Notes d’allocution
pour
l’honorable Diane Finley,
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences,
pour l’annonce du
projet pilote Travail pendant une période de prestations d’assurance-emploi
Ottawa (Ontario)
Le 2 août 2012
Bonjour,
Après m’être rendue dans diverses régions du pays cet été, je suis heureuse d’être ici aujourd’hui pour faire le point sur les améliorations que nous avons apportées au régime d’assurance-emploi.
L’année dernière, près de 250 000 emplois sont demeurés vacants.
Comme je l’ai déclaré à maintes reprises cette année, nous croyons que le régime d’assurance-emploi doit inciter et aider les Canadiens et les Canadiennes sans emploi à occuper ces postes disponibles le plus efficacement possible.
Le régime d’assurance-emploi est essentiellement un programme d’assurance, dont le but est de fournir une aide financière temporaire aux Canadiens et aux Canadiennes sans emploi qui ont involontairement perdu leur emploi et qui cherchent activement à travailler ou à perfectionner leurs compétences.
Son but n’est pas de remplacer le salaire des personnes qui ont choisi de ne pas travailler.
De plus, il ne vise certainement pas à dissuader les gens de tenter de retourner sur le marché du travail.
Aux termes de la réglementation actuelle, les prestataires de l’assurance-emploi qui trouvent un travail à temps partiel ou occasionnel voient leurs prestations réduites d’un dollar pour chaque dollar gagné une fois qu’ils ont gagné l’équivalent de 40 p. 100 de leurs prestations.
Sur le plan financier, cela ne les avantage pas beaucoup plus qu’auparavant.
Dans de telles circonstances, il est compréhensible que certains prestataires hésitent à accepter un travail à temps partiel ou occasionnel lorsque cela s’avère possible.
Dans le cadre du Plan d’action économique de 2012, nous avons décidé de faire bouger les choses. Par conséquent, je suis heureuse d’annoncer aujourd’hui que le nouveau projet pilote national Travail pendant une période de prestations d’assurance-emploi entrera en vigueur le 5 août 2012, soit au cours des prochains jours.
Notre gouvernement croit qu’il devrait toujours être avantageux de travailler. Cette nouvelle initiative, qui a été chaudement accueillie autant par les employés que les employeurs partout au pays, confirme cette croyance puisqu’elle incitera les prestataires de l’assurance-emploi à accepter du travail, car ils pourront garder une plus grande part de ce qu’ils gagnent en période de prestations.
Permettez-moi de vous expliquer comment un prestataire de l’assurance-emploi éventuel pourrait bénéficier du nouveau projet pilote Travail pendant une période de prestations d’assurance-emploi.
Prenons le cas de William, par exemple. William, qui est vendeur de commerce de détail, a été mis à pied. Il reçoit des prestations d’assurance-emploi hebdomadaires de 330 $, soit 55 p. 100 du salaire qu’il gagnait.
William a trouvé un travail à temps partiel dans un magasin, où il gagne 450 $ par semaine.
Dans le cadre du projet pilote précédent, William pouvait gagner l’équivalent de 40 p. 100 de ses prestations d’assurance-emploi hebdomadaires sans que celles-ci ne soient réduites, ce qui lui permettait de conserver 132 $.
Cependant, tout revenu qu’il gagnait et qui dépassait le seuil de 40 p. 100 réduisait le montant de ses prestations d’un dollar pour chaque dollar gagné. Par conséquent, la combinaison de son revenu et de ses prestations d’assurance-emploi se serait élevée à 462 $.
Dans le cadre du nouveau projet pilote, qui sera mis en place le 5 août, William gardera 50 cents de chaque dollar qu’il gagnera, tout en recevant ses prestations. Son revenu hebdomadaire combiné sera maintenant de 555 $, soit 93 $ de plus qu’avec le projet pilote précédent.
Ce changement permet aux prestataires de l’assurance-emploi de garder une plus grande part de ce qu’ils gagnent et les incite à demeurer sur le marché du travail.
Par exemple, pendant qu’ils attendront d’obtenir un emploi permanent à temps plein, les prestataires de l’assurance-emploi seront davantage motivés à accepter un travail à temps partiel ou occasionnel, ce qui leur permettra de garder à jour leurs compétences.
Nous savons que les Canadiens et les Canadiennes souhaitent retourner au travail, et les statistiques montrent que ceux et celles qui demeurent actifs sur le marché du travail, ou qui continuent à s’y intéresser, trouvent plus rapidement un emploi permanent.
Notre gouvernement s’est engagé à soutenir les travailleurs canadiens et à s’assurer que le régime d’assurance-emploi contribue au maintien d’une population active forte et compétitive.
J’aimerais prendre un instant pour dire quelques mots sur mes déplacements au cours de l’été.
Lorsque j’ai pris le temps de souligner que la création d’emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme pour les Canadiens et les Canadiennes constituaient la priorité absolue de notre gouvernement, j’ai également prêté l’oreille.
Cela a été l’occasion pour moi de préciser certains renseignements et de prêter attention aux commentaires sur les changements que nous avons apportés à l’assurance-emploi.
Après tout, l’assurance-emploi est le plus important régime consacré au marché du travail au Canada et nous voulons nous assurer qu’il demeure équitable, souple et à l’écoute des besoins des Canadiens et des Canadiennes.
Il est plus qu’évident que ces changements provoquent une certaine confusion, et cela est attribuable au fait que certains diffusent des renseignements erronés afin d’inquiéter les gens.
Au cours des derniers mois, j’ai eu l’occasion de souligner que ces changements sont raisonnables et sensés et qu’ils contribueront à faire en sorte que le régime d’assurance-emploi aide davantage les Canadiens et les Canadiennes à trouver du travail, tout en les appuyant dans leur recherche d’emploi.
Ce dernier changement, qui consiste à permettre aux Canadiens et aux Canadiennes de disposer de plus d’argent en travaillant que ce ne serait le cas en retirant uniquement des prestations d’assurance-emploi, est un bon exemple de la façon dont nous améliorons les choses.
Après tout, le fait d’aider les Canadiens et les Canadiennes à retourner au travail est un avantage tangible pour eux, pour leur famille et pour leur collectivité.
Je vous remercie.
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