30 septembre 2012
Pour publication immédiate
WINNIPEG (MANITOBA) – À la demande de l’Organisation mondiale de la Santé, l’Agence de la santé publique du Canada participe à l’intervention contre une éclosion de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo en déployant un laboratoire mobile. L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, a aujourd’hui félicité l’Agence pour ses efforts humanitaires.
« Notre gouvernement est déterminé à soutenir la santé publique mondiale »
, a déclaré la ministre Aglukkaq. « À titre de chefs de file dans ce domaine, nous sommes heureux d’aider nos partenaires internationaux à intervenir contre cette éclosion mortelle dans le but de sauver des vies. »
Des scientifiques du Laboratoire national de microbiologie de l’Agence à Winnipeg installeront le laboratoire mobile dans la région touchée afin de réaliser rapidement des tests diagnostiques, ce qui est essentiel pour intervenir efficacement contre l’éclosion. Pouvoir réaliser sur place des tests en laboratoire produisant des résultats en quelques heures permet une isolation plus rapide des cas de maladie à virus Ebola et un meilleur traitement de tous les patients. Le risque que des personnes infectées transmettent le virus à d’autres s’en trouve ainsi réduit, ce qui sauve des vies et contribue à endiguer l’éclosion.
Selon le Dr Frank Plummer, directeur général scientifique du Laboratoire national de microbiologie, la situation est très grave et l’Agence est fière de participer à l’intervention. Il est d’avis qu’il est très important que la communauté internationale se réunisse pour endiguer une éclosion de cette nature, tant pour des motifs humanitaires que pour protéger la santé de tous les citoyens du monde.
L’équipe est dirigée par Gary Kobinger (Ph. D.), qui s’est bâti une solide présence internationale grâce à ses recherches sur l’Ebola et d’autres fièvres hémorragiques virales. M. Kobinger et son équipe ont récemment été reconnus à l’échelle internationale pour leur mise au point novatrice d’un traitement et d’un vaccin contre la maladie à virus Ebola. L’équipe de l’Agence a aussi accumulé beaucoup d’expérience sur le terrain lors d’éclosions précédentes partout au monde, y compris dans des régions similaires. Elle a également mis au point un système de laboratoire mobile adaptable qui se transporte aisément, ce qui lui permet de se rendre dans les régions les plus éloignées et isolées et de fonctionner dans des conditions difficiles.
La maladie à virus Ebola est hautement contagieuse et entraîne la mort dans de 25 à 90 % des cas. Les premiers symptômes de la maladie sont similaires à ceux de maladies qui ne mettent pas la vie en danger, comme le paludisme, ce qui explique pourquoi la détection précoce est essentielle à l’intervention en cas d’éclosion.
Le Laboratoire national de microbiologie est le principal laboratoire de santé publique pour les maladies infectieuses au Canada et le seul établissement au pays où il est permis de mener des études et des travaux sur des spécimens actifs de virus à l’origine de fièvres comme le virus Ebola et d’autres organismes très infectieux et meurtriers.