Je tiens à remercier le gouvernement du Royaume-Uni, la ville de Londres et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) d’avoir gracieusement accepté d’accueillir la 21e assemblée annuelle de la BERD.
Le Canada est un fier partenaire de cette institution, et il adhère fermement à la mission fondamentale de la Banque, qui consiste à favoriser la transition vers l’économie de marché et à investir dans des pays qui ont prouvé leur engagement à l’égard des réformes économiques et démocratiques.
Pour la région et pour la BERD, l’année 2011 a été remplie d’événements marquants. Lors des périodes d’instabilité et de bouleversements comme ceux qui ont été observés dans certaines parties du monde arabe, les pays se tournent vers le soutien d’institutions financières internationales comme la BERD. C’est pourquoi, par exemple, l’élargissement de la portée géographique du mandat de la Banque afin d’y inclure la région méditerranéenne du sud et de l’est constitue l’un des éléments clés du Partenariat de Deauville du G-8, lancé en mai 2011.
Le Canada a offert un appui constant et sans réserve à cette initiative, et nous sommes heureux de pouvoir confirmer que nous avons ratifié les modifications de l’Accord portant création de la BERD. En outre, c’est avec un très grand plaisir que le Canada a récemment accueilli les deux nouveaux membres de la BERD – le Royaume hachémite de Jordanie et la République tunisienne – au sein du groupe de pays qu’il représente au Conseil d’administration de la BERD. Nous espérons que cela permettra à nos pays de continuer d’approfondir et de concrétiser nos relations. Le Canada est également impatient de travailler en étroite collaboration avec la BERD et ses membres de façon à assurer l’élargissement réussi et en temps opportun des activités de la Banque dans la nouvelle région.
Il est important de reconnaître le travail accompli par la BERD en 2011 dans l’ensemble des pays où elle effectue des opérations. Le Canada est heureux de constater que les activités de financement de la Banque continuent d’avoir une grande incidence sur la transition dans les pays visés et qu’elles respectent les principes des saines pratiques bancaires, malgré une conjoncture économique difficile.
La BERD continue aussi de favoriser une croissance économique durable à long terme. Nous sommes heureux de constater que la deuxième étape de l’Initiative sur l’énergie viable de la Banque a atteint ou dépassé tous les objectifs, ce qui permet de mobiliser des investissements substantiels du secteur privé dans un secteur important de l’économie. De plus, le Canada se réjouit du leadership croissant exercé par la BERD dans le développement des marchés de capitaux fonctionnant en monnaie locale dans la région, grâce à l’initiative pour les opérations en monnaie locale et les marchés de capitaux locaux.
Les événements de la dernière année ont augmenté la visibilité internationale de la BERD, et il est clair que l’année qui vient am&egrSave;nera son lot de difficultés et de possibilités. Compte tenu de ses ressources limitées et de la demande croissante de son savoir‑faire, il importe plus que jamais que la BERD concentre ses activités dans les pays dont la transition présente le plus de lacunes. Une telle démarche devrait notamment permettre à la Banque de faciliter la réussite du programme dans les pays de l’UE-7 d’ici 2015, conformément à l’engagement à cet égard énoncé dans le cadre du quatrième examen des ressources en capital de la Banque.
Il est crucial que la BERD adhère aux principes fondamentaux de son mandat afin de pouvoir conserver sa légitimité aux yeux de ses actionnaires et de ses clients. Il sera donc important pour la Banque de concentrer ses ressources dans les pays qui continuent de démontrer leur engagement envers les principes de pluralisme et de démocratie multipartite. Dans les pays où cet engagement faiblit, la BERD devrait adopter des mesures afin de restreindre son engagement en conséquence, comme elle l’a déjà fait dans quelques cas.
Il est tout aussi important, pour la légitimité de la BERD, d’assurer l’ouverture et la transparence des processus de dotation de ses postes de direction, et de veiller à ce que ces processus soient fondés sur le mérite. Même si, dans l’ensemble, la Banque a accompli d’excellents progrès sur ce front, il lui en reste à faire. Le Canada demande donc avec instance au Conseil d’administration d’élaborer des recommandations qu’il proposera aux gouverneurs en vue d’établir des procédures formelles dans la perspective d’élections futures à la présidence de la BERD.
Pour conclure, je tiens à remercier le président sortant de la BERD, monsieur Mirow, ainsi que tous les membres du personnel et de la direction et le Conseil d’administration de la Banque, dont le mandat s’est avéré riche en réalisations de toutes sortes. Je désire également souhaiter la bienvenue au nouveau président, monsieur Chakrabarti, et le féliciter de son élection; je serai heureux de poursuivre notre collaboration sous sa direction.
Comme l’incertitude économique continue de planer au‑dessus des perspectives de reprise économique dans la région, il sera important que la BERD continue d’assumer un rôle fondamental dans les pays où elle exerce ses activités. Nous croyons fermement que le personnel et la direction de la BERD sont à la hauteur, et la Banque peut compter encore une fois sur le soutien du Canada pour cette mission dans les prochaines années.
J’espère avoir le plaisir de vous revoir à Istanbul en 2013.
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