Merci, Madame Suzanne Fortier, de cette aimable présentation.
Je tiens également à remercier l'équipe de Research Money de m'avoir invité à m'adresser à vous aujourd'hui. Cette conférence nous offre une excellente occasion de réfléchir à la façon dont nous pourrons tirer pleinement parti du potentiel d'innovation de notre pays afin de favoriser notre prospérité à long terme. Trop souvent, les discussions sur les technologies et l'innovation ont une perspective à très court terme. Je me réjouis de vous voir si nombreux pour discuter de la manière dont les entreprises canadiennes pourraient encourager davantage l'innovation au Canada.
Depuis que notre gouvernement a déposé le Plan d'action économique de 2012 en mars dernier, j'ai eu l'occasion de discuter avec divers intervenants au sujet des mesures prévues dans le budget pour stimuler l'innovation.
Je crois que nous pouvons tous nous entendre sur le fait que les personnes les plus brillantes sont en très forte demande. Les changements technologiques se produisent à un rythme effréné, autant dans les économies développées que dans les économies émergentes. Pour assurer la compétitivité à long terme de l'économie canadienne, nous devrons mettre sur pied et développer des entreprises concurrentielles à l'échelle mondiale qui innovent et qui créent des emplois de grande qualité.
Les perspectives économiques mondiales demeurent fragiles, et tout recul aurait des répercussions sur le Canada.
Les entreprises canadiennes doivent composer avec une concurrence sans cesse croissante de pays émergents, sans compter les défis associés au vieillissement de la population et aux changements démographiques.
Heureusement, le Canada est très bien placé pour faire face à ces défis.
Le Plan d'action économique, qui met de l'avant un programme complet et axé sur l'avenir pour appuyer la création d'emplois de qualité, la croissance économique et de saines finances publiques, permettra à notre pays de relever les défis à venir et d'être encore plus puissant que jamais.
Ce plan d'action tire parti de notre excellent bilan en matière de réalisations économiques. Les mesures proposées aideront les entreprises et les entrepreneurs canadiens à exploiter encore plus leur potentiel d'innovation et de croissance au sein de l'économie moderne, ce qui servira les intérêts de tous les Canadiens pour de nombreuses générations à venir.
Cette conférence est axée sur le thème de la croissance à long terme. Dans une perspective semblable, notre gouvernement fait en sorte que ses mesures en matière d'innovation correspondent à ses priorités à long terme, y compris la création d'emplois de qualité et la prospérité économique.
Les nouvelles mesures du Plan d'action économique de 2012 mettent l'accent sur les éléments déterminants de la croissance et de la création d'emplois, c'est-à-dire l'innovation, l'investissement, l'éducation, les compétences et les collectivités. Ainsi, ces mesures contribueront à solidifier et à élargir le rôle des entrepreneurs à titre de moteur de l'économie canadienne.
Les entreprises canadiennes — nos entrepreneurs, nos innovateurs — ont prouvé à de nombreuses reprises qu'elles peuvent remplir ce rôle, du moins si on leur en accorde la chance.
Mesdames et Messieurs, grâce à son Plan d'action économique, le gouvernement Harper prend les mesures nécessaires pour faire en sorte qu'on offre à ces entreprises toutes les possibilités nécessaires pour prospérer.
Tout d'abord, ce programme de changement met de l'avant une nouvelle approche visant à appuyer l'entrepreneuriat, l'innovation et la recherche de calibre mondial.
À titre de chef de file mondial en matière de recherche dans le secteur de l'enseignement postsecondaire, et avec un effectif hautement qualifié, le Canada a des assises très solides pour encourager l'innovation.
Le gouvernement du Canada affecte des ressources importantes à l'appui de la recherche, du développement et de la technologie.
En fait, aucun autre pays du G-7 n'investit autant que le Canada, en pourcentage de son produit intérieur brut (PIB), dans la recherche-développement au sein du secteur de l'enseignement supérieur.
Notre Programme d'encouragement fiscal à la recherche scientifique et au développement expérimental est l'un des plus généreux du monde industrialisé.
