées prennent forme et où les problèmes sont résolus.
Pour soutenir les universités et faire en sorte que le Canada dispose des plus brillants esprits, nous avons créé de nouvelles bourses, comme les Bourses d'études supérieures du Canada Vanier et les Bourses postdoctorales Banting.
Mais malgré ces investissements et de nombreux autres, nous faisons toujours face à des défis.
Notre secteur privé accuse encore un retard dans le domaine de la recherche-développement (R-D). En fait, un rapport du Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation a souligné que ce retard limitait nos résultats d'ensemble en matière d'innovation.
En un mot, les entreprises qui n'investissent pas dans la R-D peuvent difficilement maintenir leur compétitivité. Elles ont plus de difficulté à assurer leur croissance future, ce qui signifie qu'il est plus difficile pour l'économie de créer des emplois.
Notre gouvernement a chargé un groupe d'experts indépendant d'examiner l'efficacité de notre appui à la R-D menée par les entreprises. Ce groupe était dirigé par Tom Jenkins, de la société OpenText.
Nous avons reçu son rapport en octobre. Même si nous n'adopterons pas toutes ses recommandations, nous sommes d'accord avec ce qu'il perçoit comme étant les principaux problèmes.
Nous agirons rapidement, parce que nous tenons à transformer les idées et les innovations en nouveaux produits commercialisables, compétitifs et utiles qui favorisent la création d'emplois, la croissance et la prospérité.
Par exemple, le Conseil national de recherches Canada (CNRC) est une éminente institution canadienne. Créé en 1916, le CNRC a une longue histoire de réalisations exceptionnelles : il a eu à son service un lauréat du prix Nobel, Gerhard Herzberg, et a contribué à la mise au point du stimulateur cardiaque, de la brique réfractaire, de l'appareil auditif, du vaccin contre la méningite et de la technologie CANDU.
Il a aussi mis sur pied le Programme des astronautes canadiens, qui a mené à la création de l'Agence spatiale canadienne. Il est responsable du Programme d'aide à la recherche industrielle, et il est l'entité mère du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.
À l'approche du centenaire du CNRC, toutefois, des faiblesses sont devenues évidentes dans son modèle de fonctionnement.
Le mandat du CNRC a été élargi au fil des ans et ses ressources ont été dispersées. Son mandat s'est dilué et l'organisme a été engagé dans des directions nombreuses et parfois incohérentes.
Certains considèrent le CNRC comme une vague fédération d'instituts, un ensemble d'installations réparties à la grandeur du Canada poursuivant chacune ses propres recherches et servant ses propres clients – au lieu de travailler ensemble, comme une équipe intégrée et performante, à des initiatives décisives et axées sur la clientèle.
Il y a presque deux ans, notre gouvernement a donc nommé John McDougall à la présidence du CNRC, et l'a chargé de réorienter l'organisme en misant sur sa vaste expérience, ses connaissances et sa perspective professionnelle.
Depuis lors, notre gouvernement a pris des mesures pour aider à recentrer le CNRC sur les domaines auxquels il peut le plus efficacement contribuer. Il s'agit d'améliorer sensiblement le rendement du Canada en matière d'innovation, de réaffirmer la réputation du CNRC et de le doter d'un modèle d'entreprise stable.
Le modèle en cours d'élaboration sera fondé sur des approches éprouvées adoptées par les champions mondiaux de l'innovation, et sera soigneusement adapté à la réalité canadienne.
Il sera fondé sur une expérience pratique acquise auprès d'entreprises multinationales, de petites et moyennes entreprises, d'organismes gouvernementaux et d'établissements d'enseignement.
Nous nous efforçons de faire du CNRC un organisme de calibre mondial qui, par l'entremise des sciences, de la technologie et de l'innovation, favorise plus efficacement la création d'emplois et la croissance au profit du Canada. Je crois que c'est là un moyen sûr de soutenir et de développer l'économie du Canada, et d'assurer la prospérité future de tous les Canadiens.
Mesdames et Messieurs, les idées et les innovations circulent. Il nous faut contribuer à les concrétiser.
Nous avons des établissements postsecondaires de renommée mondiale ainsi que des penseurs et des chercheurs de pointe. Le prochain Steve Jobs, Mike Lazaridis, Mark Zuckerberg ou Jim Balsillie fréquente probablement déjà un campus à Vancouver, à Winnipeg, à Kitchener, à Québec ou à Halifax. Nous devons nous assurer qu'il ou elle dispose des outils et de la motivation qui lui permettront de prospérer ici au Canada.
Nous avons l'expertise en affaires et le leadership requis pour permettre aux idées de s'épanouir. Nous avons les personnes dotées des compétences, du dynamisme et de la volonté nécessaires pour que nous puissions prospérer et croître aujourd'hui et demain. Nous avons ce qu'il faut pour nous munir d'un avantage concurrentiel dans l'économie mondiale et ainsi créer des emplois, de la croissance et de la prospérité. Nous devons simplement être ambitieux!
Le Plan d'action économique de 2012 nous aidera à y arriver. Je vous invite à écouter attentivement le discours budgétaire que prononcera le ministre Flaherty cette semaine. Ensemble, nous réussirons à commercialiser l'imagination!
Merci.