Priorité au discours prononcé.
Bonjour Mesdames et Messieurs.
Je suis ravi d'être ici aujourd'hui. Je suis heureux de voir autant de visages familiers.
Cette conférence est une bonne occasion pour faire part de ses connaissances, faire du réseautage et explorer les possibilités que présentent les grands projets au Canada pour les communautés autochtones.
Je sais que bon nombre d'entre vous partagent les priorités de notre gouvernement : les emplois et la croissance économique.
Je suis heureux de dire que le Canada se situe bien sur ces deux plans, particulièrement lorsqu'on se compare à la situation dans d'autres pays du monde. En général, nous avons mieux résisté à la crise économique que la majorité des autres pays.
Depuis 2006, le gouvernement fédéral travaille fort pour favoriser la sécurité et la prospérité des Canadiens et pour soutenir les investissements d'affaires et l'innovation.
Le gouvernement continue de mettre en œuvre le Plan d'action économique de 2012, qui comprend des mesures pour assurer la croissance de l'économie. Le gouvernement comprend aussi les pressions financières mises sur les entrepreneurs, et il est conscient que ces derniers sont le pilier de notre économie, qu'ils favorisent l'innovation, créent des emplois et sont le moteur de la croissance économique. C'est pourquoi, l'année dernière, le premier ministre Harper a nommé 2011 l'Année de l'entrepreneur.
Voilà donc pourquoi nous sommes fiers d'appuyer la deuxième Conférence et foire commerciale des entrepreneurs autochtones et de continuer à offrir un forum où les entreprises autochtones, les représentants de l'industrie et les fonctionnaires peuvent se réunir.
Nous croyons que la participation des Autochtones à l'économie est le meilleur moyen d'obtenir des communautés autochtones saines et plus autonomes.
Notre gouvernement prend des mesures concrètes pour créer les conditions permettant aux jeunes Autochtones de trouver un emploi valorisant et de le garder.
Grâce à des investissements dans l'infrastructure communautaire, l'éducation et la formation, nous appuyons les jeunes Autochtones et les équipons avec les outils dont ils ont besoin pour profiter des mêmes occasions d'emplois et de la même autonomie économique offertes à tous les Canadiens.
Il est de plus en plus critique de s'assurer que les jeunes Autochtones sont prêts à entrer sur le marché du travail, pas seulement pour le bien des Autochtones, mais pour le bien de tout le Canada.
Bien que le Canada ait surmonté les difficultés de la crise économique des dernières années, nous ne pouvons pas être complaisants. Au cours des prochaines années, nous ferons face à un défi de taille. Il faudra trouver un moyen de régler les pénuries d'employés à prévoir, surtout dans les métiers spécialisés, afin que la croissance économique puisse continuer.
Par exemple, la Chambre de commerce du Canada prévoit des pénuries dans l'industrie de la construction où 163 000 emplois seront à pourvoir au cours des 10 prochaines années, ce sont 130 000 emplois à pourvoir dans les secteurs du pétrole et du gaz et 10 000 dans la sidérurgie. Dans le même ordre d'idées, il devrait manquer 140 000 travailleurs dans l'industrie minière.
Il faut absolument profiter de cette occasion.
La population autochtone est le segment de la population qui croît le plus rapidement dans ce pays, soit deux fois plus vite que la population canadienne en général. D'ici 2026, on s'attend à ce qu'elle augmente de plus de 1,5 million et on estime que 40 % de cette population sera âgée de moins de 25 ans. Selon le Conference Board of Canada, au cours des cinq prochaines années seulement, quelque 155 000 Autochtones s'ajouteront à la population en âge de travailler.
Il s'agit d'une belle occasion de répondre aux besoins en main-d'œuvre du Canada tout en améliorant les conditions socioéconomiques des jeunes Autochtones.
