Priorité au discours prononcé.
Merci de votre aimable présentation et de votre accueil chaleureux.
Bon après-midi, Mesdames et Messieurs. Je suis heureux d'être ici, à Edmonton.
Je suis également heureux de voir ici tant de représentants des entreprises et des industries, et tant de chefs de file autochtones et de représentants élus. Le sujet dont je m'apprête à vous entretenir est important pour chacun d'entre nous.
Il s'agit de la priorité absolue de notre gouvernement et de la principale préoccupation des Canadiens : la croissance économique et la création d'emplois pour les familles de la classe moyenne du pays.
Je suis heureux de pouvoir dire que, sur ces deux fronts, le Canada est en bonne posture, surtout quand on regarde la situation à laquelle d'autres pays sont confrontés. Nous avons mieux affronté la tempête économique de ces dernières années que la majorité de ces pays.
Le 31 août, Statistique Canada a fait savoir que l'économie canadienne avait connu une croissance de 1,8 % au cours du deuxième trimestre. Il s'agit du quatrième trimestre consécutif où on constate une hausse de la croissance économique au Canada.
Cette croissance économique soutenue et la création de près de 750 000 emplois depuis juillet 2009 sont autant de signes encourageants qui montrent que notre gouvernement est sur la bonne voie en matière d'économie.
En effet, la croissance économique que le Canada a connue pendant le deuxième trimestre a été la plus forte parmi les pays du G-7.
Cependant, la situation économique mondiale demeure fragile et incertaine, notamment pour les principaux partenaires commerciaux du Canada, c'est-à-dire l'Europe et les États-Unis. En tant que pays commerçant ouvert, nous ne sommes pas invulnérables devant ces problèmes mondiaux.
C'est pourquoi nous continuons à travailler d'arrache-pied pour mettre en œuvre le Plan d'action économique de 2012, qui contient de mesures visant à stimuler l'économie.
Les assises économiques de l'Alberta sont solides et, ensemble, nous les préserverons.
Le taux de chômage en Alberta est stable à 4,6 %, et la création d'emploi se maintient. À preuve, en juillet seulement, on a créé 5 800 emplois.
Selon le ministère des Finances de la province, les gains hebdomadaires moyens en Alberta se situent parmi les plus élevés au pays et ont augmenté de 4,1 % au cours de la dernière année.
Il n'est pas surprenant que l'Alberta demeure une terre remplie de promesses pour tant de gens. Pour le premier trimestre de 2012, la migration interprovinciale nette se chiffrait à 13 000 personnes, alors que la migration internationale nette totalisait près de 9 000 personnes.
En dépit de cette immigration, le gouvernement provincial prévoit un manque de 110 000 travailleurs au cours de la prochaine décennie, et cette pénurie se fera sentir dans pratiquement tous les domaines, des métiers au secteur des services en passant par le génie, le tourisme et la santé.
Une pénurie de travailleurs pourrait freiner la croissance économique. Ce n'est bénéfique ni pour vous ni pour le Canada.
Notre défi est simple : par quels moyens est-il possible de pourvoir les futurs emplois vacants en recrutant des travailleurs qualifiés pour permettre la poursuite de la croissance économique?
Notre gouvernement a pris des mesures pour stimuler l'emploi chez les jeunes et offrir aux jeunes Canadiens de meilleures occasions pour acquérir les compétences qu'exige le marché du travail actuel.
La semaine dernière, nous avons dévoilé une nouvelle approche dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse afin d'aider près de 3 000 jeunes Canadiens à trouver un emploi dans les secteurs prisés de l'économie.
L'initiative contribuera à atténuer les pénuries de travailleurs en permettant à des jeunes d'acquérir diverses compétences et de l'expérience, ce qui leur donnera la possibilité de démarrer une carrière dans les secteurs florissants, comme celui des métiers.
Les jeunes d'aujourd'hui sont les travailleurs de demain : en investissant dans la jeunesse, on contribue à la croissance à long terme, à maintenir le caractère compétitif et à assurer la prospérité générale du Canada.
Mais il ne s'agit là que d'une partie de la solution. Pour répondre aux besoins à long terme du marché du travail canadien, il faut inclure les Autochtones.
La population autochtone est le segment de la population qui croît le plus rapidement dans ce pays, soit deux fois plus vite que la population canadienne en général. D'ici 2026, on s'attend à ce qu'elle augmente de plus de 1,5 million et on estime que 40 % de cette population sera âgée de moins de 25 ans.
