Bonjour. Merci de cette aimable présentation. Je remercie également Génome Canada de m'avoir invité à m'adresser à vous. C'est un grand plaisir d'être ici avec vous aujourd'hui.
Je tiens, tout d'abord, à féliciter la Gairdner Foundation, dont les prix internationaux en médecine continuent de connaître un franc succès. Je veux aussi féliciter Génome Canada pour son énorme contribution à la qualité de la recherche en génomique au pays. En soutenant la transformation des découvertes en produits et en processus, vous aidez à engendrer des avantages socio-économiques et en matière de santé pour la population des quatre coins du Canada.
En ma qualité de ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, j'ai le privilège de rencontrer de brillants professionnels dévoués comme vous, des gens à l'avant-garde de leur domaine qui repoussent les frontières du savoir et de l'ingéniosité.
En fait, je crois fermement que la recherche scientifique et la découverte sont essentielles au maintien de la croissance économique du Canada et de son rôle de chef de file en innovation.
Je n'ai donc pas été étonné de lire dans un récent rapport du Conseil des académies canadiennes que les sciences et la technologie sont en santé et en progression au Canada, en plus d'être concurrentielles sur la scène mondiale et respectées par les grands scientifiques de la planète.
Pour être plus précis, le Canada occupe le quatrième rang selon les scientifiques sondés. Nous devrions tous être fiers de ce classement, bien entendu, mais nous savons tous ici qu'il faut continuer d'améliorer notre rendement afin de tirer pleinement parti de la formidable capacité des sciences et de la technologie de stimuler notre prospérité.
Pour ce faire, nous devons sans cesse encourager une plus grande collaboration entre le secteur privé, le milieu universitaire et les gouvernements, et ce, d'une manière qui favorise le transfert des connaissances, stimule l'innovation et incite à une commercialisation plus rapide.
Les rencontres comme celle-ci se trouvent au cœur de cette collaboration.
Le but ultime consiste ici vraiment à réaliser la promesse de la génomique, que vous évoquez si bien dans le nom de la conférence : Le pouvoir et la promesse.
Notre gouvernement est un partenaire engagé à cet égard. Depuis 2006, nous avons consacré plus de 440 millions de dollars à la recherche en génomique par l'entremise de Génome Canada. De surcroît, Génome Canada et ses Centres de génomique obtiendront plus de 440 millions de dollars supplémentaires auprès des partenaires en financement de contrepartie. Le financement total sera donc de quelque 880 millions de dollars.
Cet investissement de 880 millions de dollars dans la génomique prouve très bien la solidité de notre partenariat et l'importance de la génomique pour l'avenir.
Le gouvernement Harper investit dans la génomique parce qu'il sait qu'elle améliore la vie des Canadiens et qu'elle crée des emplois de haute qualité.
À ce jour, Génome Canada a financé 156 projets de recherche à grande échelle et de calibre mondial.
Je m'en voudrais de ne pas mentionner le partenariat soutenu de notre gouvernement avec la Gairdner Foundation. Je suis très fier que, pour marquer le 50e anniversaire des prix internationaux, nous lui ayons octroyé 20 millions de dollars. Qui plus est, pas plus tard que l'été dernier, nous avons consenti un investissement supplémentaire de 2 millions de dollars sur cinq autres années afin de soutenir les prix Canada-Gairdner. Grâce à cet appui, la fondation a pu améliorer sa réputation en honorant les lauréats des prix Canada-Gairdner sur la scène internationale.
Mesdames et Messieurs, ces investissements ne constituent qu'une partie, quoiqu'importante, de l'engagement plus vaste de notre gouvernement envers les sciences, la technologie et l'innovation, engagement qui s'est concrétisé par le lancement, en 2007, de notre stratégie des sciences et de la technologie.
Cette stratégie, l'une des premières mesures que nous avons prises après notre arrivée au pouvoir, a aidé à redéfinir la façon dont les gouvernements, les entreprises et le monde de la recherche s'unissent pour stimuler l'activité économique par les sciences.
Génome Canada joue un rôle majeur afin de créer un avantage du savoir, un avantage humain et un avantage entrepreneurial au profit du Canada. Ce sont les trois piliers de la stratégie des sciences et de la technologie. Nos efforts portent leurs fruits, de toute évidence.
