Ottawa (Ontario) – Le gouvernement du Canada est un partenaire fier et engagé de la Station spatiale internationale, l’une des réalisations les plus remarquables de l’humanité dans le domaine des sciences, du génie et de la technologie ainsi qu’une vitrine mondiale pour l’expertise réputée du Canada dans le domaine des sciences et de la robotique spatiale.
Le 15 mars 2013, le Premier ministre Stephen Harper a participé à une vidéoconférence en direct avec l’astronaute canadien Chris Hadfield, qui commande depuis peu la Station spatiale internationale. Le Premier ministre Harper a également animé une séance de questions au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada avec des élèves âgés de 8 à 12 ans de la région d’Ottawa et de la Fondation Rêves d’enfants du Canada.
Le commandant Hadfield s’est envolé en direction de la Station le 19 décembre 2012 et il restera à son bord jusqu’au 13 mai 2013, date prévue de son retour sur Terre à bord de la capsule russe Soyouz. Chris Hadfield est devenu le premier Canadien à commander la Station spatiale internationale le 13 mars 2013 lorsqu’il a pris la relève du commandant américain Kevin Ford (NASA). Depuis qu’il s’est joint à l’équipage de la Station, le commandant Hadfield partage son expérience à bord grâce aux médias sociaux et suscite la passion des jeunes Canadiens pour les sciences et l’exploration de l’espace.
À titre de chef de la Station spatiale internationale, le commandant Hadfield est responsable de la santé et de la sécurité de l’équipage et il doit s’assurer que la Station demeure productive et en bon état de fonctionnement. Certaines de ces tâches sont d’ordre technique et concernent la sécurité du vaisseau spatial et la supervision de plus de 100 expériences scientifiques, dont beaucoup ont le potentiel d’améliorer la qualité de nos vies, ici, sur Terre, et de renforcer l’expertise de la communauté scientifique canadienne.
Il s’agit de la troisième mission de Chris Hadfield dans l’espace, puisqu’il a déjà participé à la mission STS 74 (novembre 1995, navette spatiale Atlantis) et à la mission STS 100 (avril 2001, navette spatiale Endeavour).
La Station spatiale internationale
Avec les États-Unis, la Russie, l'Europe et le Japon, le Canada est partenaire de la Station spatiale internationale, un laboratoire de recherche orbital. Le premier module de la Station a été lancé en 1998, et la Station fait le tour de la Terre 16 fois par jour à environ 370 km d'altitude à une vitesse de 28 000 km/h. La Station a approximativement la taille d'un terrain de football canadien.
La contribution du Canada à la Station spatiale internationale
La contribution du Canada à la Station spatiale internationale table sur la robotique spatiale de pointe conçue au pays, à savoir sur le Système d'entretien mobile, un ensemble complexe d'éléments robotiques qui a servi à l'assemblage de la Station et qui joue un rôle crucial dans son fonctionnement et son entretien. Développé pour l'Agence spatiale canadienne par MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) de Brampton, en Ontario, le Système d'entretien mobile est composé de trois robots qui peuvent travailler ensemble ou de façon indépendante :
- Canadarm2 : Bras robotique de 17 mètres de longueur qui a assemblé la Station spatiale internationale dans l’espace. Il est régulièrement utilisé pour déplacer des fournitures, du matériel et même des astronautes. En plus d'aider à assurer l'entretien et la maintenance de la station, il fait des « attrapés cosmiques » en saisissant des engins spatiaux inhabités qui transportent toutes sortes de choses jusqu’à la station, comme des charges utiles scientifiques et des provisions pour l'équipage à bord dela Station.
- Dextre : « Robot bricoleur » qui réalise les travaux d'entretien réguliers à la Station, comme le remplacement des batteries. Les astronautes effectuent ainsi moins de sorties risquées dans l'espace et peuvent consacrer plus de temps aux activités scientifiques. Dextre réalise aussi des démonstrations technologiques et a récemment effectué le premier ravitaillement robotique de tous les temps sur un satellite de simulation.
- Base mobile : À la fois une plateforme et un poste d'entreposage, la base mobile glisse le long de la poutrelle centrale de la Station spatiale internationale pour transporter le Canadarm2, Dextre ou de l'équipement d'un endroit à l'autre.
Tous les astronautes et les contrôleurs de vol appelés à manœuvrer le Système d'entretien mobile reçoivent une formation au siège social de l’Agence spatiale canadienne à Saint Hubert, au Québec. Les contrôleurs de la robotique de l'Agence assistent l'équipage de la Station lors d'opérations de robotique et peuvent même manœuvrer le Système d'entretien mobile depuis le sol. Les planificateurs de mission prévoient les moindres mouvements du Système d'entretien mobile et testent les manœuvres sur des simulateurs avant chaque tâche.
Le partenariat du Canada dans la Station spatiale internationale favorisera la compétitivité du Canada dans le domaine de la robotique spatiale, un secteur clé de notre économie, et donnera à la communauté scientifique canadienne accès à une vaste gamme de possibilités de recherche. Grâce à sa participation continue à la Station, le gouvernement du Canada soutient des emplois de grande qualité pour les hommes et les femmes de l'industrie spatiale canadienne.
Les Canadiens dans l’espace
L’investissement du Canada dans la Station spatiale internationale donne aux scientifiques canadiens accès à un environnement unique à bord de la Station. Cet accès leur donne la possibilité d’étudier diverses questions scientifiques au nom des chercheurs canadiens dans le domaine des sciences physiques et de la vie pour le compte des Canadiens, notamment en ce qui a trait à la microgravité, aux radiations, au système cardiovasculaire et à la médicine spatiale, afin de favoriser le développement de la technologie médicale et des procédures dans le but d’obtenir de meilleurs résultats et de prévenir, diagnostiquer et soigner les maladies et les blessures.
Le siège social de l’Agence spatiale canadienne comprend des installations qui permettent aux scientifiques de communiquer directement avec les membres d’équipage à bord de la Station spatiale internationale et de les guider pendant qu’ils mènent des expériences.
Les astronautes canadiens ont joué un rôle central dans les missions menées vers la Station spatiale internationale :
- 1999 : Julie Payette, mission STS-96, navette spatiale Discovery
- 2000 : Marc Garneau, mission STS-97, navette spatiale Endeavour
- 2001 : Chris Hadfield, mission STS-100, navette spatiale Endeavour
- 2006 : Steve MacLean, mission STS-115, navette spatiale Atlantis
- 2007 : David (Dave) Williams, mission STS-118, navette spatiale Endeavour
- 2009 : Julie Payette, mission STS-127, navette spatiale Endeavour
- 2009 : Robert (Bob) Thirsk devient le premier Canadien à vivre et à travailler à bord de la Station et il passe un nombre record de 188 jours dans l’espace (mission Expedition 20/21, Soyouz TMA-15).
- 2012 : Chris Hadfield entame une expédition de cinq mois vers la base orbitale (mission Expedition 34/35, Soyouz TMA-07M) et devient le premier Canadien à commander la Station spatiale internationale en mars 2013.