Notes d’allocution
pour
l’honorable Diane Finley
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences
à l’occasion du
Congrès annuel de la Chambre de commerce du Canada
Le 24 septembre 2012
Hamilton (Ontario)
Je vous remercie de votre aimable présentation.
J’aimerais remercier M. Bob Youden, président du conseil d’administration, ainsi que l’honorable Perrin Beatty, président et chef de la direction, de m’avoir invitée à prendre la parole à l’occasion du Congrès annuel.
Je ne sais pas trop si je dois vous remercier également d’avoir programmé mon allocution avant le repas. Je vais donc m’efforcer d’avancer à un rythme soutenu.
Je m’en voudrais de ne pas profiter de l’occasion pour remercier toutes les chambres de commerce locales qui, au cours des derniers mois, nous ont donné, à moi et à mes collègues du gouvernement, l’occasion de nous adresser à leurs membres pour leur parler de notre plan d’action économique de 2012.
Ces déjeuners et dîners sont autant de merveilleuses possibilités de sortir de nos bureaux (ce qui est important!), de fournir des bilans et – par‑dessus tout, d’écouter les Canadiens et les Canadiennes des petites et grandes villes. Donc, merci à vous.
Nous sommes ici aujourd’hui pour célébrer le Canada, plus précisément Un Canada au travail.
Notre performance économique a été bien meilleure que celle de nombreux pays dans le monde, en particulier les pays européens.
En fait, depuis juillet 2009, près de sept cent soixante‑dix mille nouveaux emplois ont été créés au Canada.
Cela signifie que le Canada est le pays du G-7 qui a connu la plus forte croissance en ce qui a trait à l’emploi!
Ce sont de bonnes nouvelles, non? La réponse est : « Si, bien sûr, mais… »
Nous devons demeurer vigilants. Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. En fait, certains iront jusqu’à dire que, lorsqu’on se repose sur ses lauriers, on est au mauvais endroit.
Le Canada est toujours confronté à des défis importants qui menacent notre croissance économique.
En tant que gens d’affaires, vous savez mieux que quiconque que l’économie mondiale demeure fragile et que tout recul subi par d’autres pays pourrait avoir des répercussions sur notre pays. Ça pourrait prendre forme d’ondulations… mais aussi de vagues.
Ici même, nous vivons le paradoxe du taux de chômage élevé dans certaines régions et de pénuries de main‑d’œuvre dans d’autres régions. Et parfois même, des pénuries de main‑d’œuvre dans des régions où le chômage est élevé.
Il y a également un « fossé » entre les besoins en main‑d’œuvre qualifiée des employeurs et le nombre de personnes au sein de la population active ayant ces compétences demandées.
Vous-mêmes avez défini les pénuries de main-d’œuvre au Canada comme l’obstacle principal au succès de vos membres, tel que le mentionne votre rapport intitulé « Les 10 obstacles à la compétitivité ».
Vous décrivez cette pénurie comme « le plus grand défi socio-économique que doit relever le pays ».
Et à l’avenir, nous pouvons nous attendre à ce que la situation s’aggrave puisque notre population vieillit et de nombreuses personnes se retirent de la population active.
Nous pouvons également nous attendre à une forte concurrence sur le plan de l’embauche de travailleurs qualifiés sur la scène internationale.
La prospérité future de notre pays dépendra de notre capacité à répondre aux besoins croissants et émergents du marché du travail. De notre capacité à s’adapter, à changer, à évoluer et à croître.
Comment allons-nous nous y prendre pour réussir tout cela?
Laissez‑moi d’abord vous raconter une histoire.
Imaginez‑vous un propriétaire d’entreprise dans une petite ville – un entrepreneur – qui est en affaires depuis des années.
Ce commerçant a toujours eu un bon chiffre d’affaires – et il occupe le haut du pavé dans son domaine au sein de cette petite ville.
Un jour, une nouvelle entreprise semblable à la sienne s’installe juste à côté et pose une affiche disant « LES MEILLEURS PRIX EN VILLE! ».
Le commerçant est estomaqué.
Mais il y a pire.
Quelques semaines plus tard, un autre concurrent ouvre ses portes de l’autre côté de son commerce, et annonce son arrivée avec un panneau encore plus gigantesque : « LES PRIX LES PLUS BAS ».
Le commerçant prend panique… jusqu’à ce qu’il ait une idée.
Il installe la plus grosse enseigne de toutes au‑dessus de sa propre boutique.
On y lit « ENTRÉE PRINCIPALE ».
