Le gouvernement du Canada est déterminé à favoriser la recherche et le développement nécessaires pour que le secteur canadien de la fabrication automobile demeure innovateur et compétitif à l'échelle mondiale.
Pour atteindre cet objectif, le Premier ministre Harper a annoncé que la société Toyota Motor Manufacturing Canada (TMMC) recevra une contribution remboursable pouvant atteindre 16,875 millions de dollars, dans le cadre du Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile (FISA).
Projet Lexus
TMMC investit pour accroître la production du modèle Lexus RX 350 et pour commencer la production de l'hybride Lexus RX 450h, à Cambridge, en Ontario. Le projet consistera à construire une chaîne de montage polyvalente, qui permettra de produire à la fois le modèle Lexus actuel et le modèle hybride.
Retombées
Le modèle hybride RX 450h produit à Cambridge sera le premier modèle hybride qui sera construit par TMMC, ainsi que le premier hybride Lexus produit à l'extérieur du Japon. Le projet aura des retombées économiques à court terme et à long terme pour le Canada, notamment en permettant de créer ou de conserver des emplois, en créant des occasions de recherche-développement (R-D), ainsi qu'en intensifiant les activités au sein de la chaîne d'approvisionnement canadienne. Ce projet aidera à renforcer la capacité de production, le développement technologique et la collaboration avec les établissements d'enseignement dans le secteur de l'automobile au Canada.
On s'attend à ce que le Projet Lexus crée environ 400 emplois dans les installations de TMMC à Cambridge.
Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile (FISA)
Le 4 janvier 2013, le Premier ministre Harper a annoncé le renouvellement du FISA, confirmant ainsi l'engagement soutenu du gouvernement à l'égard de la création d'emplois, de la croissance et d'une prospérité durable pour tous les Canadiens.
Le Fonds renouvelé fournira 250 millions de dollars sur cinq ans (2013-2018) aux entreprises du secteur canadien de l'automobile, à l'appui de projets stratégiques de grande envergure en recherche-développement. Ce soutien s'inscrit dans le prolongement de l'engagement initial de 250 millions de dollars sur cinq ans, introduit dans le budget de 2008.
Le gouvernement du Canada étudiera les propositions d'investissement évaluées à plus de 75 millions de dollars. Chaque proposition présentée en vue d'un soutien dans le cadre du FISA fera l'objet d'un exercice exhaustif de diligence, de manière à ce que la faisabilité du projet, les risques qu'il présente ainsi que sa capacité de produire les retombées techniques, environnementales et économiques proposées soient évalués.
Le Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile vise à
- constituer au Canada une capacité de R-D dans le secteur de l'automobile, ainsi qu'à garantir de très bons emplois;
- rehausser l'agenda du gouvernement du Canada en matière de sciences et de technologie (S&T) et en matière d'environnement;
- soutenir le développement, la mise en ouvre et la commercialisation de technologies vertes de pointe, ainsi que des produits ou procédés perfectionnés;
- favoriser des retombées économiques à long terme pour le Canada, notamment au niveau de la création et de la rétention de nombreux emplois;
- servir de catalyseur pour inciter le secteur privé à investir davantage, de manière à favoriser la compétitivité canadienne.
Le Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile soutient
- des travaux d'ingénierie et de conception de pointe et le développement de prototypes;
- le développement de nouveaux produits, notamment au moyen de technologies de pointe de réduction des émissions, de moteurs et transmissions éconergétiques et de matériaux de pointe, comme les plastiques techniques, les pièces et matériaux légers;
- la mise à l'essai poussée des produits, de manière à garantir un fonctionnement moins polluant et plus efficient des automobiles, ainsi que la réduction des gaz à effet de serre;
- le développement de nouvelles méthodes de production et de nouvelles technologies des procédés, notamment de techniques perfectionnées de fabrication souple;
- la construction ou l'agrandissement d'installations destinées à la production de véhicules et de groupes moteurs à la fine pointe de la technologie et à faible consommation d'énergie;
- l'introduction d'autres nouvelles technologies de production transformatrices, permettant d'accroître substantiellement la productivité et l'efficience, comme la robotique et les systèmes perfectionnés de technologies de l'information.
Jusqu'à maintenant, dans le cadre du FISA, des contributions remboursables ont été autorisées pour quatre entreprises :
- jusqu'à concurrence de 80 millions de dollars en vue d'un investissement pouvant atteindre 730 millions de dollars par Ford Canada, pour établir une usine de montage polyvalente et pour créer un centre de recherche de pointe sur le groupe motopropulseur, à Windsor, en Ontario;
- jusqu'à concurrence de 54,8 millions de dollars en vue d'un investissement pouvant atteindre 365 millions de dollars par la société Linamar, pour le développement et la commercialisation de pièces et de modules perfectionnés destinés à trois groupes de produits : boîtes de vitesse, moteurs et arbres de transmission;
- jusqu'à concurrence de 70,8 millions de dollars pour un investissement pouvant aller jusqu'à 506 millions de dollars par la société Toyota Motor Manufacturing Canada Inc., pour maximiser l'efficience de la production, réduire les émissions et mettre à niveau l'équipement, afin de produire des véhicules plus éconergétiques, notamment des véhicules électriques;
- jusqu'à concurrence de 21,7 millions de dollars pour un investissement pouvant atteindre 199 millions de dollars, par Magna International, pour le développement de pièces éconergétiques de véhicules ou de pièces innovatrices du groupe motopropulseur, destinées à des véhicules de la prochaine génération.
Jusqu'à maintenant, ces investissements ont permis de recueillir par effet de levier jusqu'à 1,6 milliard de dollars en investissements dans la R-D et dans l'innovation, dans le secteur canadien de l'automobile, et ils contribuent à ce qui suit :
- activité économique et emplois au niveau de l'écosystème du montage, des fournisseurs et de l'économie en général;
- développement et commercialisation de nouveaux produits, notamment de matériaux de pointe et de technologies de réduction des émissions, notamment de réduction des émissions de gaz à effet de serre;
- perfectionnement et expansion des procédés et des installations de fabrication souple;
- rehaussement de la capacité de recherche-développement;
- ingénierie et conception de pointe;
- innovation faite au Canada.
Autre forme de soutien pour le secteur canadien de l'automobile
Le FISA continue à s'inscrire dans le cadre de l'approche générale adoptée par le gouvernement du Canada pour créer des conditions économiques favorisant la solidité de l'industrie canadienne de l'automobile.
L'approche du gouvernement du Canada comporte également un cadre fiscal et économique pour préserver la compétitivité de l'industrie :
- un système bancaire solide;
- le plus faible taux général d'imposition des nouveaux investissements des entreprises au sein du G-7;
- le plus faible rapport dette-PIB du G-7;
- une note financière triple A;
- le soutien d'un écosystème intégré de montage et de fournisseurs à l'échelle de l'Amérique du Nord, comme avec le pont Windsor-Detroit;
- des investissements dans la recherche-développement sur l'automobile, notamment avec le Partenariat automobile du Canada et Auto 21.
En outre, en 2009, le gouvernement du Canada et le gouvernement de l'Ontario ont fourni un soutien sans précédent à General Motors et à Chrysler pour protéger le secteur de l'automobile, qui constitue un élément clé de l'économie canadienne.