Notes d'allocution
L'honorable Christian Paradis, C.P., député
Ministre de l'Industrie
Hong Kong (Chine)
Le 15 avril 2013
La version prononcée fait foi
Je vous remercie de m'avoir invité à me joindre à vous aujourd'hui. Je remercie aussi le Conseil de développement commercial de Hong Kong d'avoir organisé cette rencontre.
Ce sont des événements comme celui-ci qui renforcent les liens déjà étroits entre le Canada et Hong Kong. Il y a environ un demi-million de personnes originaires de Hong Kong — immigrants ou enfants d'immigrants — qui vivent au Canada. Et c'est à Hong Kong qu'on trouve une des plus grandes communautés canadiennes à l'étranger : près de 300 000 Canadiens vivent ici.
Évidemment, l'étroite relation entre nos deux nations se constate aussi dans le monde des affaires. La Chambre de commerce du Canada à Hong Kong est la plus grande chambre de commerce du Canada outre-mer. Elle compte quelque 1200 membres.
Pour que le commerce et l'investissement entre nos deux nations continuent de se développer, notre gouvernement s'est efforcé de faire en sorte que le Canada soit un excellent endroit où faire des affaires. Nous avons créé un cadre économique sain, réduit la dette, harmonisé la réglementation, simplifié les formalités administratives. Et notre taux d'imposition général à l'égard des nouveaux investissements des entreprises est sensiblement plus bas que dans tout autre pays du G-7 — surtout les États-Unis.
Ces efforts portent leurs fruits. Le ratio de la dette nette au PIB du Canada reste de loin le plus bas du G-7. Notre excellente cote de crédit a été réaffirmée par toutes les grandes agences de cotation. Nos banques sont toujours les plus solides au monde. Et nous avons conservé une cote de crédit triple A.
Mais en tant que nation commerçante, nous avons besoin de partenaires également forts et déterminés afin d'assurer la croissance et la prospérité. Un emploi canadien sur cinq est lié aux exportations, et un emploi sur dix est lié aux investissements étrangers.
C'est la raison pour laquelle notre gouvernement a entrepris la stratégie commerciale la plus ambitieuse de notre histoire. Au cours des six dernières années, nous avons signé des accords de libre-échange avec neuf pays, ce qui représente plus de 100 millions de clients potentiels. Nous avons aussi conclu ou mis en œuvre des accords de promotion et de protection des investissements étrangers avec 11 autres pays.
Nous faisons en sorte que le Canada reste ouvert et attrayant pour les investisseurs. C'est dans cette optique que nous avons amélioré le processus canadien d'examen des investissements directs étrangers. Nous concentrons nos efforts sur les transactions les plus importantes. Nous avons annoncé que le seuil d'examen des investissements étrangers privés augmenterait à 1 milliard de dollars en fonction de la valeur d'affaire sur quatre ans. Et nous faisons preuve de transparence sur la façon dont le Canada évalue les investissements des sociétés d'État.
Bref, nous sommes une nation commerçante et nous sommes prêts à faire des affaires.
En ce qui concerne les technologies de l'information et des communications (TIC), le Canada a des atouts de calibre mondial dans les secteurs du matériel de télécommunication sans-fil, de la conception de logiciels de jeux et de l'analyse de valeur et de rentabilité. Nous sommes à l'avant-plan de l'innovation et un fournisseur clé de produits de TIC de classe mondiale.
C'est chez nous que se trouve l'entreprise BlackBerry, qui a mis au monde la plateforme mobile révolutionnaire BlackBerry 10. Il y a aussi Open Text, dont les recettes ont atteint plus de 1 milliard de dollars l'an dernier grâce à son logiciel de gestion de l'information pour grandes entreprises.
Le Canada compte le quart des entreprises nord-américaines dont la croissance est la plus rapide dans le domaine du sans-fil. Nous avons aussi une infrastructure des TIC du meilleur calibre, et six grappes régionales des TIC qui disposent d'un accès privilégié aux marchés américain et mondial.
Ces grappes sont soutenues par de solides incubateurs et accélérateurs d'entreprises qui donnent naissance à de nouvelles petites entreprises. À leur tour, ces petites entreprises génèrent des technologies de pointe et stimulent notre économie numérique.
Le secteur canadien des TIC crée l'avenir jour après jour en mettant au point des façons plus ingénieuses, plus productives et plus concurrentielles de travailler. C'est là la véritable force de notre économie — en fait, de notre pays — c'est-à-dire les gens.
Je crois que nous pouvons tous convenir que dans l'économie de demain, ce qui importera réellement est la matière grise. Ce sont les idées, l'innovation et l'ingéniosité qui mèneront à de nouvelles technologies, de nouveaux produits et de nouvelles façons de faire. Or, le Canada est bien placé, avec une main-d'œuvre hautement scolarisée et le plus haut pourcentage de personnes ayant fait des études collégiales ou universitaires parmi les pays de l'OCDE.
Nous sommes déterminés à faire fond sur les liens solides entre le Canada et Hong Kong. Et nous serons heureux d'agir en partenariat avec vous pour rehausser la prospérité de nos deux nations.
Je vous remercie.