Je vous raconte cette histoire parce qu’elle a trait, d’une certaine manière, à ce qui constitue selon moi de solides assises dans les collectivités de tout le pays. Des choses comme la souplesse, l’innovation, la résilience et le succès.
Les Canadiens et les Canadiennes veulent travailler, jouir d’une vie agréable et fonder une famille.
Et vous souhaitez laisser à vos enfants un monde meilleur.
Par conséquent, la dernière chose que vous désirez entendre est de la rhétorique politique vide.
Vous voulez de l’action.
C’est pourquoi les principales priorités du gouvernement Harper sont la création d’emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme pour les Canadiens et les Canadiennes.
Nous sommes d’avis qu’il est absolument crucial de s’attaquer au problème des pénuries de main‑d’œuvre, de remettre les Canadiens et les Canadiennes au travail et de diversifier notre économie.
C’est pourquoi je souhaiterais aujourd’hui vous parler de quelques‑unes des initiatives mises en œuvre par notre gouvernement et qui ont pour objectif de répondre aux défis que doit relever notre pays.
En juin, il y avait deux cent soixante-trois mille postes vacants d’un bout à l’autre du Canada.
Ce chiffre est assez surprenant, puisque nous savons explicitement que les Canadiens et les Canadiennes recherchent du travail et souhaitent travailler.
Alors comment se fait-il que le taux de postes vacants soit si élevé?
Les raisons en sont multiples. Certaines personnes ignorent peut-être où trouver des emplois vacants ou comment trouver ces emplois. Certaines personnes qui ont travaillé toute leur vie dans un secteur d’activité ou une profession en particulier ignorent peut‑être que leurs compétences répondent aux besoins d’autres secteurs d’activité ou professions.
Songez au camionneur qui travaille dans une industrie saisonnière. Il possède un permis et des compétences spécialisés qu’il pourrait, durant la saison morte, mettre au service d’une entreprise de déménagement et de stockage située plus loin sur la rue, qui recherche désespérément des travailleurs.
Le propriétaire de cette entreprise de déménagement et de stockage qui ne peut trouver de chauffeurs locaux doit embaucher à l’étranger et payer pour former des travailleurs étrangers temporaires.
C’est là un problème. Et ça ne fait aucun sens.
Alors, quelle est la première étape pour régler la situation?
Tout d’abord, notre gouvernement apporte des changements au régime d’assurance‑emploi afin d’aider les chômeurs canadiens à chercher et à trouver plus facilement un emploi.
Je n’ai sans doute pas besoin de rappeler à vous tous dans cette salle que l’assurance‑emploi n’est rien d’autre que cela… un programme d’assurance qui existe pour vous soutenir lorsque vous êtes au chômage sans que cela ne soit de votre faute.
Ce soutien implique pour vous la responsabilité d’être disponible et de chercher activement du travail.
Après tout, étant moi-même une personne qui a toujours travaillé, et qui a parfois dû cumuler plusieurs emplois, et en tant que membre du Parti conservateur, je crois fermement que les Canadiens et les Canadiennes souhaitent travailler. Et notre gouvernement veut les y aider.
Je me suis entretenue dernièrement avec un propriétaire d’hôtel. Il possède trois emplacements et compte sur les services d’un jeune homme fantastique au bureau d’accueil, qui occupe le quart de nuit durant la haute saison.
Il y a quelques semaines, il lui a demandé s’il lui plairait de travailler quelques heures seulement à temps partiel, durant la basse saison, dans d’autres endroits.
L’hôtelier croyait récompenser le jeune homme en lui offrant davantage de travail, mais la réponse du jeune homme l’a brutalement rappelé à la réalité :
« J’aimerais, mais je ne peux me le permettre.
Je touche de l’assurance‑emploi durant l’hiver. Si je travaillais pour vous, on récupérerait mes prestations. Je perdrais de l’argent. C’est comme ça que ça fonctionne. »
Croyez‑vous que cette histoire décrive un système juste, souple et pertinent?
Je ne le crois pas.
Les changements annoncés cette année dans l’assurance‑emploi ont fait l’objet de beaucoup de discussions et de débats. Ces changements impliquent d’envoyer plus fréquemment aux Canadiens et aux Canadiennes de l’information sur les possibilités locales – et une meilleure définition de ce qui constitue un « emploi convenable » ou une « offre d’emploi raisonnable ».
Pour l’essentiel, nous raffermissons – et clarifions – les règles de manière à ce que les Canadiens et les Canadiennes aient de meilleures chances de trouver et d’accepter un emploi.
Nous changeons la donne pour que les régions ayant des taux de chômage similaires soient traitées de manière similaire quand vient le temps de calculer l’assurance‑emploi.
