Merci de cette aimable présentation.
J'aimerais également remercier tout le personnel de Mitacs de m'avoir invité. Par l'intermédiaire de Globalink, votre organisme fait valoir le Canada aux étudiants talentueux de premier cycle du monde entier en tant que destination de choix où étudier. Il va de soi que notre gouvernement partage votre vision. Nous déployons nous aussi de nombreux efforts pour faire en sorte que le Canada attire les esprits les plus brillants en investissant dans la recherche et l'infrastructure de calibre mondial et en commercialisant les idées prometteuses.
C'est avec grand plaisir qu'en juillet 2010 j'ai annoncé, en ma qualité de ministre d'État responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario (FedDev Ontario), un investissement de plus d'un million de dollars dans l'expansion de Globalink. Cet investissement s'inscrivait dans un engagement de FedDev Ontario d'une valeur de 11 millions de dollars à l'égard de Mitacs. Cet engagement s'ajoutait aux 67,5 millions de dollars accordés antérieurement par le gouvernement fédéral aux programmes de Mitacs. Et aujourd'hui, le gouvernement du Canada lui accorde de nouveaux fonds de 14 millions de dollars dans le cadre du budget de 2012.
Cet investissement dans Globalink a contribué à faire venir dans le Sud de l'Ontario 59 étudiants en troisième année du premier cycle, parmi les plus brillants de l'Inde, pour participer à des stages de recherche, recevoir de la formation technique et profiter d'une visibilité auprès des principaux innovateurs de l'industrie de la région.
Grâce à Globalink, le Canada accueillera cet été des étudiants non seulement de l'Inde, mais aussi de la Chine, du Mexique et du Brésil.
Je dois souligner que j'ai accompagné le gouverneur général du Canada au Brésil le mois dernier dans le cadre d'une visite officielle. Notre délégation, dont faisait partie Arvind Gupta, a facilité la formation de plusieurs partenariats de recherche concertée entre des universités et des organismes de financement du Brésil et du Canada, y compris de partenariats conclus par l'intermédiaire du programme Globalink de Mitacs.
Mesdames et Messieurs, de telles missions consolident la collaboration entre les gouvernements, les milieux universitaires et le monde des affaires de manière à créer des liens qui rehaussent l'avantage concurrentiel du Canada.
Notre gouvernement comprend que la compétitivité à long terme du Canada repose sur sa capacité d'appuyer les travaux de recherche-développement liés aux affaires qui alimentent l'innovation.
Par l'intermédiaire du Plan d'action économique de 2012, nous avons continué de prendre les mesures nécessaires pour appuyer à la fois la recherche fondamentale et la recherche dictée par le marché. Depuis mars, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec des parties intéressées au sujet de certaines des mesures axées sur l'innovation contenues dans le budget.
À l'issue de ces conversations, j'ai pu conclure que la concurrence à l'égard des esprits les plus brillants demeure féroce. Les technologies évoluent à la vitesse de l'éclair, et ce, tant au sein des économies développées que des économies émergentes.
Au-delà de nos frontières, les perspectives économiques demeurent fragiles, et tout recul aurait des répercussions sur le Canada.
Les entreprises canadiennes doivent composer avec une concurrence sans cesse accrue de pays émergents de même qu'avec les nouvelles réalités associées au vieillissement de la population.
Heureusement, le Canada est en position de force pour relever ces défis, une position sur laquelle nous pouvons faire fond.
Le Plan d'action économique de notre gouvernement, qui met de l'avant un programme complet et axé sur l'avenir pour appuyer la création d'emplois de qualité, la croissance économique et de saines finances publiques, permettra à notre pays de surmonter l'adversité et d'en sortir encore plus fort que jamais.
Ce plan d'action tire parti de notre excellent bilan de réalisations. Les mesures budgétaires aideront les chercheurs, les entreprises et les entrepreneurs canadiens à exploiter encore plus leur potentiel afin de continuer à innover et à prospérer au sein de l'économie moderne, et ce, au profit de l'ensemble de la population canadienne.
Lors de conférences comme celle-ci, on se fixe des objectifs à long terme. Dans la même optique, notre gouvernement oriente ses mesures relatives à l'innovation sur des priorités à long terme comme la création d'emplois de qualité et la prospérité.