Selon un rapport récent du Conference Board du Canada, au cours des cinq prochaines années seulement, quelque 155 000 Autochtones s'ajouteront à la population en âge de travailler.
Voilà qui représente une occasion formidable pour les Autochtones, pour l'Alberta et pour le Canada, surtout si on tient compte de la demande soutenue du secteur des ressources naturelles de la province et de la présence de collectivités autochtones à proximité de bon nombre des projets mis en œuvre.
En raison de cette proximité, les collectivités autochtones occupent un emplacement idéal pour participer aux grands projets économiques et en tirer profit.
Pourtant, lorsqu'on s'attarde aux taux d'aide sociale en Alberta, il est évident que ce potentiel n'a pas encore été pleinement développé.
À l'heure actuelle, le taux de dépendance dans les réserves, c'est-à-dire, le pourcentage de résidants des réserves qui vivent de l'aide au revenu, stagne à environ 41 %. Ce chiffre contraste avec le taux de dépendance provinciale, qui se situe tout juste au-dessus de 4 %.
C'est une question que nous devons régler ensemble. L'inaction n'est pas une option.
Profitant du potentiel encore inexploité des jeunes Autochtones, nous briserons le cycle actuel, ce qui favorisera l'émergence de collectivités autochtones plus saines et plus autosuffisantes, en plus de contribuer à répondre aux besoins du marché du travail provincial.
En 2009, quand notre gouvernement a lancé le Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones, nous nous sommes engagés à mieux coordonner et à mieux cibler les mesures prises par le gouvernement fédéral en ce qui a trait aux obstacles qui nuisent à la participation des Autochtones à l'économie.
Par exemple, nous nous sommes engagés à en faire davantage pour aider les personnes aptes au travail qui vivent de l'aide au revenu à accéder à des formations et, de manière générale, à améliorer les mesures incitatives qui stimulent la participation au marché du travail.
De plus, nous investissons plus de 400 millions de dollars par année pour financer directement le perfectionnement des compétences et la formation des Autochtones.
L'an dernier, notre gouvernement a déposé le projet de loi sur la transparence financière des Premières Nations afin de permettre aux membres des collectivités des Premières Nations d'obtenir toute l'information nécessaire pour prendre des décisions éclairées quant à leurs dirigeants et pour fournir aux investisseurs la confiance dont ils ont besoin pour établir des partenariats financiers avec les Premières Nations. Le projet de loi étant à l'étude par le Comité de la chambre, nous espérons qu'il soit adopté rapidement.
En outre, nous avons investi dans la modernisation des régimes de gestion des terres des Premières Nations afin que ces dernières puissent exploiter le potentiel de leurs terres et de leurs ressources naturelles.
Nous avons élargi la portée du régime de gestion des terres des Premières Nations afin d'y inclure d'autres Premières Nations de partout au pays. Nous avons également mis au point une nouvelle formule de financement pour le régime en plus de remanier le processus d'application.
Le régime, qui remplace environ un quart de la Loi sur les Indiens, permet aux adhérents d'assurer la gestion de leurs terres de réserves et de leurs ressources de manière à approfondir les possibilités économiques qui s'offrent à eux tout en procédant au rythme qu'impose le marché des affaires.
Déjà, 60 Premières Nations, notamment la Nation sioux d'Alexis Nakota, dont la collectivité se trouve tout juste à l'ouest d'ici, ont manifesté le désir de se prévaloir du nouveau régime. La Nation sioux d'Alexis Nakota a donc commencé à rédiger son propre code foncier, dont l'efficacité lui permettra de se prévaloir plus rapidement des possibilités économiques à venir et de créer des emplois.
Notre gouvernement a aussi réaffirmé son engagement envers le développement responsable des ressources, un moteur économique clé pour le Canada. Notre politique du « un projet, un examen » simplifie le processus d'examen, ce qui permet aux entreprises de suivre le rythme du marché des affaires tout en protégeant l'environnement, en assurant un développement durable et en offrant des ressources supplémentaires pour mener de véritables consultations auprès des Autochtones.
Pour tirer profit des possibilités économiques et décrocher un bon emploi, l'éducation est cruciale. Depuis 2006, notre gouvernement a construit 33 nouvelles écoles en plus d'en rénover 22 autres.