Nous mettons à jour le programme pour témoigner de la réalité de notre marché du travail, des pénuries de main‑d’œuvre imminentes—et des différences régionales.
Comme je l’ai mentionné à maintes reprises, nous savons que les industries saisonnières sont le moteur économique dans certaines parties du pays. Nous savons que, dans certaines collectivités, on n’y trouve pas des emplois comme cela se fait dans les grands centres.
L’assurance‑emploi continuera de soutenir, comme à l’habitude, les gens qui n’ont tout simplement pas d’autres options sur le plan du travail.
Je suis certaine que même les partis de l’opposition le reconnaissent calmement. Sauf qu’ils ne disposent d’aucun plan clair en matière de création d’emplois, sauf de proposer une mesure de suppression massive d’emplois qui taxera jusqu’à l’os les Canadiens et les Canadiennes qui travaillent fort. Le NPD continue de s’activer à répandre de l’information erronée et à susciter la peur.
C’est pourquoi le premier ministre, mes collègues et moi‑même faisons le tour du pays. Nous nous entretenons avec d’honnêtes employeurs et employés—des jeunes tout comme des gens d’expérience—et nous écoutons leurs propos et leurs idées.
Je dois admettre que plusieurs de ces conversations tournaient autour de la formation—et de la mise à profit de sous‑ensembles sous représentés de la main‑d’œuvre. Je songe ici aux travailleurs âgés, aux personnes handicapées et aux gens des collectivités autochtones.
Je m’appuie sur ces conversations pour vous rappeler que le secteur privé peut accroître ses efforts et intensifier ses responsabilités lorsqu’il est question de la formation—ou du recyclage—des travailleurs.
Il ne fait pas de doute que le gouvernement joue un rôle important dans les compétences et la formation. C’est pourquoi nous donnons aux provinces et aux territoires suffisamment de fonds pour parvenir à ces fins.
Cela dit, le gouvernement ne peut, et ne devrait, tout faire. Au moment où les membres de la génération du baby‑boom s’engagent sur la voie de la retraite, alors même que nous commençons à constater les répercussions des pénuries de main‑d’œuvre, les compétences et la formation joueront un rôle toujours plus grand.
Et les employeurs doivent sérieusement s’y préparer.
J’ai évoqué le fait que les entreprises—petites et grandes—embauchent des travailleurs étrangers temporaires pour combler des pénuries aiguës de main‑d’œuvre.
Que je sois bien claire : on a besoin de travailleurs, particulièrement à l’ouest de l’Ontario. C’est un besoin réel.
J’étais à Edmonton en avril, et j’ai entendu maintes et maintes fois le même message de la part des employeurs.
« Madame la ministre Finley, nous avons besoin de gens. »
C’est essentiellement la raison pour laquelle nous avons créé le Programme des travailleurs étrangers temporaires au Canada, et il fonctionne bien. Il aide les employeurs à accéder à des travailleurs après avoir cherché en vain à embaucher des Canadiens et des Canadiennes.
Pour tout dire, nous avons accéléré le processus en réduisant les contraintes administratives, et les employeurs fiables qui respectent les règles peuvent embaucher plus rapidement des travailleurs étrangers.
Grâce à l’avis relatif au marché du travail accéléré, certains employeurs peuvent dorénavant s’attendre à recevoir en moins de dix jours une décision quant à savoir s’ils peuvent embaucher des travailleurs étrangers temporaires.
Croyez-moi, il s’agit là d’une amélioration énorme pour les employeurs.
Parallèlement, nous montrons également plus de rigueur dans l’application des mesures de conformité.
Les employeurs qui ne respectent pas les règles s’exposent à un risque accru de voir révoqués leurs avis relatifs au marché du travail.
Et c’est ainsi que ça devrait se passer.
Mais revenons à mon exemple de la compagnie de déménagement qui a besoin d’embaucher des chauffeurs de l’étranger alors qu’il se trouve dans la localité des chauffeurs disponibles au travail, mais en période de prestations d’assurance‑emploi.
Mes amis, c’est là la définition de « fossé », de rupture dans la réalité.
Par conséquent, dans le contexte de nos améliorations globales à l’assurance‑emploi, nous relions pour la première fois le régime d’assurance‑emploi et le Programme des travailleurs étrangers temporaires.
Outre l’aspect sensé d’une telle mesure, nous souhaitons que les Canadiens et les Canadiennes soient toujours les premiers à avoir accès aux emplois disponibles.