Les nouvelles mesures du Plan d'action économique de 2012 mettent l'accent sur les éléments déterminants de la croissance et de la création d'emplois, c'est-à-dire l'innovation, l'investissement, l'éducation, les compétences et les collectivités. Ainsi, elles contribueront à solidifier et à mettre à contribution le rôle des entrepreneurs à titre de moteurs de l'économie canadienne.
Les chercheurs, dirigeants d'entreprise et entrepreneurs du Canada ont prouvé à de nombreuses reprises qu'ils peuvent remplir ce rôle, du moins si on leur en accorde la chance.
Mesdames et Messieurs, grâce au Plan d'action économique, notre gouvernement prend les mesures nécessaires pour s'assurer qu'on leur offre toutes les possibilités nécessaires pour prospérer.
Cela comprend une nouvelle approche visant à appuyer la recherche de calibre mondial de même que nos entrepreneurs et innovateurs.
Notre pays appuie fermement la recherche menée dans les établissements postsecondaires et accorde une grande importance à la formation d'une main-d'œuvre hautement spécialisée. Ces priorités sont essentielles au maintien d'assises solides pour l'innovation.
Le gouvernement fédéral affecte des ressources considérables à l'appui de la recherche, du développement et de la technologie.
En effet, le Canada est en tête des pays du G-7 au chapitre des dépenses en recherche-développement dans le secteur de l'enseignement supérieur, en pourcentage du produit intérieur brut.
Bien que nous soyons fiers de ce classement, nous savons que ce sont les résultats qui comptent.
Le Canada continue d'accuser un retard sur d'autres nations pour ce qui est du rendement global associé à l'innovation, notamment en ce qui a trait aux investissements du secteur privé dans la recherche-développement. Nous devons par ailleurs améliorer notre capacité de commercialiser les fruits de la recherche sous forme de produits et de procédés pouvant conduire à la création d'emplois de grande qualité et contribuer à la croissance économique.
Notre gouvernement est conscient que les résultats de ces mesures stratégiques nécessitent des améliorations et prend les moyens pour relever ces défis.
Nous avons d'abord mis sur pied un groupe d'experts, dirigé par le président exécutif du conseil d'administration d'OpenText, Tom Jenkins. Le groupe d'experts avait pour objectif de déterminer le meilleur moyen d'améliorer et d'optimiser nos stimulants afin de remédier à ce retard.
Nous donnons maintenant suite aux recommandations de ce groupe d'experts au moyen de mesures qui serviront à créer des emplois de grande qualité, et ce, grâce à des investissements dans :
- le soutien direct à l'innovation en entreprise;
- des occasions de financement à l'appui d'entreprises ayant le potentiel de devenir concurrentielles à l'échelle internationale;
- l'établissement de liens entre la recherche publique et les besoins du marché.
Entre autres mesures, le Plan d'action permettra de doubler le financement des entreprises bénéficiaires du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada.
Il prévoit une réorientation des activités du Conseil national de recherches du Canada vers la recherche régie par la demande et axée sur l'entreprise, ce qui aidera les entreprises canadiennes à mettre au point des produits et des services innovateurs.
Il favorisera l'innovation grâce aux marchés publics, en établissant des liens entre les ministères et organismes fédéraux et les entreprises canadiennes, ce qui renforcera la capacité de ces dernières à être concurrentielles sur les marchés mondiaux.
Il favorisera aussi l'accès au capital de risque des entreprises à forte croissance en engageant 400 millions de dollars afin de mobiliser des investissements accrus du secteur privé à l'intention des entreprises en démarrage, et d'appuyer la création de fonds de capital de risque à grande échelle gérés par le secteur privé.
Il rehaussera la collaboration en matière de recherche entre les secteurs public et privé par l'entremise de stages supplémentaires à l'intention des étudiants des cycles supérieurs offerts grâce à un financement de 14 millions de dollars sur deux ans versé à Mitacs, et par l'intermédiaire d'un financement permanent octroyé au Programme de réseaux de centres d'excellence dirigés par l'entreprise.
Il servira à rationaliser le Programme d'encouragement fiscal à la recherche scientifique et au développement expérimental. Les économies ainsi réalisées seront affectées à des programmes d'aide directe qui renforceront l'innovation au sein des entreprises du Canada.
