11 avril 2013
Calgary (Alberta)
Bonjour tout le monde.
Merci à vous, tout d’abord, Joan, pour cette aimable présentation.
C’est merveilleux d’être ici et de vous avoir comme collègue au Parlement du Canada.
Je salue également mes autres collègues du Parlement, les députés Michelle Rempel, Devinder Shory, Rob Anders, le sénateur Doug Black aussi.
Je vous remercie de votre présence ici aujourd’hui.
Chers représentants du gouvernement de l’Alberta, messieurs les ministres Hancock, Dennis, votre honneur, monsieur le maire Nenshi, Bonnie Johnston, directrice générale de cette institution, mes salutations également aux coprésidents du conseil d’administration du Centre d’appui aux enfants, John Dilward, à Deborah Moral, ainsi qu’à toutes les organisations partenaires.
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, c’est un véritable honneur d’être ici aujourd’hui, au Centre d’appui aux enfants de Calgary.
J’ai eu la chance de visiter les lieux ce matin, et c’est un centre formidable.
Je peux constater que vous accomplissez un merveilleux travail ici, et je tiens à féliciter tout le monde.
Même si, vous savez, je dois avouer que j’aimerais vraiment – je pense que nous aimerions tous vraiment qu’un centre comme celui-ci ne soit pas nécessaire.
Malheureusement, même ici, le monde n’est pas toujours un endroit sûr pour les enfants.
Nous entendons parler d’actes criminels tous les jours, mais, malgré cela, je sais que pour nous tous, chaque enfant maltraité n’en demeure pas moins choquant.
Ce matin, j’ai entendu certains témoignages, des histoires que personne, particulièrement un enfant, ne devrait avoir à vivre ou à raconter.
Malheureusement, trop de familles canadiennes deviennent victimes d’actes criminels, et trop d’entre elles doivent faire affaire avec le système de justice.
Un système de justice qui se préoccupe trop souvent bien davantage du bien-être des criminels que du bien-être de leurs innocentes victimes.
Alors, avant de procéder à l’annonce d’aujourd’hui, laissez-moi réitérer la promesse faite par notre gouvernement lorsque nous avons été élus pour la première fois, une promesse très simple, que voici : nous travaillerons sans relâche jusqu’à ce que les rues et les communautés du Canada soient aussi protégées contre la criminalité qu’elles peuvent l’être, et jusqu’à ce que le système de justice canadien place les droits des victimes là où ils doivent être placés.
Et ils doivent être placés devant les droits des criminels.
Mes amis, les centres d’appui aux enfants comme celui-ci contribuent beaucoup à l’avancement de cette cause.
C’est pourquoi notre gouvernement conservateur finance déjà des projets de centres d’appui aux enfants dans 20 communautés au Canada.
Plusieurs autres projets sont en cours de réalisation.
Sans l’existence de ces centres, un enfant victime de violence pourrait devoir se rendre à de multiples endroits et rencontrer de nombreux spécialistes différents avant d’obtenir l’aide dont il a besoin.
Cela ajoute un traumatisme inutile à une situation déjà très stressante.
En réunissant un certain nombre d’organisations sous un même toit, ce centre constituera un guichet unique pour les enfants victimes qui sont dans le besoin.
Ainsi, un enfant n’a pas à raconter sa triste histoire à de nombreuses reprises.
Une fois suffira.
Cela permet de constituer une meilleure preuve, et une meilleure preuve se traduit par un taux de condamnation plus élevé.
En adoptant une approche coordonnée et axée sur la collaboration afin de répondre aux besoins des enfants et des familles, ce centre évitera aux victimes d’actes criminels de se sentir également victimes du système de justice.
Mes amis, c’est très vrai, les personnes qui travaillent ici accomplissent réellement l’œuvre de Dieu.
Je vous invite à vous joindre à moi afin de remercier tous les professionnels qui sont ici aujourd’hui pour le travail qu’ils accomplissent auprès des enfants qui souffrent.
Maintenant, il y a quelqu’un d’autre ici aujourd’hui à qui je souhaite exprimer ma reconnaissance personnelle.
