Notes d'allocution
L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)
Vancouver (Colombie-Britannique)
Le 21 janvier 2013
La version prononcée fait foi
Merci de cette chaleureuse présentation. J'aimerais remercier Recon Instruments de nous accueillir. J'ai eu l'occasion d'examiner certaines des technologies mobiles destinées aux sports à sensations fortes que vous avez conçues. Je ne vous cache pas que j'ai été grandement impressionné par votre brio. Vos lunettes de ski à affichage tête haute sont extraordinaires, avec leur fonction de positionnement GPS, leur écran à cristaux liquides qui indique la vitesse, l'emplacement et la distance parcourue… wow! Quelle façon de pratiquer ce sport! Je pense qu'il me faudrait parfois une paire de ces lunettes pour me frayer un chemin à la Chambre des communes!
J'aimerais également remercier le personnel de Mitacs de m'avoir invité. Je vous félicite de votre travail remarquable. Votre organisme joue un rôle clé dans la réussite de Recon Instruments et de nombreuses autres entreprises semblables ailleurs au pays. Notre gouvernement partage votre vision selon laquelle il faut aider les entreprises canadiennes à saisir des occasions concrètes en misant sur le talent et le savoir-faire de nos brillants jeunes étudiants des cycles supérieurs et des chercheurs de nos universités et collèges.
Le succès de Recon Instruments démontre bien comment les stages du programme Accélération de Mitacs peuvent donner des ailes à l'innovation au sein des entreprises canadiennes. En 2008, Recon a investi dans l'embauche de son premier stagiaire sous l'égide de Mitacs. Jusqu'à présent, l'entreprise a offert huit stages à financement partagé à des étudiants des cycles supérieurs de l'Université de la Colombie-Britannique. Le travail de ces étudiants a grandement appuyé la mise au point des innovations de Recon.
Recon n'a pas été le seul à profiter des retombées de ces stages. Je crois comprendre que l'un des premiers stagiaires du programme Accélération de Mitacs était Reynald Hoskinson, celui-là même qui est aujourd'hui le gestionnaire de la recherche-développement (R-D) ici chez Recon. Je félicite Reynald et je le remercie d'avoir participé à l'organisation de l'événement de ce matin.
Les réalisations de Recon Instruments témoignent d'une réalité qui s'applique à l'ensemble du Canada : notre croissance économique à long terme sera alimentée en grande partie par les sciences et l'innovation. Notre gouvernement en est conscient. Il a pris un engagement dans ces domaines et il en a fait une priorité.
Dans le cadre de notre stratégie des sciences et de la technologie (S et T), nous avons effectué des investissements considérables en recherche scientifique menée dans les universités et collèges du pays. En fait, l'Organisation de coopération et de développement économiques classe le Canada au premier rang des pays du G-7 en ce qui a trait aux dépenses de R-D dans le milieu de l'enseignement supérieur, en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).
Et ces investissements ont contribué à faire de nos universités et collèges des hauts lieux de la recherche de pointe. L'automne dernier, le Conseil des académies canadiennes a publié un rapport confirmant que le secteur canadien des S et T est sain et en croissance et qu'il est reconnu pour son excellence partout dans le monde. Le Conseil a mené des enquêtes d'opinion auprès des auteurs des articles scientifiques les plus cités au monde. Ces scientifiques ont classé le secteur canadien des S et T au quatrième rang mondial, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Il ne s'agit pas d'un rang ajusté en fonction de la population du pays ou en pourcentage du PIB, mais bien d'un rang absolu.
L'expertise scientifique du Canada dépasse manifestement la taille de sa population. Et notre réputation ne fait qu'approfondir cette position de force. Le Canada a un grand pouvoir d'attraction sur les chercheurs étrangers de haut niveau, de sorte qu'au cours de la dernière décennie, il y a eu une migration nette de chercheurs vers le Canada.
Nous pouvons être fiers de ces réussites, non seulement à titre de Canadiens, mais aussi comme membres de la collectivité mondiale. Les progrès de la science transcendent les frontières : ils profitent à tous. Je suis enchanté que le Canada se classe quatrième au monde. Mais je sais qu'il a la capacité d'être premier.
L'automne dernier, je me suis rendu au Japon pour participer au forum Science and Technology in Society, à Kyoto. J'avais été invité à parler d'innovation et de partenariats entre l'administration publique, les chercheurs et les gens d'affaires.
Les délégués voulaient en savoir plus sur les efforts que notre gouvernement déploie pour promouvoir l'excellence dans la recherche et ils étaient impatients de collaborer avec des chercheurs et des entrepreneurs de notre pays.
De toute évidence, le monde veut connaître la « recette » canadienne.
Je veux la dévoiler, et notre gouvernement veut l'encourager.
Depuis 2006, notre gouvernement a consacré des fonds additionnels de l'ordre de 8 milliards de dollars aux S et T et à la croissance des entreprises novatrices. Nous redéfinissons la façon dont les gouvernements, les gens d'affaires et le milieu de la recherche conjuguent leurs efforts pour stimuler l'activité économique par l'intermédiaire de la science.
À une époque où l'innovation dépend de plus en plus de la collaboration, nous assumons un rôle de chef de file en offrant des programmes qui rassemblent les secteurs public et privé, en créant un climat favorable aux jeunes entreprises, et en attirant et en gardant chez nous des cerveaux de classe mondiale.
Les stages du programme Accélération de Mitacs ont fait leurs preuves. Ils facilitent l'innovation au sein des entreprises et donnent à ces dernières toutes les chances de réussir en misant sur l'un des avantages concurrentiels du Canada : notre recherche universitaire de calibre mondial.
C'est pourquoi je suis très heureux d'être ici aujourd'hui pour souligner l'investissement de 35 millions de dollars consenti par le gouvernement Harper à Mitacs. Ces fonds, versés dans le cadre du Plan d'action économique de 2012, permettront à Mitacs d'appuyer la R-D industrielle menée par 1 200 entreprises additionnelles en offrant 4 800 stages Accélération sur cinq ans.
Grâce à cet investissement, Mitacs offrira à ces entreprises un savoir-faire et des compétences de pointe en recherche. Des étudiants des cycles supérieurs et des boursiers postdoctoraux se mettront à l'œuvre pour relever des défis concrets du secteur privé. Et de précieux liens se tisseront entre les chercheurs des établissements d'enseignement et les entreprises participantes.
Aujourd'hui plus que jamais, les innovations fructueuses proviennent d'entreprises qui travaillent en partenariat avec d'autres entreprises ou avec des établissements du savoir. C'est là un important changement par rapport à ce qui avait cours il y a 40 ou 50 ans, alors que les innovations étaient souvent le produit de grandes sociétés agissant seules. Bref, la dynamique de l'innovation s'est transformée, et la cadence du changement s'accélère.
Dans ce nouveau contexte, les progrès économiques dépendent d'organismes qui, comme Mitacs, préconisent la mise en commun de l'information et la recherche en partenariat. Des entreprises comme Recon Instruments alimenteront notre croissance économique en profitant de la recherche et de l'expertise scientifiques les plus récentes. Les pays qui se démarquent aujourd'hui sont ceux qui créent des connaissances en appuyant la R-D menée en collaboration et qui aident le secteur privé à faire la mise en marché des innovations. Cette tendance ne fera que s'accentuer au cours des années.
Je tiens à souligner une fois de plus les réalisations admirables de l'équipe de Recon Instruments. Vous êtes certainement un exemple à suivre en matière d'innovation au Canada.
J'ai hâte d'entendre parler de vos progrès et de vos réussites au cours des mois à venir.
Merci.