Le Consortium de génomique structurelle constitue un de ces efforts qui me viennent à l'esprit.
Installé à l'Université de Toronto, le Consortium soutient la découverte de médicaments par la recherche à libre accès. Il s'agit là d'un brillant exemple de collaboration à tous les niveaux, au Canada et à l'étranger, entre le monde de la recherche, le milieu universitaire et l'industrie pour la création d'un nouveau modèle opérationnel. C'est aussi là une initiative canadienne exceptionnelle. Plus précisément, il s'agit d'un nouveau modèle de découverte préconcurrentielle de médicaments qui mettra tous ses résultats à la disposition du milieu international de la recherche, et ce, sans restriction.
Pour vous donner une idée de l'envergure de la collaboration, le Consortium, organisme sans but lucratif, rassemble plus de 200 chercheurs universitaires, 6 sociétés pharmaceutiques et 10 partenaires, dont le ministère du Développement économique et de l'Innovation de l'Ontario; le Wellcome Trust, du Royaume-Uni; les Instituts de recherche en santé du Canada; Génome Canada et la Fondation canadienne pour l'innovation, pour n'en nommer que quelques-uns.
Cette collaboration aidera le Consortium à atteindre ses objectifs. Ce partenariat exemplaire a le potentiel de transformer le monde entier grâce à ses découvertes médicales prometteuses.
Si vous me le permettez, j'aimerais mettre en lumière un autre exemple, celui du projet international du code à barres du vivant, connu sous l'acronyme iBOL.
Qualifié de plus grande initiative jamais entreprise en génomique de la biodiversité, iBOL est un projet mondial dirigé par des chercheurs canadiens et axé sur la constitution d'une bibliothèque de séquences d'ADN qui permettrait l'identification, à la fois rapide et peu coûteuse, d'organismes. Les codes à barres recueillis emploient l'ADN afin de perfectionner nos connaissances dans l'espoir de répondre à l'une des questions les plus fondamentales de la science de la biodiversité : combien d'espèces y a-t-il sur la planète?
Ce type de codage à barres de l'ADN sert déjà à repérer les poissons étiquetés sous un faux nom au Canada et aux États-Unis. En outre, le département de l'Agriculture des États-Unis travaille à la constitution d'une base de données mondiale de codes à barres de drosophiles, pour lutter contre les ravageurs horticoles, et de codes à barres d'arbres, pour déceler les produits du bois provenant de forêts en péril. Ici au pays, Environnement Canada collabore avec iBOL pour la surveillance de la pollution de l'eau.
À l'avenir, les autres initiatives de mondialisation du commerce, les changements climatiques et les appels à la conservation de la biodiversité feront, sans nul doute, de l'identification rapide des espèces un enjeu d'intérêt planétaire. Les chercheurs canadiens seront des chefs de file de ce domaine.
Mesdames et Messieurs, nous pouvons être fiers de ces réalisations, non seulement à titre de Canadiens, mais aussi comme membres de la collectivité planétaire.
Le progrès scientifique ne connaît aucune frontière. Tout le monde en tire profit.
De toute évidence, une riche histoire de découvertes, de recherche et de développement a propulsé le Canada sur la scène mondiale, où il joue un rôle important.
De l'ampoule électrique à la pile alcaline de longue durée, en passant par la découverte du gène de la fibrose kystique, les chercheurs, les sociétés et les entrepreneurs canadiens ont ouvert la voie en matière d'innovation.
Notre gouvernement est déterminé à collaborer avec vous, membres de la communauté scientifique, pour que ces types de percées et de découvertes soient facilités et qu'ils franchissent la prochaine étape.
Cela signifie la commercialisation de produits et de processus novateurs qui, à leur tour, entraîneront la création d'emplois de haute qualité, la croissance économique et la prospérité à long terme. Car, pour notre gouvernement, l'innovation ne représente pas un ensemble de programmes, d'institutions et de technologies, mais plutôt un écosystème très réseauté. Elle est le produit de la collaboration. Elle est le fruit du refus de gens comme vous d'accepter « non » comme réponse.
Je vous encourage à prendre des risques, à faire appel à votre esprit de compétition et à trouver de nouvelles approches audacieuses pour relever des défis traditionnels. Au nom du gouvernement Harper, je vous souhaite beaucoup de succès au cours des deux prochains jours.
Merci.