En qualité de gouvernement national conservateur, majoritaire, fort et stable, nous estimons qu’il faut reconnaître et aborder nos défis de front, et non pas les fuir comme l’opposition voudrait qu’on le fasse.
Nous croyons qu’il faut aider les Canadiens et les Canadiennes à comprendre ce que nous faisons pour relever ces défis et faire en sorte que vous—et vos familles—en tiriez profit.
Je voudrais à présent changer de sujet et prendre quelques minutes pour vous parler des autres mesures que nous avons prises afin de répondre aux pénuries de main‑d’œuvre qualifiée.
À la fin du mois d’août, j’ai officiellement lancé le Programme d’appui aux initiatives sectorielles.
N’avons-nous pas le chic pour désigner les choses au gouvernement?
Ce nouveau programme permettra de recueillir des renseignements essentiels sur le marché du travail et de les afficher dans le portail en ligne Travailler au Canada.
Ce programme nous aidera à faire en sorte que les Canadiens et les Canadiennes soient davantage au courant des compétences qui sont nécessaires pour occuper les emplois pour lesquels il y a une demande.
Il s’agit ici de secteurs tels que les soins de santé, la TI et les métiers spécialisés.
En accédant à une meilleure information, les employeurs, les travailleurs et les chercheurs d’emploi seront en mesure de prendre des décisions plus éclairées.
Dans le cadre de cette initiative, notre gouvernement a lancé un appel d’études conceptuelles pour financer des projets axés sur des partenariats.
Et c’est là que je vous vous voir dresser l’oreille, car les compagnies représentées ici—et peut‑être également la Chambre de commerce du Canada—sont toutes invitées à y participer.
Je vous invite—tous autant que vous êtes—à réfléchir à des propositions nationales susceptibles de favoriser le développement de l’information sur le marché du travail et de résoudre les pénuries de main‑d’œuvre dans les secteurs clés de l’économie canadienne.
Je vous encourage également à faire état à vos membres de cette possibilité.
L’appel de propositions est ouvert jusqu’au 29 octobre 2012. Donc, mettez‑vous en mode réflexion!
Ce message étant placé, je vais donc me diriger vers la conclusion de ma présentation en parlant de la prochaine génération d’expéditeurs de « textos », de manipulateurs de claviers et de gens polyvalents.
Je veux vous parler de nos jeunes.
Les jeunes travailleurs font face à un marché de l’emploi incertain.
Un grand nombre de nos jeunes diplômés se retrouvent au chômage plutôt que dans des postes et une carrière.
Pourquoi?
Parce qu’ils ne possèdent pas les compétences que recherchent les employeurs.
Cela me rappelle Jimmy.
Plusieurs semaines après son embauche, Jimmy a été invité à se rendre au bureau du directeur des RH pour une « très importante réunion ».
Nous savons tous que ce type de réunion n’annonce jamais rien de bon.
Jimmy est arrivé à la porte. Il y avait de la tension dans l’air, et le directeur était brusque.
« Qu’est-ce que ça veut dire? », demande le directeur.
« Lorsque vous avez postulé, vous nous avez dit que vous aviez cinq années d’expérience. Depuis, nous nous sommes rendu compte que c’est le tout premier emploi que vous occupez dans votre vie. »
Le jeune homme a gardé le silence un moment, puis a pris une profonde respiration et a rétorqué : « Mais dans votre publicité, vous disiez rechercher quelqu’un avec de l’imagination ».
Personnellement, je félicite Jimmy d’avoir eu un certain culot—mais son histoire est le reflet d’un cycle que j’appelle « pas d’emploi, pas d’expérience—pas d’expérience, pas d’emploi », et nos jeunes vivent ce cycle.
Comme vous le savez tous—et vous le mentionnez de manière succincte dans votre récent rapport—les compagnies canadiennes doivent s’ouvrir à la prochaine génération de travailleurs… et ce, dès maintenant.
Le marché du travail a besoin de tous nos jeunes—et de leur talent—eux qui constituent l’une des plus importantes ressources du pays.
Mais à l’heure actuelle, le niveau de chômage des jeunes est le double de celui du reste de la population.
Il s’agit non seulement de la nécessité, mais de l’obligation de changer cet état de choses.
C’est pourquoi notre Stratégie emploi jeunesse vise à aider les jeunes Canadiens et Canadiennes à acquérir les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour entrer dans la population active.
Plus de 300 M$ par année sont injectés dans cette stratégie, où de très bons résultats découlent de programmes exécutés partout au Canada.
Le programme phare qui tend à trouver un écho auprès de tous est Emplois d’été Canada.
