L'honorable Keith Ashfield
Ministre des Pêches et des Océans
Ministre de la Porte de l'Atlantique
Le 9 avril 2013
Saint John (Nouveau-Brunswick)
Notes d'allocution :
Merci de la présentation, merci à la Chambre de commerce de Saint John de m'avoir gentiment invité et merci à vous tous d'être ici.
Je suis très heureux d'être avec vous pour partager ma vision de l'avenir de cette magnifique province.
Je sais que vous, dirigeants du monde des affaires et de la collectivité du Nouveau-Brunswick, partagez mon optimisme quant au potentiel considérable de la province.
La région de Saint John peut être fière de sa longue tradition : celle d'être une porte d'entrée vers le monde, pas seulement pour la province, mais aussi pour le pays.
Sa grande capacité de transport et d'expédition, sa main-d'œuvre qualifiée et son infrastructure industrielle font du Nouveau-Brunswick un élément essentiel de l'économie provinciale.
Sans compter que la région de Fundy a bien plus à offrir. Vous n'avez qu'à demander au quelque deux millions de passagers qui ont fait une croisière dans votre magnifique port. De Saint Andrews à Sussex, à Saint Martins et au sentier Fundy, le monde commence à découvrir ce que nous savons depuis toujours : le Nouveau-Brunswick est un endroit magnifique où il fait bon vivre et travailler.
D'ailleurs, en ce qui a trait à votre port, j'ai eu le plaisir, à titre de ministre de la Porte de l'Atlantique, de jouer un rôle dans la croissance fulgurante de votre port commercial. Lorsque je regarde la rue Water, vois vos nouveaux terminaux et constate que votre port est rempli de navires et de commerces, en tant que Néo-Brunswickois, je suis très fier.
Même si notre province doit surmonter de grands défis en ce moment, lorsqu'on se situe par rapport au reste du monde, nous avons de nombreuses raisons d'être reconnaissants.
Tandis que plusieurs alliés et partenaires commerciaux internationaux continuent d'éprouver des difficultés à cause de dettes étouffantes et de subir les effets du ralentissement économique, ici, au Canada, nous sommes devenus un modèle de stabilité.
Notre situation financière continue de faire l'envie des pays du G-7 et notre économie a connu une croissance pendant six trimestres d'affilée.
Donc, en tant que pays, nous avons de quoi être fiers.
J'aimerais prendre un moment aujourd'hui pour vous parler de la façon dont notre province du Nouveau-Brunswick s'inscrit dans le contexte plus large de croissance économique au Canada et de certaines occasions incroyables que nous pourrions saisir, à condition de travailler et de nous mobiliser.
Comme vous l'avez peut-être vu dans les médias, il a y une semaine jour pour jour, je participais à un événement important à la raffinerie d'Irving en compagnie du premier ministre Alward, des députés Weston, Moore et Williamson et de nombreux députés provinciaux pour souligner un jalon important dans le processus de mise sur pied d'un projet pancanadien visionnaire ici même à Saint John : l'oléoduc de TransCanada.
Si ce projet est lancé, la conduite de 4 400 km traversant le Canada de l'Ouest jusqu'à l'Est pourrait en effet devenir l'équivalent moderne de la voie ferrée qui a permis de construire et de relier notre nation peu après la confédération.
La semaine dernière, TransCanada a annoncé qu'elle entreprenait une étape importante dans le processus d'installation d'un oléoduc transportant du pétrole brut de l'Ouest à l'Est du Canada. Bien que ce ne soit pas encore confirmé, l'entreprise TransCanada a déterminé que le marché était suffisant pour qu'elle cherche à obtenir des engagements fermes, au moyen d'un appel de soumissions exécutoires, auprès des parties intéressées pour installer un oléoduc traversant le Canada de l'Ouest jusqu'à l'Est et peut-être ici, à Saint John.
Si l'entreprise va de l'avant, il s'agit d'une occasion de croissance économique importante pour cette province. En effet, ce sont là des nouvelles encourageantes pour les familles et les collectivités d'ici et d'ailleurs au Canada.
Il est prévu que la demande énergétique mondiale augmentera d'environ 36 % de 2010 à 2035, et je veux que le Canada, à partir de notre côte Est, soit en mesure de répondre à cette demande.
Notre gouvernement reconnaît depuis longtemps que le Canada atlantique se trouve dans une situation unique pour attirer une partie croissante du commerce mondial et du transport. C'est pourquoi le gouvernement fédéral a investi plus d'un quart de milliard de dollars dans les infrastructures de transport de la région. Cet investissement a été effectué dans le cadre de l'Initiative de la Porte de l'Atlantique, dont je suis fier d'être le ministre.
Notre région comporte un système de transport moderne, concurrentiel et intégré.
Notre situation géographique est un avantage concurrentiel de taille, car des ports comme celui de Saint John sont stratégiquement situés sur les routes maritimes les plus courtes en partance de l'Amérique du Nord vers l'Europe, l'Asie (en passant par le canal de Suez) et l'Amérique latine qui, à l'heure actuelle, compte certaines des économies affichant la croissance la plus forte dans le monde.
Comme mon chef de cabinet, et votre ancien président de port, me répète sans cesse, Saint John ne se trouve qu'à un mille marin de plus que si l'on partait de Santos, au Brésil, pour se rendre à New York, sans la congestion.
