Priorité au discours prononcé
Bonjour Mesdames et Messieurs. Je suis heureux d'être des vôtres, aujourd'hui, en territoire traditionnel algonquin. Laissez-moi souligner la présence de gens importants, notamment mes collègues députés Rob Clarke et Rod Bruinooge, qui sont eux-mêmes Autochtones.
Je veux vous parler d'un sujet important pour nous tous : l'éducation des Premières Nations. Vous le savez sûrement, depuis hier et jusqu'à demain, de nombreux partenaires intéressés se réunissent à Ottawa dans le cadre d'une assemblée extraordinaire sur l'éducation. J'ai vu que vos dirigeants assistent à cette rencontre et je sais que tous les participants ont hâte de voir les résultats de cette assemblée.
Que nous ayons ou non des enfants d'âge scolaire, l'éducation est une question qui rejaillit, en fin de compte, sur nous tous. Nous reconnaissons tous, en définitive, les avantages d'une société éduquée.
Une bonne éducation ouvre des portes, crée des débouchés et peut conduire à un bon emploi. À long terme, un plus grand nombre de débouchés professionnels améliorera la santé des collectivités des Premières Nations et leur autosuffisance. Et c'est un but que nous poursuivons tous. C'est avantageux pour les Premières Nations et c'est avantageux pour le Canada.
Notre gouvernement a pris systématiquement des mesures concrètes pour répondre aux besoins des élèves des Premières Nations et améliorer leurs résultats.
À la Rencontre de la Couronne et des Premières Nations en janvier de cette année, le premier ministre Harper et les chefs des Premières Nations ont renouvelé leur engagement à l'égard de la réforme de l'éducation. Notre gouvernement a tenu cet engagement en allouant un nouveau financement de 275 millions de dollars pour l'éducation des Premières Nations dans le plan d'action économique de 2012.
Nous prévoyons utiliser ces fonds additionnels pour consolider les mesures que nous avons déjà prises afin de créer les conditions requises pour que les élèves des Premières Nations accèdent à l'éducation dont ils ont besoin afin d'accéder aux mêmes débouchés et de connaître les mêmes réussites que tous les autres élèves canadiens.
Notre gouvernement investit environ 1,5 milliard de dollars chaque année pour appuyer les 117 500 élèves des Premières Nations au primaire et au secondaire qui vivent dans les réserves partout au pays. De plus, nous allouons en moyenne plus de 200 millions de dollars chaque année à l'infrastructure d'éducation.
Dans le Plan d'action économique de 2012, on a consacré 275 millions de dollars additionnels à l'amélioration des milieux d'apprentissage et des résultats scolaires des élèves des Premières Nations.
La construction et la rénovation d'écoles dans les réserves, mettant ainsi à la disposition des élèves des Premières Nations de meilleurs environnements d'apprentissage, représentent 175 millions de dollars de ce financement additionnel.
Une partie de ces 175 millions de dollars nous a permis de financer le début de la construction de trois écoles en Ontario : celles des Premières Nations de Fort Severn et de Pikangikum, en Ontario, que nous avons annoncées cet été, et celle de la Première Nation de Shamattawa, au Manitoba.
Nous allouons également 50 millions de dollars à la promotion des partenariats de partage des coûts entre le secteur privé et les Premières Nations afin de trouver plus de méthodes novatrices et rentables en matière d'approvisionnement et de construction de nouvelles écoles. Plus précisément, nous allons solliciter des propositions de construction de multiples écoles dans le Nord du Manitoba et en Ontario.
Nous investirons également 25 millions de dollars pour solliciter des Premières Nations des propositions de nouvelles approches novatrices en matière de conception d'écoles dans les réserves et d'approvisionnement.
Notre approche optimisera les retombées de nos investissements dans l'infrastructure, ce qui permettra à plus d'élèves des Premières Nations, dans plus de collectivités, d'en constater les bénéfices.
Mais le financement de l'infrastructure n'est qu'une partie de notre action.
Nous devons également continuer d'investir dans les programmes d'éducation, comme les programmes d'alphabétisation des enfants de la maternelle à la troisième année, et dans de meilleurs systèmes et normes pour soutenir une éducation solide et responsable dans les réserves.
C'est pour cette raison que nous sommes déterminés à faire adopter une loi sur l'éducation des Premières Nations d'ici l'automne 2014. De plus, pour veiller à ce que les organisations éducatives des réserves des Premières Nations se préparent à la mise en œuvre de cette loi, nous investissons 100 millions de dollars dans l'initiative pour de meilleures écoles favorisant la réussite scolaire.
Nous inviterons les organisations à soumettre des propositions pour financer le développement de la capacité administrative des écoles, ainsi que des programmes d'alphabétisation pour les jeunes enfants et d'autres dispositifs de soutien ou d'autres services pour les écoles et les élèves des Premières Nations.
L'annonce d'aujourd'hui met en lumière notre détermination, non seulement à continuer d'investir dans l'éducation des Premières Nations, mais aussi à mettre concrètement en place les structures nécessaires pour consolider le système d'éducation dans les réserves.
Bien que les chiffres démontrent que le financement fédéral par élève à l'échelle du pays est comparable au niveau de financement provincial par élève, le financement n'est qu'un des facteurs de l'amélioration des résultats scolaires.
L'effet de la loi sera durable, lui aussi. Des fonctionnaires de mon ministère consultent à l'heure actuelle les responsables des Premières Nations, les éducateurs et d'autres experts au sujet du contenu d'une éventuelle loi sur l'éducation des Premières Nations et des questions qu'elle doit traiter.
Notre gouvernement reconnaît que l'éducation joue un rôle primordial pour débloquer le potentiel de la jeunesse des Premières Nations et pour favoriser l'émergence de collectivités plus saines et plus autosuffisantes. Nous poursuivrons nos investissements dans les collectivités des Premières Nations et nous continuerons à travailler avec nos partenaires pour veiller à ce que les élèves des Premières Nations bénéficient de la meilleure éducation possible et de tous les débouchés qui l'accompagnent.
Une éducation de qualité de la maternelle à la douzième année ouvre la porte des débouchés, des emplois et de la réussite et de la prospérité personnelles. Grâce aux actions et aux investissements que j'ai résumés aujourd'hui, notre gouvernement s'emploie à mettre une éducation de qualité à la portée de tous les élèves des Premières Nations.
Merci.