Mais ces mesures ne suffisent pas. Ce qui compte, ce sont les résultats.
Notre gouvernement est conscient que ces mesures pourraient donner de meilleurs résultats.
Le Canada continue d'accuser un retard sur d'autres nations au chapitre du rendement global associé à l'innovation, notamment en ce qui touche les investissements du secteur privé dans la recherche-développement. Nous devons également mieux commercialiser les résultats de la recherche sous forme de produits et de procédés menant à la création d'emplois de grande qualité et contribuant à la croissance économique.
Notre gouvernement prend des mesures concrètes pour relever ces défis.
D'abord, nous avons mis sur pied un groupe d'experts présidé par Tom Jenkins, président exécutif de la société OpenText. Ce groupe d'experts avait pour mandat de déterminer comment le gouvernement pourrait améliorer et optimiser ses programmes de mesures incitatives en vue de combler le retard actuel du Canada.
Nous donnons maintenant suite aux recommandations de ce groupe d'experts en adoptant des mesures qui serviront à créer des emplois de grande qualité, et ce, grâce à des investissements :
- dans le soutien direct à l'innovation au sein des entreprises;
- dans des initiatives de financement pour appuyer les entreprises ayant le potentiel de devenir concurrentielles à l'échelle internationale;
- dans l'établissement de liens entre la recherche publique et les besoins du marché.
Par exemple, le Plan d'action économique de 2012 double le financement du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada afin de mieux appuyer les activités de recherche-développement des petites et moyennes entreprises.
Le Plan prévoit une réorientation des activités du Conseil national de recherches du Canada vers la recherche axée sur les besoins des entreprises, ce qui aidera les entreprises canadiennes à mettre au point des produits et des services novateurs.
Il appuiera l'innovation grâce aux marchés publics, en établissant des liens entre les ministères et organismes fédéraux et les entreprises canadiennes, ce qui aidera ces dernières à devenir plus concurrentielles sur le marché mondial.
Le Plan d'action favorisera l'accès au capital de risque pour les entreprises à forte croissance en engageant 400 millions de dollars pour mobiliser des investissements accrus de capital de risque du secteur privé à l'intention des entreprises en démarrage. Il donnera également lieu à la création de fonds de capital de risque à grande échelle dirigés par le secteur privé.
Il appuiera la collaboration entre les secteurs privé et public en matière de recherche grâce à des stages pour les étudiants des cycles supérieurs et au financement de réseaux de recherche-développement dirigés par des entreprises.
Enfin, le Plan servira à rationaliser le Programme d'encouragement fiscal à la recherche scientifique et au développement expérimental. Les économies ainsi réalisées seront affectées à des programmes d'aide directe qui favoriseront l'innovation au sein des entreprises canadiennes.
Notre gouvernement donne également suite aux investissements qu'il a effectués au cours des dernières années, en mettant de l'avant d'importantes nouvelles ressources pour appuyer la recherche avancée et l'infrastructure de pointe.
Notre Plan d'action économique accordera un financement accru aux conseils subventionnaires afin que ceux-ci augmentent leur soutien aux partenariats de recherche entre l'industrie et le milieu universitaire. De plus, Génome Canada obtiendra de nouveaux fonds pour mener ses recherches sur la santé humaine et la génomique.
De son côté, l'Institut canadien de recherches avancées aidera les chercheurs canadiens à nouer des liens internationaux.
Le Plan d'action économique accroîtra aussi le soutien à l'infrastructure de recherche de pointe en investissant notamment dans la Fondation canadienne pour l'innovation et dans CANARIE, le réseau de recherche à très grande vitesse du Canada.
Afin de pouvoir mener une concurrence efficace et réussir à l'échelle internationale toutefois, les créateurs d'emplois canadiens ont besoin de plus que d'idées brillantes.
Ils doivent être épaulés par un environnement réglementaire moderne qui contribue à promouvoir la concurrence, l'investissement des entreprises et la croissance économique.
