Notes d'allocution
L'honorable Christian Paradis, C.P., député
Ministre de l'Industrie
Toronto (Ontario)
Le 8 mai 2012
La version prononcée fait foi
Bonjour et merci de m'avoir invité à cet événement exceptionnel.
Je vous promets d'être bref, afin que nous puissions amorcer la discussion sans tarder.
Avant d'aller plus loin, je souhaite vous parler de quelques-unes des mesures ciblées que notre gouvernement a adoptées. Je crois que ces mesures seront d'un intérêt particulier pour bon nombre d'entre vous.
Deux éléments des discussions d'aujourd'hui ont particulièrement retenu mon attention.
Premièrement, il faut constater que des défis importants se trouvent toujours sur notre route.
- Comme la situation européenne actuelle en témoigne, la reprise économique mondiale prévue ne s'est pas encore pleinement concrétisée.
- C'est pourquoi notre priorité absolue doit demeurer la mise en application de notre plan favorisant l'emploi et la croissance.
Deuxièmement, il faut reconnaître que le Canada est relativement bien placé pour répondre à ces défis.
- Notre secteur bancaire est robuste et jouit d'une excellente réputation.
- Nous avons sollicité la participation de nos partenaires internationaux pour ouvrir les portes de nouveaux marchés.
- Et notre économie continue de créer des emplois et de stimuler la croissance.
Au cours des six dernières années, nous avons renforcé le climat commercial du Canada pour en faire le plus attrayant au monde.
- Nous avons diminué les taxes et impôts.
- Nous avons incité nos partenaires commerciaux à favoriser le libre-échange.
- Nous avons accueilli les investisseurs étrangers.
- Nous avons modernisé nos lois.
- Et nous avons effectué des investissements opportuns et nécessaires dans l'industrie et l'infrastructure canadiennes.
Ces efforts portent leurs fruits. Et ils ne sont pas passés inaperçus.
Le Fonds monétaire international et l'Organisation de coopération et de développement économiques prédisent que l'économie canadienne connaîtra, cette année et l'année prochaine, l'une des croissances les plus rapides parmi les pays du G‑7.
Le magazine Forbes a indiqué que le Canada était le meilleur pays au monde où faire des affaires.
Et le mois dernier, le président et chef de la direction de Cisco Systems, John Chambers, a lui aussi affirmé que le Canada était un endroit privilégié pour les affaires.
Les statistiques leur donnent raison.
En 2011 seulement, le Canada a attiré 95 nouvelles entreprises étrangères dont les projets d'expansion étaient évalués à plus de 16 milliards de dollars.
Malgré ces réussites, les défis demeurent bien réels. Nous ne devons pas les perdre de vue.
Nous devons tirer profit de notre avantage du savoir.
- Le Canada compte la plus forte proportion au monde de personnes âgées de 25 à 64 ans titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires.
- Et nous nous classons au premier rang du G-7 en matière de dépenses des établissements d'enseignement supérieur en recherche-développement, en pourcentage de l'économie nationale.
Nous devons également continuer à établir des liens directs entre les entreprises canadiennes et l'économie mondiale.
- Nous entendons faire du Canada, d'ici 2015, la première zone libre de droits de douane pour l'industrie manufacturière parmi les pays du G-20.
- Nous négocions avec 50 pays en vue de conclure des accords commerciaux. Ces accords s'ajouteront aux neuf ententes que nous avons signées au cours des six dernières années.
- Nos négociations avec l'Union européenne visant à mettre en place un accord commercial avancent bien. Cette entente accroîtra de 20 % le commerce entre les partenaires et procurera 12 milliards de dollars à l'économie canadienne.
Nous devons aider nos entreprises à se démarquer dans l'économie de l'innovation.
- Nous appuierons l'innovation menée par les entreprises, conformément aux recommandations du groupe d'experts sur la recherche-développement dirigé par Tom Jenkins.
- Nous aiderons les entreprises canadiennes à faire passer leurs produits de l'étape de la conception à celle de la mise en marché.
- Nous avons également prévu un financement supplémentaire de 400 millions de dollars dans le Plan d'action économique de 2012 pour :
- susciter une augmentation des investissements privés de capital de risque de démarrage;
- et soutenir la création de grands fonds de capital de risque dirigés par le secteur privé.
Cela s'ajoute aux 100 millions de dollars que le gouvernement a octroyés à la Banque de développement du Canada dans le budget de 2012, expressément à l'appui de ses activités liées au capital de risque.
Enfin, nous devons faire en sorte que les lois canadiennes appuient les entreprises canadiennes — et non qu'elles leur nuisent.
Nous apporterons donc des modifications à deux lois dans le but de favoriser la concurrence et la croissance économique.
En premier lieu, nous nous sommes engagés à modifier la Loi sur les télécommunications afin :
- d'éliminer les restrictions à la propriété étrangère pour les entreprises détenant une part de marché inférieure à 10 %;
- et d'offrir à nos entreprises plus d'occasions d'obtenir du financement au sein des marchés internationaux.
En deuxième lieu, nous apporterons des modifications ciblées à la Loi sur Investissement Canada.
Nous avons déjà adopté des mesures ciblées qui permettront au ministre de l'Industrie :
- de diffuser publiquement certains renseignements sur le processus d'examen, pourvu que cette divulgation ne soit pas préjudiciable;
- et d'accepter les garanties de paiement offertes par un investisseur à l'égard de toute pénalité imposée par une cour, ce qui incitera les investisseurs à respecter leurs engagements.
Nous prenons des mesures afin d'améliorer le processus canadien d'examen des investissements étrangers et de nous assurer qu'il favorisera la croissance économique, la création d'emplois et la prospérité au Canada pour de nombreuses années à venir.
Mesdames et Messieurs, notre gouvernement est conscient que la croissance reposera sur la mise en place du contexte le plus favorable au monde pour les investissements.
Nous savons que les investissements étrangers sont essentiels pour l'économie canadienne.
Notre économie a toujours été fondée sur les échanges commerciaux.
Afin de demeurer concurrentiels, nous devons offrir aux entreprises de tous les secteurs des occasions optimales d'investissement, de croissance, d'innovation et de création d'emplois.
Je reviens sur ce que je disais il y a quelques instants.
Le Canada, comme les autres pays, continue de faire face à des défis. Cependant, les Canadiens peuvent être fiers de ce que nous avons accompli.
Notre économie est forte et en pleine croissance.
Notre pays est pacifique, sécuritaire et prospère.
Peu de pays sont aussi privilégiés que le Canada.
J'entends collaborer avec chacun d'entre vous pour assurer la mise en œuvre de notre Plan d'action économique, qui est axé sur la création d'emplois, la croissance et la prospérité à long terme.
Ensemble, nous serons témoins de la réussite du Canada, aujourd'hui et pour de nombreuses années à venir.
Je vous remercie.