Pour s'assurer qu'il y a suffisamment d'employés qualifiés au pays, il faut d'abord s'assurer que la main-d'œuvre de demain reçoit aujourd'hui l'éducation dont elle a besoin.
C'est pourquoi, dans le Plan d'action économique de 2012, notre gouvernement a réservé un nouveau financement de 275 millions de dollars pour l'éducation des Premières Nations afin d'améliorer les écoles dans les réserves et les résultats scolaires des élèves. Ceci s'ajoute aux quelque 1,5 milliard de dollars que nous investissons chaque année pour l'éducation des Premières Nations de la maternelle à la 12e année. De plus, le gouvernement investit environ 200 millions de dollars par année pour la construction et l'entretien des installations scolaires dans les réserves.
Nous avons aussi investi plus de 400 millions de dollars annuellement pour financer directement le développement des compétences des Autochtones et la formation qui leur est offerte.
Dans le Plan d'action économique de 2012, nous nous sommes engagés à en faire davantage pour aider les personnes aptes au travail qui vivent de l'aide au revenu à accéder à des formations afin qu'elles puissent participer au marché du travail.
À l'heure actuelle, le taux de dépendance dans les réserves, c'est-à-dire, le pourcentage de résidants des réserves qui vivent de l'aide au revenu, stagne à environ 23 % en Ontario, contrairement au taux provincial qui est juste un peu supérieur à 6 %. Cette situation n'est pas unique à l'Ontario. Partout au pays, le taux de bénéficiaires de l'aide au revenu dans les réserves dépasse le taux provincial, y compris dans les provinces où la demande de main-d'œuvre continue d'augmenter.
Prenez l'Alberta, par exemple, où le taux de dépendance dans les réserves est d'environ 37 %, contre un taux provincial de dépendance de 2 %.
Nous devons régler ensemble cette question afin que les jeunes Autochtones profitent des mêmes occasions et qu'ils puissent faire les mêmes choix que les autres jeunes Canadiens. L'inaction n'est pas une option.
Profitant du potentiel encore inexploité des jeunes Autochtones, nous briserons le cycle actuel de dépendance, ce qui favorisera l'émergence de communautés autochtones plus saines et plus autosuffisantes et contribuera à répondre aux besoins croissants en matière de main-d'œuvre au pays.
Je suis heureux de constater les progrès. Par exemple, en Saskatchewan, mon ministère a investi près de 10 millions de dollars depuis 2007 pour appuyer plus de 70 projets de mesures actives, y compris des initiatives pluriannuelles de renforcement des capacités avec les partenaires de cinq conseils tribaux, l'Institut indien des technologies de la Saskatchewan et le centre d'emploi File Hills.
Nous avons aussi créé un comité directeur supérieur qui mobilise les dirigeants des Premières Nations afin d'orienter les initiatives de mesures actives. Le forum bénéficie maintenant de la direction de cinq conseils tribaux, ce qui représente plus de la moitié des Premières Nations de la province. Il s'agit d'un exemple d'une approche qui fonctionne bien et qui nous aidera à atteindre notre objectif commun de voir plus d'Autochtones participer au marché du travail.
Cependant, il ne fait aucun doute que nous devons en faire plus, et le moment est maintenant venu d'agir. Notre gouvernement est prêt à faire les investissements nécessaires, mais pour obtenir des succès, les Premières Nations intéressées doivent collaborer avec nous. Ensemble, nous pouvons nous assurer que la prochaine génération de jeunes Autochtones obtienne la formation nécessaire et décroche les emplois qu'ils souhaitent obtenir.
Le secteur des ressources présente une occasion extraordinaire. Déjà, l'initiative Grands projets et fonds d'investissement de mon ministère a versé plus de 22 millions de dollars, de 2008 à 2012, pour appuyer la participation des Autochtones dans 87 projets de développement de l'énergie et des ressources comme l'hydroélectricité, les mines, les énergies renouvelables et la foresterie. Ces contributions ont aidé à créer plus de 400 emplois et à rassembler un peu plus de 307 millions de dollars d'autres sources publiques ou privées de financement par actions ou par emprunt.