En fait, il mérite la reconnaissance du pays tout entier, et il s’agit de Sheldon Kennedy.
Bon nombre d’entre vous connaissez l’histoire de Sheldon, la façon dont il s’est courageusement manifesté après avoir été victime de sévices sexuels aux mains d’un homme à qui il faisait confiance , ainsi que plusieurs autres, l’entraîneur de hockey et mentor Graham James.
Sheldon connaît personnellement les horreurs associées à ce type de violence, et il travaille d’arrache-pied pour la prévenir.
Il a fait preuve d’une détermination tout aussi grande dans les efforts qu’il a déployés pour établir ce centre et, à cause de cela, une multitude d’enfants en profiteront.
Maintenant, Mesdames et Messieurs, j’ai le grand honneur, en tant que Premier ministre et que fier Calgarien.
Je suis très heureux d’annoncer officiellement qu’à compter de maintenant, ce centre s’appellera le Centre d’appui aux enfants Sheldon Kennedy.
Ce centre évoquera de façon permanente l’engagement infatigable de Sheldon envers la cause des enfants qui ont été victimes de violence.
Quelle façon formidable d’honorer un Canadien si exceptionnel.
Je vous invite encore une fois à vous joindre à moi pour remercier chaleureusement Sheldon pour tout ce qu’il a accompli.
Malheureusement, le travail de Sheldon, votre travail, vous qui travaillez ici, est loin d’être terminé.
Tous les ans, au Canada, on dénombre plus de 200 000 enquêtes sur des cas de violence ou de négligence envers des enfants, notamment sur la pornographie juvénile, qui est nettement en hausse.
Il s’agit de catégories de crimes de plus en plus répandues au Canada.
En 2009, plus de la moitié de toutes les victimes d’agression sexuelle au Canada étaient des enfants âgés de moins de 17 ans.
Plus de la moitié. Et il ne s’agit que des crimes signalés à la police.
Nous savons que de nombreux crimes ne sont pas signalés.
Notre gouvernement s’efforce de changer la situation.
C’est pourquoi nous avons établi des peines minimales obligatoires pour les criminels qui commettent des infractions sexuelles contre des enfants.
Nous avons fait cesser la pratique honteuse de la détention à domicile pour les crimes graves et violents.
Nous avons éliminé la clause de la dernière chance, qui obligeait les victimes à revivre des événements terribles.
Et pour donner aux victimes une voix plus forte, nous avons établi l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels.
Mesdames et messieurs, nous devons réprimer sévèrement ce genre de crime.
Aucune autre position n’est acceptable.
Nous connaissons les dommages que ces crimes causent aux familles canadiennes et à nos enfants.
Nous avons fait une promesse aux Canadiens, les Canadiens s’attendent à ce que nous la tenions et nous sommes loin d’avoir terminé.
Nous sommes déterminés à prendre davantage de mesures pour lutter contre la criminalité en nous assurant que les criminels violents soient tenus responsables de leurs actes.
Cette année nous déposerons un projet de loi exhaustif pour sévir encore davantage contre les criminels qui agressent sexuellement des enfants.
Nous allons prendre des mesures concrètes pour que les régimes de libération sous caution et d’extradition soient plus efficaces, de façon à ce que les criminels dangereux restent derrière les barreaux, et nous allons aussi déposer un projet de loi en vue de la mise en œuvre d’une charte des droits des victimes.
Cette loi sera cruciale pour renforcer et garantir notre engagement auprès des victimes de la criminalité, en garantissant leurs droits dans une seule loi fédérale, ce qui fera pencher la balance de notre système judiciaire, pour que les victimes ne soient plus seulement une arrière-pensée.
Chers amis, je sais que les professionnels et les bénévoles, ici au Centre d’appui aux enfants Sheldon Kennedy n’arrêteront pas avant que les agresseurs sexuels ne soient arrêtés.
Et je vous promets que notre gouvernement les appuiera sans relâche, afin de rendre nos rues et nos communautés plus sûres pour tous les Canadiens, jeunes ou vieux.
Merci.