Au cours de la dernière année, notre gouvernement a injecté 269 millions de dollars dans l'éducation afin d'appuyer les élèves des Premières Nations et inuits en Alberta.
En mars dernier, la Northland School Division et le conseil tribal Kee Tas Kee Now ont annoncé la formation d'un partenariat dans le cadre duquel ils partageront leurs programmes et leurs ressources. Notre gouvernement appuie ce partenariat, car il aidera les élèves des Premières Nations à accéder aux outils et aux ressources en matière d'éducation dont jouissent les autres élèves de l'Alberta.
Nous avons également réservé un financement progressif de 175 millions de dollars à l'infrastructure scolaire des réserves du Canada, y compris la construction de deux écoles, annoncée récemment, et une somme additionnelle de 100 millions de dollars pour la conception de programmes de littératie et de numératie. Ces montants s'ajoutent à la somme de 1,7 milliard de dollars que nous consacrons annuellement à l'éducation des Premières Nations de la maternelle à la 12e année. Dans les prochaines semaines, nous prévoyons annoncer nos plans pour investir le financement progressif octroyé dans le cadre du Plan d'action économique de 2012.
Mais l'argent seul n'améliorera pas les résultats scolaires des élèves des Premières Nations. C'est pourquoi, dans le Plan d'action économique, nous nous engageons à déposer une loi sur l'éducation des Premières Nations qui établira les structures et les normes nécessaires pour appuyer la mise en œuvre d'un système d'éducation dynamique et transparent dans les réserves.
C'est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons conclu des protocoles d'entente avec les Premières Nations et les gouvernements de cinq provinces, dont le gouvernement de l'Alberta et l'Assemblée des chefs des Premières Nations signataires des traités no 6, 7 et 8.
L'entente de partenariat conclue dans votre province améliorera la qualité de l'éducation reçue par les élèves qui fréquentent des écoles administrées par une bande ainsi que celle reçue par les élèves des Premières Nations inscrits dans une école provinciale. Elle facilitera également le transfert au réseau provincial des élèves membres des Premières Nations sans qu'ils soient pénalisés sur le plan scolaire.
Le partenariat est conçu pour favoriser la collaboration entre les Premières Nations, mon ministère et le gouvernement provincial à l'égard d'initiatives faisant en sorte que les élèves des Premières Nations de l'Alberta puissent atteindre les résultats académiques, les niveaux de scolarité et les taux de réussite scolaire des autres élèves de la province.
Bien sûr, le gouvernement ne connaît pas toutes les réponses. C'est pourquoi nous écoutons attentivement les organisations comme la chambre d'Edmonton ainsi que d'autres organisations du secteur privé, en plus de collaborer avec elles.
Par exemple, les hauts fonctionnaires du Ministère ont complété une série de six tables rondes régionales rassemblant les hauts dirigeants des collectivités autochtones du Canada, du secteur des ressources naturelles et des gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral afin de cerner les obstacles qui nuisent à la participation des Autochtones dans les grands projets miniers, pétroliers et gaziers, et d'en discuter. À l'occasion de ces tables régionales, dont une a eu lieu à Calgary, les participants ont échangé des pratiques exemplaires et ont mis au point des solutions visant à éliminer les obstacles qui nuisent à l'amélioration des résultats économiques et sur le marché du travail.
Ensemble, nous accomplissons des progrès en vue de créer les conditions nécessaires pour permettre aux Autochtones d'obtenir la prospérité à laquelle ils aspirent et dont le Canada a besoin. Mais notre travail est loin d'être terminé.
Ensemble, faisons en sorte que davantage d'adolescents Autochtones obtiennent leur diplôme d'études secondaires et entreprennent des études supérieures en s'inscrivant à des programmes qui leur permettront d'acquérir les compétences qu'exigent les emplois dont ils ont besoin.
Permettons à plus de communautés des Premières Nations de remplir leur rôle crucial dans la prospérité à long terme de notre pays en éliminant les obstacles qui les en empêchent.
Aidons plus d'Autochtones à obtenir des emplois satisfaisants et à entamer des carrières épanouissantes.
Nous avons tous un rôle à jouer dans l'atteinte de ces grands objectifs. Permettons à l'économie de l'Alberta de conserver tout son dynamisme pendant les nombreuses, très nombreuses, années à venir.
Merci.