Cette année seulement, plus de 36 000 étudiants se sont affairés à travailler entre leurs études. Ils « gagnaient et apprenaient », acquérant de l’expérience et de nouvelles compétences qui les conduiront à leur premier emploi.
Et, dans certains cas, après avoir été exposés à de nouvelles choses, ils comprenaient exactement quelle était leur voie à suivre.
Parfois, cette voie peut représenter un demi‑tour complet de 180 degrés, comme ils le disent, lorsqu’un emploi d’été peut leur permettre de déterminer ce qu’ils ne veulent pas faire.
Je pense que nous sommes à peu près tous passés par là.
Alors, lorsque les étudiants font tourner leurs talons et se retrouvent dans un emploi à forte demande, c'est d'autant mieux.
J’ai un exemple parfait à citer qui est tiré de ma circonscription, tout près de Haldimand‑Norfolk.
D’aussi loin qu'elle se souvenait, cette jeune femme avait voulu travailler dans une garderie.
Elle possédait l’intelligence, elle avait suivi les cours nécessaires et elle pensait que son avenir était coulé dans le béton.
C’étant avant qu’elle ne se heurte à un petit obstacle…
Elle s’est rendue compte qu’elle et les enfants n’étaient pas exactement... « compatibles », dirons‑nous.
Alors, devinez quoi? Elle a tiré parti des services de formation offerts dans sa collectivité, elle a acquis de nouvelles compétences et, devinez quoi?
Maintenant, elle est une soudeuse.
Une femme dans un métier spécialisé à demande élevée? Pensez‑vous que je pourrais être juste « un peu fière »?
En tant que gens d’affaires, que gouvernement, que dirigeants, nous devons avoir pour mentalité de sortir des sentiers battus et d’être créatifs, et nous dire que nous pouvons changer de vitesse, faire les choses un peu différemment et obtenir des résultats encore meilleurs.
Après tout, on ne peut pas s’attendre à obtenir un résultat différent si on continue de faire les mêmes choses de la même façon. N’est-ce pas?
Alors, je pense que vous serez heureux d’apprendre que plus tôt ce mois‑ci, j’ai annoncé une nouvelle initiative qui vise à s’attaquer au chômage chez les jeunes.
Par le truchement d’un investissement énoncé au départ dans le Plan d’action économique de cette année, nous cherchons à mieux relier les jeunes Canadiens et Canadiennes aux compétences et aux renseignements dont ils ont besoin pour obtenir les emplois à forte demande au Canada.
La promotion de nos partenariats avec le secteur privé nous amène là où se trouvent les emplois, là où sont les besoins… et nous encourageons les employeurs à embaucher de jeunes Canadiens et Canadiennes dans des fonctions où ils peuvent obtenir sur le terrain l’expérience cruciale dont ils ont si désespérément besoin.
C’est une situation où tous sont gagnants. Les jeunes acquièrent de l’expérience… et ils sont mieux encadrés pour faire concorder leurs choix éducatifs avec les emplois disponibles. De leur côté, les employeurs obtiennent des travailleurs qualifiés (ou aptes à la formation). Et l’économie profite du fait que de jeunes gens sont au travail dans leurs collectivités.
Les jeunes d’aujourd’hui sont la main-d’œuvre de demain et comptent parmi les plus grands atouts du Canada.
En investissant dans nos jeunes, nous investissons dans le Canada.
Mesdames et messieurs, je pense que nous sommes tous ici sur la même longueur d’onde. Vous souhaitez Un Canada au travail, et je tiens à m’assurer que les entreprises, comme les vôtres, disposent des travailleurs qualifiés dont elles ont besoin pour croître et prospérer.
Notre gouvernement souhaite également un Canada au travail.
C’est pourquoi nous poursuivrons nos efforts et encouragerons les partenariats afin d’aider les Canadiens et les Canadiennes à acquérir les bonnes compétences et la bonne formation pour réussir dans les emplois d’aujourd’hui et de demain.
Cet objectif commun est bon pour les employeurs, bon pour l’économie et, plus important encore, bon pour les Canadiens, les Canadiennes et leur famille.
Est-ce une situation sérieuse qui se dessine lorsqu’il est question de compétences et de pénuries de main‑d’œuvre?
Oui.
Pouvons-nous relever les défis de front et travailler ensemble afin d’assurer la prospérité continue du Canada?
Absolument.
Je vous dis « Allons de l’avant! »
Avec l’aide et le travail d’organisations comme les vôtres—et les compagnies que vous représentez—nous pouvons y parvenir.
Ensemble.
Je vous remercie.