Merci.
Bonjour à tous. Je suis heureux d'être ici.
Tout d'abord, je tiens à féliciter les organisateurs d'Expoplast pour leur démarche innovatrice. Combiner sept salons commerciaux du secteur manufacturier pour créer un grand événement est une excellente idée.
J'ai discuté avec quelques-uns des participants, et ils étaient d'accord pour dire que la réunion des aspects du secteur manufacturier relatifs au matériel, aux procédés et aux ressources créait une synergie dont tous ici présents profiteront.
Mesdames et Messieurs, je n'ai pas besoin de vous dire que votre industrie est un maillon important de la chaîne de valeur de nombreux secteurs.
Le plastique est omniprésent dans notre quotidien — que ce soit dans le couvercle de notre tasse de café matinal, dans nos téléphones intelligents et ordinateurs portatifs ou dans nos autos plus légères et plus économes en carburant.
Votre excellence en matière d'innovation et de technologies de production est ce qui fait du Canada une source de produits de calibre mondial.
Vous le savez bien, le secteur manufacturier fait partie intégrante de notre économie, et ce, depuis des décennies. Il soutient la croissance, participe à nos exportations et emploie des millions de Canadiens.
À mesure qu'il évolue, il mise de plus en plus sur le savoir. C'est un secteur d'avant-garde innovateur et fortement diversifié qui exploite les technologies de l'information, la modélisation et la simulation.
Aujourd'hui, de nombreux fabricants peuvent tout aussi bien porter un sarrau de laboratoire et utiliser une imprimante 3D pour réaliser un prototype que faire fonctionner une chaîne de production.
Le secteur manufacturier d'aujourd'hui n'est plus celui que nos grands-parents ont connu.
Vous le savez mieux que quiconque. Vous définissez la nouvelle frontière.
L'innovation, l'adoption de nouvelles technologies et l'investissement croissant dans les machines et le matériel sont à la base d'une industrie prospère, concurrentielle et avancée.
Comme le secteur manufacturier s'alimente du savoir, il contribue à établir un écosystème d'innovation dynamique, créant ainsi des emplois axés sur le savoir.
J'aimerais prendre quelques minutes pour discuter de ce que doit maintenant faire notre gouvernement — et nos chefs d'entreprise — pour que le Canada devienne le lieu de prédilection pour l'essor de la fabrication de pointe.
L'été dernier, j'ai organisé partout au pays des discussions en table ronde avec des entreprises canadiennes. J'ai notamment eu une discussion franche et probante avec Jayson Myers, le président de l'organisme Manufacturiers et exportateurs du Canada.
Nous avons abordé certains des grands défis qui se présentent à votre secteur, dont :
- l'investissement;
- la main-d'œuvre;
- les tracasseries administratives;
- l'intégration avec les États-Unis,
pour ne nommer que ceux-ci.
Mais nous avons aussi parlé des solides assises économiques qui font du Canada un excellent endroit où faire des affaires. Notre gouvernement s'est attaché à faire ce qui est du ressort exclusif des gouvernements.
Nous avons agi décisivement, par l'entremise du Plan d'action économique du Canada, pour soutenir l'économie canadienne au plus fort de la récession mondiale.
Notre gouvernement a apporté un appui vital à l'industrie automobile pour éviter l'effondrement d'un vaste écosystème de fournisseurs de pièces. Et cet investissement a été fructueux.
Maintenant, alors que les perspectives économiques mondiales demeurent incertaines, nous travaillons afin de renforcer la position du Canada comme nation commerçante.
Nous développons l'infrastructure, en créant notamment un corridor de transport efficace grâce à un investissement de 228 millions de dollars visant à réparer et à améliorer les ponts Jacques-Cartier et Champlain.
La reconstruction de ce corridor permettra en toute sécurité les 60 millions de voyages ainsi que les transactions commerciales internationales de l'ordre de quelque 20 milliards de dollars rendus possibles chaque année grâce au pont Champlain.
Nous avons par ailleurs mis en place un cadre économique solide qui vise à rembourser la dette, à réduire les taxes et impôts, à alléger le fardeau de la paperasserie, à promouvoir l'essor des exportations canadiennes vers les marchés mondiaux et à faire preuve d'une gestion prudente.
Le résultat? Le Canada a résisté au ralentissement économique mieux que la plupart des autres pays. Nous sommes l'un des deux seuls pays du G 7 à avoir récupéré tous les emplois perdus au cours de la dernière récession.
Notre ratio de la dette au produit intérieur brut (PIB) est le plus bas des pays du G 7. Nous sommes l'un des très rares pays au monde à avoir conservé sa cote de crédit triple A. Et nous avons dressé un plan précis afin de rétablir l'équilibre budgétaire.
En somme, l'économie canadienne fonctionne bien.
Et notez bien que j'ai dit l'économie canadienne.
Nous n'avons pas deux économies distinctes dans ce pays — une économie axée sur les ressources et une économie axée sur la fabrication.
Nous avons d'un bout à l'autre du pays une économie unique et vigoureuse, où les secteurs se renforcent mutuellement. Une économie ancrée dans un contexte fiscal robuste qui procure aux fabricants un avantage stratégique clé.
Il importe de procurer un avantage stratégique aux fabricants canadiens parce que le secteur manufacturier est important.
Il y a près de 1,8 million d'emplois dans le secteur manufacturier au pays; presque un demi-million au Québec.