Cela suppose un régime fiscal concurrentiel et efficient, un système financier efficace et un accès aux marchés internationaux. C'est pourquoi le Plan d'action économique de 2012 comprend des engagements clés axés sur chacun de ces éléments, ce qui permettra d'améliorer les conditions entourant les investissements des entreprises et contribuera à alimenter la prochaine vague de création d'emplois.
Le budget tient également compte du fait que dans une période d'incertitude, il est tout aussi important de vivre selon nos moyens que de créer des emplois.
Conformément à cette discipline budgétaire, nous avons entrepris de réduire les dépenses publiques de façon modérée.
Les économies découlant de l'examen des dépenses fédérales représentent moins de 2 % des dépenses de programmes du gouvernement fédéral prévues en 2016-2017.
Même s'il s'agissait d'un examen exhaustif des dépenses ministérielles, le but n'était pas d'effectuer des compressions systématiques.
Nous allons fournir un financement constant et croissant aux programmes et aux services qui sont prioritaires pour les Canadiens. Le Plan d'action économique de 2012 prévoit d'ailleurs une vaste gamme d'investissements pour appuyer l'innovation au sein des entreprises.
La réduction des dépenses ministérielles traduit simplement les changements apportés pour recentrer l'État et ses programmes, moderniser et réduire les opérations administratives, et faciliter les rapports des Canadiens et des entreprises avec le gouvernement.
Ces mesures procureront des retombées réelles pour les Canadiens. Elles faciliteront le retour à l'équilibre budgétaire à un rythme approprié, à mesure que l'économie continuera de se remettre de la crise économique mondiale.
Or, trois ans après le lancement de la phase de stimulation du Plan d'action économique du Canada en réponse à cette crise, il est évident que notre économie continue de prendre du mieux.
Nos exportations ont repris de la vigueur, et notre économie intérieure poursuit son expansion. Depuis juillet 2009, le nombre d'emplois a augmenté de plus de 750 000 et il dépasse aujourd'hui de 320 000 son sommet d'avant la récession. Il s'agit du plus fort taux de croissance de l'emploi parmi les pays du G-7 depuis la reprise et de la plus importante augmentation consécutive du nombre d'emplois en 30 ans.
Nous devrions rétablir l'équilibre budgétaire à moyen terme, et la dette fédérale devrait reculer à 28,5 % du PIB en 2016-2017, soit le niveau d'avant la récession.
Le Canada maintient un net avantage financier sur les autres pays du G-7 à cet égard.
Le Fonds monétaire international s'attend à ce que d'ici 2016, le ratio de la dette nette en fonction du PIB des administrations publiques canadiennes représente à peu près le tiers de la moyenne des pays du G-7. Ce ratio sera inférieur de plus de 20 points de pourcentage à celui du pays du G-7 arrivant au deuxième rang à ce chapitre, soit l'Allemagne.
La réduction de la dette ne se résume pas à un simple exercice comptable abstrait. Elle aura des répercussions bien réelles puisqu'elle :
- dégagera des fonds publics qui, autrement, seraient absorbés par les frais d'intérêt;
- maintiendra des taux d'intérêt bas et encouragera l'investissement;
- permettra au Canada de continuer à mettre en œuvre son plan axé sur des impôts bas, favorisant ainsi une croissance à long terme qui permettra à tous les Canadiens de profiter d'un emploi bien rémunéré.
Les perspectives sont donc excellentes. Nous devons cependant agir dès maintenant pour garantir la prospérité à long terme des Canadiens en période d'incertitude.
Le Plan d'action économique de 2012 nous a permis de le faire de façon résolue, afin de créer au Canada des possibilités de croissance et d'emploi à long terme.
Toutes ces mesures ont pour but d'établir les conditions propices à l'établissement d'un système d'innovation durable et concurrentiel. Ces conditions comprennent un cadre réglementaire et des politiques-cadres du marché adéquats, des citoyens engagés, une main-d'œuvre hautement qualifiée, des activités de recherche de calibre mondial, et une infrastructure de pointe.
Je vous souhaite une conférence très productive. Je me renseignerai avec beaucoup d'intérêt sur les discussions que vous tiendrez et sur les résultats qui découleront de cette rencontre. Merci.