1 août 2012
Kindersley (Saskatchewan)
Merci beaucoup et bonjour à tous.
Merci pour cet accueil chaleureux. C'est un vrai plaisir de voir de si nombreux collègues, anciens ou actuels, de si nombreux amis de longue date de partout en Saskatchewan et de différentes régions de l'Ouest canadien.
Quelle journée formidable, vraiment.
Je tiens à saluer monsieur le ministre Ritz, monsieur le ministre de Saskatchewan Lyle Stewart, monsieur le secrétaire parlementaire Anderson, tout le monde, comme on dit, de mon Cabinet et mes collègues du caucus.
J'aimerais commencer, mesdames et messieurs, je sais que nous aimerions tous commencer par vous adresser nos remerciements à vous Mme Walde, à Robin et à Brenda, et à toute la famille d'Art, de nous accueillir généreusement ici aujourd'hui.
Comme nous le savons tous ici aujourd'hui, la famille Walde a été engagée dans cette cause pendant des décennies et il est tout naturel de célébrer cette occasion sur sa propriété, donc, merci beaucoup.
Je tiens aussi à dire merci à Gerry, pas seulement pour son aimable présentation, mais pour m'avoir fait venir ici aujourd'hui.
Comme je l'ai dit, c'est une journée formidable pour être en Saskatchewan, un grand jour pour les agriculteurs de l'Ouest canadien.
Un grand jour pour tous ceux qui se sont bien battus.
Voici qu'est arrivé le jour du libre choix en matière de commercialisation des produits céréaliers.
On a dit que ce n'était pas possible.
Mais nous y sommes arrivés.
Ensemble, nous avons rendu possible le libre choix en matière de commercialisation pour les producteurs céréaliers canadiens de l'Ouest.
Jamais, jamais plus, au grand jamais, on ne dira aux agriculteurs de l'Ouest – seulement ceux de l'Ouest – qui cultivent leur propre blé sur leurs propres terres, comment ils peuvent ou ne peuvent pas mettre en marché leurs produits.
Comme tout le monde ici le sait, nous avons travaillé fort pendant de nombreuses années, nous avons traversé de nombreuses élections, avec l'appui sans réserve des agriculteurs de l'Ouest, pour corriger cette injustice et pour voir arriver ce jour.
Mais je suis aussi ici aujourd'hui pour parler d'un autre point à corriger, qui concerne de près toute cette situation.
Comme vous le savez, le combat mené pour mettre fin au monopole de la Commission du blé, Gerry y a fait allusion, ce combat a eu un prix, le prix payé par les gens qui ont eu le courage de contester l'injustice de la loi, ce qui a fait d'eux des contrevenants.
Leurs gestes étaient naturellement purement symboliques.
Ils n'ont pas organisé d'émeutes.
Ils n'ont brisé aucune fenêtre.
Personne n'a été assailli.
De grosses sommes n'ont pas été récoltées.
Non, seulement quelques chargements de céréales ont été conduits à travers la frontière, parfois seulement un sac de blé symbolique à l'arrière d'une camionnette.
Dans un cas, il s'agissait de céréales données en cadeau à un club 4-H.
Mais pour de tels gestes, ces agriculteurs ont été accusés, ils ont été traînés devant les tribunaux – littéralement enchaînés –, condamnés, mis à l'amende et emprisonnés.
Ils ont été menacés.
De l'équipement a été saisi.
Des vies ont été interrompues.
Mais permettez-moi d'être clair sur ce point.
Ces gens n'étaient pas des criminels.
Ils étaient nos concitoyens.
Des citoyens qui protestaient contre l'injustice en s'exposant pacifiquement aux conséquences de leur opposition à cette injustice.
Ces conséquences n'avaient pas lieu d'être et c'est ce que nous corrigeons aujourd'hui.
Chers amis, le pouvoir de la Couronne est assorti d'un pouvoir ancien, la prérogative royale de clémence.
Il est rare et significatif que ce pouvoir soit exercé.
Alors, mesdames et messieurs, j'ai aujourd'hui le plaisir d'annoncer que ce pouvoir sera à nouveau exercé.
Un groupe d'agriculteurs condamnés en vertu de l'ancienne loi injuste sur le monopole de la Commission du blé sera pardonné par le gouvernement.
Ces courageux agriculteurs ne verront plus leur réputation ternie par des condamnations.
Voici seulement ce que j'ai à dire de ces Canadiens.
Ils ont tenu bon.
Le courage de leurs convictions ne leur a jamais manqué.
Et c'est à eux que nous devons en bonne partie cette victoire, parce que ce sont eux qui ont fait prendre conscience au pays du problème.
Chers amis, en intervenant solidairement pour permettre aux agriculteurs de l'Ouest de mettre librement en marché leur blé et leur orge, notre gouvernement a tenu une promesse solennelle qui remonte aux premiers jours de notre mouvement.
