Notes d’allocution
pour
l’honorable Diane Finley,
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences,
en compagnie d’Architecture Canada
au lancement officiel du programme
Architectes de l’étranger ayant une vaste expérience
à la conférence tenue à l’exposition d’IIDEX Canada
Le 21 septembre 2012
Toronto (Ontario)
Je suis très heureuse d’être ici, à l’IIDEX Canada 2012, le plus important salon de design et d’architecture au Canada.
Je remercie Designers d’intérieur du Canada et Architecture Canada d’avoir organisé une fois de plus une formidable conférence.
Je remercie Architecture Canada et les organismes régissant la profession d’architecte au Canada pour tous les efforts déployés au nom des architectes ici et dans le monde entier en vue de lancer ce très important programme aujourd’hui.
Il est vraiment de mise que cet événement ait lieu au Direct Energy Centre, dont l’architecture extérieure est vraiment saisissante.
L’histoire est présente partout en ces lieux.
Le Centre perpétue une tradition établie en 1858 avec la construction du Crystal Palace, la première grande salle commerciale et d’exposition permanente de Toronto.
Au fil des ans, les personnes qui ont bâti ces structures ont pu témoigner de l’évolution de l’apport du Canada au design architectural.
Mais, à mesure que des domaines comme les vôtres évoluent, vous faites face, de plus en plus, à des pénuries de main-d’œuvre qualifiée partout au pays qui exercent des pressions sur le marché du travail et qui pourraient éventuellement ralentir notre croissance économique.
La création d’emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme constituent les plus grandes priorités de notre gouvernement, et nous reconnaissons que les professionnels formés à l’étranger comblent les pénuries de main‑d’œuvre qualifiée dans des professions clés et contribuent à l’économie du Canada.
Un marché du travail efficient constitue la base de la prospérité économique. La qualité de notre main-d’œuvre actuelle, future et possible est notre plus grande force. Par conséquent, nous devons nous assurer que nous disposons tous des ressources nécessaires afin de pleinement contribuer et participer au marché du travail.
Nous croyons que les compétences et la formation sont absolument essentielles pour pallier les pénuries de main-d’œuvre et permettre à tous de travailler dans les domaines qui correspondent à leur formation.
À l’heure actuelle, il y a trop de nouveaux arrivants et de Canadiens formés à l’étranger qui occupent des emplois bien en deçà de leurs capacités réelles.
Pourquoi?
La raison en est que beaucoup ont de la difficulté à faire reconnaître leurs titres de compétences.
C’est pourquoi nous travaillons avec des partenaires comme Architecture Canada afin que les nouveaux arrivants puissent trouver plus rapidement un emploi intéressant dans leur domaine.
Au cours des deux dernières années, Architecture Canada a collaboré avec onze organismes canadiens régissant la profession d’architecte, ainsi qu’avec l’Athabasca University, afin d’élaborer une nouvelle façon de reconnaître les qualifications internationales dans le domaine de l’architecture.
En septembre 2010, j’ai été heureuse d’annoncer que le gouvernement fédéral accordait un financement de un million neuf cent mille dollars pour la création du programme Architectes de l’étranger ayant une vaste expérience, ou AÉVE, en partenariat avec Architecture Canada et les organismes régissant la profession d’architecte au Canada. Aujourd’hui, je suis fière d’être de nouveau avec vous pour le lancement de cette initiative sans précédent.
Grâce au programme AÉVE, les architectes formés à l’étranger pourront savoir plus rapidement si leurs qualifications satisfont aux normes de pratique canadiennes ou s’ils doivent suivre une autre formation ou perfectionner davantage leurs compétences.
Lors d’essais pilotes dans le cadre de ce programme, plusieurs candidats ont obtenu leur accréditation d’architecte leur permettant de travailler au Canada.
Notre croissance et notre productivité futures dépendront de notre réussite à intégrer les travailleurs formés à l’étranger à notre population active.
Pour ce faire, dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, notre gouvernement a investi cinquante millions de dollars pour collaborer avec les provinces, les territoires et d’autres intervenants afin d’améliorer la façon dont sont reconnus les titres de compétences étrangers.
Ce partenariat a mené à la mise en œuvre d’un cadre national qui accélère la reconnaissance des titres de compétences étrangers dans certaines professions prioritaires, parmi lesquelles figurent les architectes et les infirmiers et infirmières.
Je suis fière d’annoncer que les travailleurs dans huit professions ciblées peuvent maintenant s’attendre à ce que leurs qualifications soient évaluées dans un délai d’un an.
Cette norme de service d’une année s’applique à l’échelle du pays.
Il s’agit d’une grande réalisation.
En ce qui me concerne, le programme AÉVE, lancé aujourd’hui, est l’exemple parfait de la façon dont le Cadre pancanadien d’évaluation et de reconnaissance des qualifications professionnelles acquises à l’étranger apporte des changements importants au processus d’évaluation et de reconnaissance des qualifications des nouveaux arrivants au Canada.
Mais notre travail ne s’arrête pas là.
Dans le Plan d’action économique de 2012, notre gouvernement a annoncé d’autres améliorations à la reconnaissance des titres de compétences étrangers.
Nous continuerons à travailler en partenariat avec les provinces et les territoires afin de déterminer d’autres professions à cibler aux termes du Cadre.
De plus, en février, nous avons lancé le projet pilote de prêts pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers.
Ces prêts, consentis dans le cadre du projet pilote, seront offerts en partenariat avec des organismes communautaires. Ils aideront les professionnels formés à l’étranger à assumer les coûts de la reconnaissance de leurs études et de leur expérience afin qu’ils puissent être accrédités et travailler dans leur domaine d’expertise au Canada.
Nous progressons franchement vers un système de reconnaissance plus juste, transparent, opportun et cohérent. En collaborant avec des organismes comme le vôtre, nous aidons les nouveaux arrivants à trouver un travail épanouissant et enrichissant qui contribue à l’économie et à la compétitivité globale du Canada.
Avec votre aide, nous pouvons garantir que toutes et tous auront la possibilité de contribuer à la prospérité du Canada.
C’est l’essence même du Plan d’action économique du Canada.
Plus de choix.
Plus de possibilités.
Plus d’emplois.
Et un meilleur avenir pour tous les Canadiens et toutes les Canadiennes.
Je vous remercie.
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