Le secteur manufacturier assure 16 % du PIB de la province, et un fort pourcentage de ses emplois.
À elle seule, l'industrie des matières plastiques est à l'origine de presque 4 % du PIB manufacturier. Et sur la scène internationale, le Canada produit 2 % des produits en plastique du monde.
Pour des centaines de localités partout au pays, le secteur manufacturier correspond à leur survie économique.
Les chiffres sont importants, mais ils ne disent pas tout. Au-delà des chiffres, il y a les emplois. Des emplois qui soutiennent des familles. Des emplois qui procurent des salaires concurrentiels et qui assurent les assises des collectivités. Des emplois qui alimentent l'innovation et la productivité. Des emplois qui nous donnent les moyens de créer de nouveaux produits et procédés ainsi que d'offrir de nouvelles possibilités.
Évidemment, la recherche-développement constitue un bon point de départ.
Et à titre de membres du secteur manufacturier canadien, vous êtes sur la bonne voie. Vous investissez largement dans la recherche-développement (R-D). De fait, les fabricants entreprennent près de la moitié de toute la R-D réalisée au Canada.
Il s'agit là d'un élément critique, car au sein de l'économie de demain, ce qui importera, c'est la matière grise, c'est-à-dire les idées, l'innovation et l'ingéniosité qui donnent lieu à de nouvelles technologies, à de nouveaux produits et à de nouvelles façons de faire.
La fabrication se trouve au carrefour de l'innovation et de la production, où les idées créatrices sont traduites en occasions commerciales. C'est la raison pour laquelle, en plus de mettre en place de solides assises économiques, notre gouvernement a adopté des mesures qui profiteront tout particulièrement aux fabricants.
Nous avons diminué le taux d'imposition des sociétés, qui s'établissait à plus de 22 % en 2007, à 15 % aujourd'hui. Et nous avons supprimé l'impôt fédéral sur le capital.
Nous éliminons les droits de douane applicables aux machines et au matériel, faisant ainsi du Canada la première zone libre de droits de douane parmi les pays du G 20. Une fois cette mesure complètement mise en œuvre, les entreprises canadiennes économiseront près de 400 millions de dollars par année.
Nous avons prolongé, jusqu'en 2013, la déduction temporaire pour amortissement accéléré de manière à aider les entreprises manufacturières à se restructurer et à se réoutiller en vue d'accroître leur productivité et leur rentabilité.
Nous nous sommes également penchés sur la réduction des formalités administratives afin que vous puissiez consacrer moins de temps à remplir des formulaires et plus de temps à exploiter votre entreprise et à créer des emplois.
Mais nous devons accroître notre compétitivité. Nous devons augmenter la productivité. Pour stimuler l'innovation, notre gouvernement a affecté plus de 1 milliard de dollars, sur les cinq années à venir, aux initiatives suivantes :
- doubler le budget du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches Canada (CNRC);
- réorienter les activités du CNRC vers la recherche fondée sur la demande et axée sur l'entreprise;
- verser un financement à l'égard des activités de capital de risque, y compris une somme de 400 millions de dollars afin d'accroître les investissements de capital de risque de démarrage par le secteur privé.
Nous avons aussi modifié la Politique des retombées industrielles et régionales pour nous assurer que les approvisionnements militaires du gouvernement créent des débouchés à forte valeur ajoutée pour l'industrie canadienne.
Un élément essentiel de l'appui offert aux fabricants consiste bien entendu à veiller à ce que les produits que vous fabriquez se retrouvent sur les marchés mondiaux. C'est la raison pour laquelle nous avons mis en œuvre le plan d'expansion commerciale le plus ambitieux de l'histoire du Canada.
Depuis 2007, la Stratégie commerciale mondiale a mené à la signature de nouveaux accords de libre-échange avec neuf pays, et resserré les liens commerciaux avec des marchés prioritaires comme le Brésil, la Chine, l'Inde, le Japon et l'Union européenne.
Comme l'industrie de la fabrication est un secteur de haute technologie, elle doit se doter des gens qui ont les compétences et le savoir-faire qui mèneront au succès.
Voilà pourquoi notre gouvernement a augmenté le soutien à l'égard du perfectionnement des compétences, en prévoyant notamment un crédit à l'embauche pour les petites entreprises, un montant supplémentaire de 5 millions de dollars sur six ans pour renforcer l'évaluation des titres de compétences étrangers et une augmentation du financement des programmes d'apprentissage pour les ouvriers.
Plusieurs initiatives sont donc entreprises sur plusieurs fronts. Que ce soit les impôts, la technologie, le commerce ou les compétences des travailleurs. Tous ces éléments revêtent une grande importance pour le secteur manufacturier.
Mais nous savons qu'il est possible d'en faire davantage.
Au bout du compte, l'avenir du secteur manufacturier canadien ne relève pas d'Ottawa, de Québec ou de Halifax, ni d'un quelconque programme gouvernemental. Il relève de vous.
Notre gouvernement peut avoir une vision pour le secteur manufacturier. Nous pouvons avoir une vision pour l'avenir. Mais nous ne pouvons pas la mettre en œuvre sans vous.
Vous êtes les créateurs d'emplois, vous êtes les innovateurs et vous êtes l'avenir de ce secteur robuste et fier.
En travaillant de concert, en nous écoutant mutuellement et en apprenant les uns des autres, je suis convaincu que nous pouvons trouver les solutions qu'il faut pour réussir.
Je vous remercie.