Notre gouvernement fait également fond sur ses investissements antérieurs en allouant des ressources considérables à la recherche de pointe et à l'infrastructure d'avant-garde.
Le Plan d'action améliorera en outre les programmes des conseils subventionnaires qui favorisent les partenariats de recherche entre l'industrie et le milieu universitaire. Notre plan prévoit par ailleurs de nouveaux fonds pour la recherche en santé humaine et en génomique par l'entremise de Génome Canada.
Il permettra d'ouvrir le monde entier aux chercheurs canadiens par le truchement de l'Institut canadien des recherches avancées.
Et il accroîtra le soutien à l'infrastructure de recherche de pointe grâce à des investissements dans la Fondation canadienne pour l'innovation et CANARIE, le réseau de recherche à très grande vitesse du Canada, pour ne nommer que ceux-là.
Mais pour soutenir efficacement la concurrence et connaître la réussite à l'échelle internationale, les créateurs d'emplois canadiens doivent pouvoir compter sur plus que des idées brillantes.
Ils doivent être épaulés par un environnement réglementaire moderne qui contribue à promouvoir la concurrence, l'investissement des entreprises et la croissance économique.
Cela suppose un régime fiscal concurrentiel et efficient, un système financier efficace et un accès aux marchés internationaux. C'est pourquoi le Plan d'action économique de cette année comprend des engagements clés axés sur chacun de ces éléments, ce qui permettra d'améliorer les conditions entourant l'investissement des entreprises et contribuera à alimenter la prochaine vague de création d'emplois.
Dans le cadre de son budget, le gouvernement reconnaît également qu'en période d'incertitude, vivre selon ses moyens est tout aussi important que créer des emplois.
En accord avec cette discipline budgétaire, nous réduisons les dépenses publiques de façon modérée.
Les économies qui découleront de l'examen fédéral des dépenses représentent moins de 2 % du montant prévu des dépenses de programmes en 2016-2017.
Même s'il s'agissait d'un examen exhaustif des dépenses des ministères, le but n'était pas d'instaurer des compressions systématiques.
Nous allons assurer un financement constant et croissant des programmes et des services qui sont prioritaires pour les Canadiens. Le Plan d'action économique de 2012 prévoit une large gamme d'investissements considérables dans l'innovation des entreprises pour témoigner de cet engagement.
Ces mesures procureront des retombées réelles pour les Canadiens. Elles ramèneront, à un rythme approprié, le Canada vers l'équilibre budgétaire au fur et à mesure que l'économie continuera de se remettre de la crise économique mondiale.
Trois ans après le lancement de la phase de stimulation du Plan d'action économique du Canada en réponse à cette crise, il est évident que notre économie continue de prendre du mieux.
Nos exportations ont repris de la vigueur, et notre économie intérieure poursuit son expansion. Depuis juillet 2009, le Canada a connu une hausse en matière d'emplois, plus de 750 000 emplois s'étant ajoutés au pays. Il compte aujourd'hui 320 000 emplois de plus par rapport au sommet qu'il avait atteint avant la récession, soit la croissance la plus forte en matière d'emplois au cours de la reprise parmi les pays du G-7 et le gain ininterrompu d'emplois le plus important en 30 ans.
Les perspectives sont donc excellentes. Nous reconnaissons toutefois que nous devons agir dès maintenant pour garantir la prospérité à long terme des Canadiens en période d'incertitude.
Le Plan d'action économique de 2012 nous a permis de le faire de façon résolue, afin de créer au Canada des possibilités de croissance et d'emploi à long terme.
Toutes ces mesures visent la mise en place des conditions nécessaires à la durabilité et à la compétitivité du système d'innovation. Parmi ces conditions, mentionnons des cadres réglementaires et du marché jouant un rôle de soutien, des citoyens engagés, une main-d'œuvre hautement spécialisée, des travaux de recherche de calibre mondial et une infrastructure d'avant-garde.
Le Canada peut devenir un chef de file mondial de la recherche et de l'innovation. Pour ce faire, nous devons relever les défis en prenant des risques et en faisant preuve de créativité, d'audace et d'un esprit de concurrence.
Je vous souhaite une conférence fructueuse. Je serai ravi de prendre connaissance des résultats de vos discussions d'aujourd'hui. Je vous remercie.