En plus de ces investissements, notre gouvernement s'efforce de moderniser les lois pour permettre aux Premières Nations et aux organisations autochtones de fonctionner au même rythme que les entreprises.
L'an dernier, notre gouvernement a déposé le projet de loi sur la transparence financière des Premières Nations afin de permettre aux membres des communautés des Premières Nations d'obtenir toute l'information nécessaire pour prendre des décisions éclairées quant à leurs dirigeants et pour fournir aux investisseurs la confiance dont ils ont besoin pour établir des partenariats financiers avec les Premières Nations. Le projet de loi étant à l'étude par le Comité de la chambre, nous espérons qu'il soit adopté rapidement.
En outre, nous avons investi dans la modernisation des régimes de gestion des terres des Premières Nations afin que ces dernières puissent exploiter le potentiel de leurs terres et de leurs ressources naturelles. Nous avons élargi la portée du régime de gestion des terres des Premières Nations afin d'y inclure d'autres Premières Nations de partout au pays.
Soixante Premières Nations profitent déjà de ce nouveau régime, y compris la Première Nation de Beausoleil et la Première Nation Bingwi Neyaashi Anishinaabek, en Ontario. Ainsi, ces Premières Nations commencent à rédiger leur propre code foncier, dont l'efficacité leur permettra de se prévaloir plus rapidement des possibilités économiques et de créer des emplois.
Grâce à ces initiatives, nous mettons en place les bases qui garantiront le succès à l'avenir. Ces mesures fondamentales aideront les communautés à se préparer pour profiter des nouvelles occasions qui se présentent à elles.
En ce qui concerne les communautés, je veux souligner un nouveau volet très intéressant de la conférence de cette année : un nouveau programme d'appui pour la participation communautaire financé par le Conseil des ressources humaines autochtones et certaines provinces. Ce programme a été créé pour permettre aux dirigeants de petites communautés situées près de grands projets actifs de participer à la conférence. Je veux louer cette initiative; c'est avec ce type de partenariat et d'esprit d'entreprise que nous accomplirons de grandes choses.
Lorsqu'il est question de grands projets, notre gouvernement prend très au sérieux son obligation juridique de consulter les groupes autochtones. Nous cherchons à nous acquitter de notre obligation légale de consulter en menant des consultations importantes directement auprès des communautés autochtones pour s'assurer qu'on tient compte de leurs opinions quand vient le temps de prendre une décision sur un projet qui pourrait compromettre leurs droits. Dans le Plan d'action économique de 2012, le gouvernement du Canada s'est engagé à fournir 13,6 millions de dollars pour appuyer la consultation dans le cadre de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. Cela aidera les groupes autochtones à participer efficacement aux consultations liées à l'évaluation environnementale de grands projets d'exploitation des ressources naturelles.
Afin de permettre davantage aux entreprises de profiter des occasions, notre gouvernement a réaffirmé son engagement envers le développement responsable des ressources, un moteur économique clé pour le Canada. Notre politique du « un projet, un examen » simplifie le processus d'examen, ce qui permet aux entreprises de suivre le rythme du marché des affaires tout en protégeant l'environnement, en assurant un développement durable et en offrant des ressources supplémentaires pour mener de véritables consultations auprès des Autochtones.
La clé du succès dans tous les domaines dont j'ai parlé ce matin est la création de partenariats. Nous devons tous collaborer pour bâtir un avenir meilleur où les Autochtones peuvent participer pleinement à la prospérité de notre beau pays. Aucune personne ou organisation ne peut atteindre cet objectif sans aide.
Je vous invite à profiter pleinement des occasions offertes lors de cette conférence de rencontrer de futurs partenaires, d'échanger des renseignements et d'apprendre de vos pairs.
Je vous remercie.