Je tiens à remercier l'Université de l'Alberta de nous accueillir aujourd'hui.
Permettez-moi de saluer ma collègue, la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, l'honorable Rona Ambrose. Elle nous parlera sous peu des quatre projets réalisés ici à l'Université de l'Alberta et financés dans le cadre du Programme d'infrastructure du savoir. Elle nous donnera également un aperçu des retombées du Programme à Edmonton et dans l'ensemble de l'Alberta.
Notre gouvernement a lancé en 2009 le Programme d'infrastructure du savoir et, depuis, j'ai l'immense privilège d'en voir personnellement les avantages dans les universités et les collèges du pays entier.
Le Programme visait deux objectifs précis : d'une part, faire face à la récession économique mondiale en créant des emplois au moment où les Canadiens en avaient le plus besoin et, d'autre part, jeter l'assise de la prospérité économique future de notre pays en modernisant les campus afin que les étudiants et les chercheurs actuels et futurs puissent disposer des installations de pointe nécessaires pour contribuer au progrès scientifique et réaliser des percées.
De part et d'autre, ce programme a remporté de vifs succès. Un élément clé du Plan d'action économique du Canada, il a grandement stimulé l'économie, rapidement et efficacement.
Ce programme fédéral de 2 milliards de dollars était conçu de manière à obtenir un financement paritaire d'autres sources. De fait, le Programme d'infrastructure du savoir a favorisé des investissements de plus de 3 milliards, portant ainsi l'investissement total à plus de 5 milliards.
Vous êtes sans doute au courant que, dans son rapport, le Bureau du vérificateur général du Canada a cité en exemple le Programme d'infrastructure du savoir pour la rapidité de sa mise en œuvre, soulignant l'efficacité des procédures et des contrôles mis en place pour l'attribution des fonds.
Le Programme a appuyé des projets dans 190 collectivités partout au pays, aussi bien dans de grandes universités d'importants centres urbains, comme Edmonton, que dans de petites institutions en milieu rural, dans les régions éloignées et dans des collectivités des Premières nations.
En créant des emplois pour les ingénieurs, les travailleurs de la construction et bien d'autres gens au moment où les besoins étaient les plus grands, ces projets ont été fort bénéfiques pour l'économie de chacun de ces milieux.
À mon avis, ce qui est plus important encore, c'est l'héritage impérissable découlant de plus de 500 projets menés à bien dans le cadre du Programme.
Il laisse en héritage :
- une meilleure capacité de recherche;
- la formation d'une main-d'œuvre hautement qualifiée;
- davantage de locaux d'enseignement, de laboratoires, de bibliothèques et d'installations de formation;
- des bâtiments plus sécuritaires et écoénergétiques;
- des aires de travail pour l'incubation d'entreprises et la collaboration entre le monde universitaire et le secteur privé.
Permettez-moi d'aborder brièvement chacun de ces avantages.
En premier lieu : la recherche.
Dans le rapport d'évaluation qu'il publiait en septembre sur l'état des sciences et de la technologie au Canada, le Conseil des académies canadiennes concluait que les sciences et la technologie au pays se portent bien, sont en plein essor et concurrentielles sur la scène internationale et se méritent le respect des scientifiques les plus renommés au monde.
Selon ce rapport fondé sur un sondage auprès d'auteurs d'articles scientifiques les plus souvent cités au monde, 37 % d'entre eux ont placé le Canada parmi les cinq premiers pays, lui accordant le quatrième rang, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Je suis fier de ce classement, mais je suis convaincu que le Canada peut se hisser au premier rang. Le succès du Programme d'infrastructure du savoir permet aux étudiants des universités et des collèges du Canada entier de poursuivre leurs études dans de nouveaux domaines d'études fascinants et d'une importance stratégique pour le Canada. Ceux-ci portent entre autres sur la santé, l'énergie, l'environnement et les technologies de l'information et ont trait à l'industrie automobile, à l'aérospatiale et à d'autres secteurs manufacturiers.
Le Canada est ainsi sur la bonne voie pour être en tête de classement.
En deuxième lieu, le Canada est davantage en mesure d'assurer la formation d'une main-d'œuvre hautement qualifiée. Globalement, les projets issus du Programme d'infrastructure du savoir ont contribué à ajouter des millions de mètres carrés de locaux d'enseignement et de laboratoires – des installations de pointe permettant aux étudiants canadiens de s'initier aux plus récentes technologies.
En troisième lieu, le Programme a contribué à une nette amélioration de l'efficacité énergétique des campus au pays. En effet, les projets ont permis aux universités et aux collèges de réduire d'environ 175 000 tonnes leurs émissions de gaz à effet de serre – ce qui équivaut grosso modo à retirer 34 000 véhicules de la route – et de réduire de 23 millions de dollars leurs coûts de fonctionnement annuels.
En quatrième lieu, les installations rénovées sont des milieux plus sains et sécuritaires. Les travaux réalisés ont été des plus variés, allant de l'amélioration des accès pour les personnes à mobilité réduite, à l'enlèvement de l'amiante et jusqu'à l'amélioration de la protection contre les incendies, de la sécurité, de la qualité de l'air ambiant et de la résistance aux séismes.
En cinquième et dernier lieu, permettez-moi de souligner l'apport du Programme d'infrastructure du savoir aux installations qui permettent de favoriser l'incubation d'entreprises et la collaboration entre le monde universitaire et le secteur privé. Notre gouvernement considère de tels partenariats comme de véritables moteurs de l'économie canadienne.
Ce genre d'investissement permet d'exploiter pleinement le potentiel du Canada. C'est en prêtant ainsi main-forte aux chercheurs, aux entreprises et aux entrepreneurs que ceux-ci peuvent innover et prospérer.
Comme je le disais au départ, le Programme d'infrastructure du savoir était un élément clé du Plan d'action économique du Canada. Depuis que nous avons entrepris la mise en œuvre de ce plan, ce pays a gagné plus qu'il n'avait perdu durant la récession, aussi bien au chapitre de la production qu'en matière d'emplois.
Notre économie se remet sur pied et le taux de chômage au Canada est parmi les plus bas des pays membres du G7. Les étudiants canadiens bénéficient jour après jour d'installations ultramodernes pour obtenir une formation qui leur permettra de répondre à la demande sur le marché du travail au pays.
Nous sommes en voie de consolider nos gains. Notre plan permettra au Canada de surmonter les défis mondiaux de l'heure et d'en ressortir plus fort que jamais.
Mesdames et Messieurs, c'est un grand jour pour Edmonton et un grand jour pour le Canada. Je tiens à féliciter toutes les personnes à qui l'on doit la réussite des projets du Programme d'infrastructure du savoir qui ont été menés à bien à l'Université de l'Alberta et dans les autres établissements d'enseignement postsecondaire du pays entier.
Merci.