Nous avons donc obtenu justice pour les céréaliculteurs canadiens de l'Ouest.
Notre gouvernement a simplement donné aux producteurs céréaliers canadiens de l'Ouest le libre choix, exactement le même que celui dont disposent les autres agriculteurs du reste du pays.
Donc, ce que nous avons, c'est une double voie pour la mise en marché, ce qu'appuient depuis longtemps la grande majorité des députés que les agriculteurs de cette région du pays ont élus et ce qui leur a longtemps été refusé uniquement par des députés que les agriculteurs de cette région du pays n'avaient pas élus.
Mais c'est terminé.
Il faut admettre, comme vous le savez, chers amis, que notre gouvernement n'a pas été seul pour parvenir à ce résultat.
J'aimerais seulement mentionner quelques intervenants, Charlie Mayer est-il avec nous aujourd'hui ?
Ce que je veux dire, c'est que si Charlie avait été là aujourd'hui, il faudrait se souvenir que Charlie était ministre responsable de la Commission du blé, il y a quelques décennies et c'est lui qui a été le premier à soustraire l'avoine au monopole de la Commission, c'était le premier coup qui a été porté.
Nous remercions donc Charlie.
Je veux aussi remercier les membres du conseil d'administration de la CCB favorables au libre choix en matière de commercialisation. Ils ont aussi tenu bon, malgré une pression énorme, une pression, chers amis, dont vous n'avez pas idée.
Alors remercions Jeff Neilson, Henry Voss et Jim Chatenay.
Évidemment, nos hôtes aujourd'hui, la famille Walde, se sont tenus fièrement debout pour contester un monopole qui n'existe plus; et je suis sûr qu'Art nous regarde maintenant avec un large sourire.
Alors pensons à lui aujourd'hui.
Le moment est maintenant venu pour moi de mentionner tous les membres du caucus, ceux d'avant et d'aujourd'hui, qui ont lutté pour cette cause, parce que pour faire avancer une cause au Parlement, il faut que tout le monde mette l'épaule à la roue.
C'est pour moi un privilège spécial que de reconnaître de manière particulière deux amis et collègues.
Premièrement, chers collègues, en 50 ans, les agriculteurs canadiens n'ont pas eu un champion à Ottawa qui soit à la hauteur de l'honorable ministre Gerry Ritz.
Chers amis, il est de votre côté.
C'est Gerry qui a fait approuver par le Cabinet la Loi sur le libre choix des producteurs de grains en matière de commercialisation et qui l'a déposée à la Chambre des communes.
Juste à côté de lui se trouve un autre fier agriculteur et parlementaire de la Saskatchewan, David Anderson, député de Cypress Hills – Grasslands.
David lutte depuis longtemps pour la libre commercialisation au nom de ses confrères agriculteurs.
À titre de secrétaire parlementaire pour la Commission du blé, je ne sais pas s'il conservera ou non ce titre, la Commission du blé existe encore, et il a fait traverser au projet de loi les diverses étapes du processus parlementaire.
Chers amis, je dois dire que celui qui a insisté pour que les agriculteurs accusés d'avoir enfreint la Loi sur la Commission du blé est nul autre que David Anderson, que je vous invite à applaudir pour avoir agi comme fer de lance.
Chers amis, la liberté compte au niveau de la mise en marché.
Vous le savez bien, Gerry et David – ainsi que tous nos députés – le savent très bien.
Elle ouvrira la porte à de nouveaux investissements et à des débouchés à valeur ajoutée pour l'agriculture de l'Ouest.
En fait, elle a déjà commencé à le faire.
Et ce n'est pas trop tôt.
Nous le savons tous, nous évoluons dans une économie mondiale qui est très fragile.
Mais le solide et dynamique secteur agricole de notre pays est l'un de ses nombreux atouts.
Les agriculteurs du Canada – dans toutes les provinces – sont l'un des piliers sur lesquels repose notre économie. Ils contribuent fortement à rendre notre économie solide et stable.
Et notre gouvernement continuera à soutenir ces agriculteurs.
Permettez-moi maintenant de conclure en disant que c'est vraiment un grand jour, mais ce qui compte en réalité, c'est l'avenir.
Je l'ai dit clairement à tous, à Ottawa, le fait d'avoir une majorité ne signifie pas qu'on peut ralentir la cadence.
Au contraire, c'est le moment de foncer et de faire ce qu'il y a à faire.
Donc, au moment où vous célébrez l'accomplissement d'aujourd'hui, n'oubliez pas que les meilleurs jours du Canada sont à venir et naturellement, une nouvelle ère de liberté commence pour les familles agricoles de l'Ouest.
Merci beaucoup.