Des pays comme l'Inde, où l'écart entre l'offre et la demande d'énergie se creuse de plus en plus, se tournent vers la côte Est du Canada pour qu'elle leur fournisse cette énergie. Bonne nouvelle, Mesdames et Messieurs, nous pouvons le faire.
En tant que gouvernement, c'est notre rôle de créer un environnement commercial favorable à la croissance responsable de l'économie. Pour y arriver, nous prélevons peu d'impôts, veillons à ce que le système réglementaire en place soit simple et robuste et créons des liens avec les marchés de l'énergie croissants.
Au cours des dernières années, notre gouvernement a démontré un soutien rigoureux au développement responsable de nos ressources naturelles.
Nous voulons que les raffineries du Canada traitent beaucoup plus de pétrole canadien, qu'elles créent des emplois pour la population canadienne et qu'elles rendent notre pays moins dépendant du pétrole étranger, plus cher.
Il est intéressant de constater que, à cause de la capacité insuffisante des oléoducs, le pétrole canadien se vend beaucoup moins cher que celui des concurrents étrangers. Ce faible coût représente des pertes de quelque 50 millions de dollars par jour pour l'économie canadienne.
Une perte de cinquante 50 millions de dollars chaque jour pour l'économie canadienne se traduit par des pertes importantes en revenus fiscaux potentiels pour le gouvernement. Cela signifie que nous disposons de milliards de dollars en moins chaque année pour financer des programmes sociaux essentiels comme les soins de santé et l'éducation.
Nous travaillons fort, avec l'aide de nos homologues du gouvernement provincial, pour que le potentiel de croissance économique soit exploité.
Mesdames et Messieurs, nous savons qu'en période d'incertitude économique mondiale, comme celle que nous traversons depuis quelques années maintenant, la contribution la plus importante qu'un gouvernement peut faire est de trouver des moyens de stimuler la croissance, de bâtir la confiance et de maintenir une saine situation financière.
Au lendemain de la récession la plus grave d'une génération, il est essentiel de revenir à l'équilibre budgétaire. Nous prenons des mesures responsables maintenant pour que nous n'ayons pas à prendre des mesures plus strictes, comme d'autres pays l'ont fait pour éviter l'effondrement de leur système financier.
Toutes les familles canadiennes savent que, lorsque les dépenses sont supérieures aux revenus, c'est l'avenir de l'ensemble de la famille qui est en jeu.
Nous ne mettrons pas l'avenir de la famille canadienne en jeu en dépensant sans compter.
En fait, notre récent budget présenté par mon collègue l'honorable Jim Flaherty, le Plan d'action économique de 2013, prévoit la plus faible augmentation des dépenses discrétionnaires en près de vingt ans.
Malgré notre objectif d'atteindre l'équilibre budgétaire, nous n'augmenterons pas les impôts et ne mettrons pas un terme aux transferts importants pour les personnes âgées, les pensions, les enfants ou les familles.
De plus, nous ne réduirons pas les transferts aux autres ordres de gouvernement qui dépendent de cet argent pour financer les soins de santé, l'éducation, les services sociaux et d'autres services sur lesquels les Canadiens comptent.
Toutefois, nous continuerons d'investir là où ça compte, par exemple, dans les infrastructures.
À titre d'exemple, les municipalités nous ont demandé d'indexer le Fonds de la taxe sur l'essence. Cette indexation, combinée au remboursement additionnel de la TPS aux municipalités, signifie que nous pouvons investir 32 milliards de dollars sur dix ans dans le cadre du Fonds d'amélioration des collectivités. Ce fonds permettra aux municipalités de construire des routes, des installations récréatives et d'autres infrastructures communautaires et d'offrir du transport en commun.
Nous avons aussi réservé 14 milliards de dollars pour un nouveau Fonds Chantiers Canada afin de soutenir des projets économiques majeurs ayant une portée nationale, régionale ou locale; c'est le cas de l'investissement récent de notre gouvernement dans le pont du port de Saint John.
De plus, grâce au Plan d'action économique du Canada de 2013, nous avons versé 1,25 milliard de dollars pour financer des partenariats publics et privés au Nouveau-Brunswick et ailleurs au Canada.
Ce financement prévisible à long terme constitue le plus grand et le plus long investissement fédéral dans les infrastructures de l'histoire du Canada.
Je sais que l'équipe provinciale du premier ministre Alward reconnaît également les avantages de la proposition d'oléoduc qui, avec la force des infrastructures de transport provinciales, sont une combinaison puissante pour la croissance future.
Aujourd'hui, je vous demande donc de partager une vision avec moi, une vision où le Nouveau‑Brunswick et Saint John facilitent les activités d'une centrale, une vision où la Porte de l'Atlantique constitue un portail essentiel vers l'Amérique du Nord et le monde, avec toutes les entreprises dérivées auxiliaires des centres de fabrication et de distribution, avantages découlant du fait d'occuper un emplacement stratégique dans la chaîne d'approvisionnement.
En tant que ministre régional au sein du Cabinet fédéral, je crois, tout comme mes collègues travaillants, en l'occasion qui se pointe et nous veillerons à ce qu'elle se réalise pleinement. Je suis sincèrement convaincu que nous sommes à la veille de merveilleux progrès.
Ensemble, et avec votre aide, nous pouvons veiller à ce que notre grand potentiel se développe pleinement. J'attends avec impatience l'occasion qui s'en vient et je ne doute pas que vous partagez ma vision. Je vous remercie de l'attention que vous m'avez gentiment portée aujourd'hui et j'ai hâte de collaborer avec vous.